Association pour la Recherche et l'Information en Astrologie NAturelle

Prèsentation Qui sommes nous ? Nous écrire S'inscrire à ARIANACours & SéminairesPlan du site Outils Calculez votre thème Thème du jour Outils Flash Ephémérides graphiques Communiquer Forums des articles Divers Annuaire de liens Statistiques du site Administration du site
Syndication










Rechercher


Carl-Gustav Jung et l’astrologie Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie & psychanalyse
Publié le : 17 juillet 2005
Carl-Gustav Jung et l’astrologie
Histoire d’un malentendu ?



"A cause de ce que l’on refoule vraiment en milieu "populaire", Jung m’a davantage impressionné. Lorsqu’on grandit dans la rue où les équilibres s’établissent à partir de critères objectifs, les critères "inconnus" ne relèvent pas du sexe, de la force, de la censure, du permis, mais du mystère, du sens des choses, de la signification métaphysique des pauvres et des riches. J’imagine qu’il y a là une explication possible (et jungienne) de l’impact des religions sur les démunis. Leur rêve n’est pas le septième ciel du plaisir ou de la supériorité, mais le paradis "d’être Soi". Pour saisir cet attrait il faut être aliéné, empêtré dans des contingences qui ne sont pas celles du sexe, le septième ciel étant (heureusement ?) plus accessible que la liberté de création et d’expression". Jean-Pierre Nicola.

Le philosophe d’Honolulu

Jean-Pierre Nicola, fondateur de l’astrologie conditionaliste, vient d’obtenir un Doctorat de Philosophie, mention Psychologie, à l’Université des Arts, Sciences et Sciences Humaines d’Honolulu, capitale des îles Hawaï. Le sujet de sa thèse était le suivant : "La globalité en psychologie analytique et astrologie conditionaliste", et le personnage central, Carl-Gustav Jung.

Voici comment Lee Gladden, son Directeur de thèse, évalue son travail : "M. Nicola est une des rares personnes qui, dans son domaine de recherche, allie une pratique longue et efficace à une profonde compréhension des liens entre sa discipline et d’autres secteurs de la pensée humaine. De plus, son approche créative lui a permis d’achever sa thèse de Doctorat de façon à révéler les enrichissements que les relations entre astrologie et psychologie peuvent s’apporter. En procédant ainsi, il suit une voie déjà empruntée par le grand psychologue analytique, Carl Jung, qui a souvent utilisé les horoscopes de naissance comme outils fructueux pour l’évaluation des problèmes et des potentiels de ses patients. Ainsi que d’autres chercheurs dans d’autres départements des sciences humaines l’ont fait récemment, M. Nicola a contribué d’une manière significative à démontrer que les vieux aperçus assimilés jusqu’ici à des méthodologies pré-scientifiques peuvent enrichir et approfondir notre compréhension des problèmes humains. Comme la médecine populaire et l’ethnobotanique ont accru l’efficacité des thérapies modernes, l’approche très originale de M. Nicola promet d’augmenter l’efficacité en matière de conseil et d’orientation des hommes et des femmes d’aujourd’hui".

Arthur O. Yamada, docteur en philosophie et président de l’université d’Honolulu, ne tarit pas d’éloges sur le travail effectué par Jean-Pierre Nicola : "Je vous adresse mes félicitations personnelles pour l’obtention de votre Doctorat de Philosophie, mention Psychologie, à l’Université des Arts, Sciences et Sciences Humaines d’Honolulu. Depuis votre inscription jusqu’à l’obtention de votre diplôme, j’ai admiré l’excellence de votre étude, le sérieux et la diligence que vous avez montrés dans votre profession. Il est clair que votre éthique professionnelle, votre intégrité personnelle ainsi que votre compétence professionnelle vous ont permis d’apporter une contribution positive à vos confrères. Docteur Nicola, veuillez accepter mes sincères éloges pour cette étape importante de votre vie. Je vous souhaite tout le meilleur possible pour votre avenir".

Vous êtes sans doute très nombreux à être surpris qu’un astrologue conditionaliste devienne docteur en philosophie sur une lointaine île (21°19 de latitude Sud, 157°52 de longitude Ouest) de la Polynésie en consacrant une thèse aux relations et correspondances entre l’œuvre de Jung et l’astrologie. Il est vrai qu’une légende tenace a cours dans les milieux astrologiques : les conditionalistes seraient d’affreux rationalistes ennemis du symbolisme, matière dont Jung est un incontestable spécialiste.

J’ai déjà essayé de tordre le cou à cette rumeur infondée dans un article, Signaux et Symboles, paru dans une précédente Lettre des astrologues. Je ne suis pas sûr d’y être parvenu, tant les préjugés négatifs vis-à-vis du conditionalisme sont profondément ancrés chez les astro-symbolistes. Il suffit pourtant de lire les publications conditionalistes pour se rendre compte que les mentions à l’œuvre de Jung y sont abondantes, et ce dès la parution de La Condition solaire en 1964. Mais peut-être cette rumeur n’est-elle qu’un malentendu, tout comme il pourrait aussi y avoir un malentendu entre Jung et l’astrologie ?

Psychanalyse et astrologie

On sait que Freud et Jung s’opposaient sur énormément de sujets, à tel point que Jung, pour se démarquer radicalement de la psychanalyse freudienne, a préféré utiliser le terme de "psychologie analytique" pour décrire sa propre démarche. Freud et Jung n’étaient pas d’accord non plus sur le statut à accorder à l’astrologie et aux astrologues.

Pour Freud, "Il s’agit de personnes insignifiantes ou même de minus habentes exerçant quelque vague profession : cartomanciens, chiromanciens, graphologues, qui se livrent à des calculs astrologiques et qui prédisent ainsi l’avenir à leurs clients" (Nouvelles conférences sur la psychanalyse, S. Freud, Gallimard 1971). Ce jugement lapidaire et méprisant de Freud sur l’astrologie n’a pas empêché la naissance d’un courant astro-freudien. Est-ce du masochisme ?

La position de Jung est aux antipodes de celle de Freud. Il tenait l’astrologie en haute estime : "Si des gens dont l’instruction laisse à désirer ont cru pouvoir, jusqu’à ces derniers temps, se moquer de l’astrologie, la considérant comme une pseudo-science liquidée depuis longtemps, cette astrologie, remontant des profondeurs de l’âme populaire, se présente de nouveau aujourd’hui aux portes de nos universités qu’elle a quittées depuis trois siècles".

Dans un entretien du 26 mai 1954 avec André Barbault et Jean Carteret, Jung précisait son point de vue sur l’astrologie : "Il y a eu beaucoup de cas d’analogies frappantes entre la constellation astrologique et l’événement psychologique ou l’horoscope et la disposition caractérologique. Il y a même la possibilité d’une certaine prédiction quant à l’effet psychique d’un transit par exemple. On peut attendre avec un degré assez haut de probabilité qu’une certaine situation psychologique bien définie soit accompagnée par une configuration astrologique analogue".

Signaux et symboles jungiens

Selon Jung, qui admettait qu’il n’avait pas une connaissance approfondie de ce savoir, "L’astrologie consiste en configurations symboliques comme l’inconscient collectif dont la psychologie s’occupe : les "planètes" sont les dieux, symboles des puissances de l’inconscient (en première ligne et au-delà)". On retrouve bien là le symboliste. Mais tout en se passionnant pour le symbolisme astrologique, Jung n’était pas indifférent aux réalités astrophysiques qui le sous-tend : dans Mysterium Conjunctionis, il écrivait que "La microphysique s’avance à tâtons dans l’inconnu de la matière comme la psychologie des profondeurs dans l’inconnu de la psyché. Ces deux voies d’exploration aboutissent à des découvertes qui ne se laissent illustrer que par des antinomies et développent des idées qui présentent à bien des égards des analogies remarquables. Si ce développement devait s’accentuer encore à l’avenir, on en arriverait à l’hypothèse que ces deux voies d’exploration de la réalité ont un seul et même objet."

Pour Jung comme pour les conditionalistes donc, signaux et symboles sont intimement liés, les seconds procédant des premiers, et la vérité de l’astrologie est à rechercher tout autant dans son symbolisme que dans les structures de la matière : "Si j’ose me prononcer sur un domaine que je ne connais que très superficiellement, je dirai que l’astrologue ne considère pas toujours ses indications comme de pures possibilités. L’interprétation est quelquefois trop littéraire et trop peu symbolique, aussi trop personnelle. Le zodiaque et les planètes ne sont pas des traits personnels, mais plutôt des données impersonnelles et objectives". Vous avez bien lu : "Le zodiaque et les planètes ne sont pas des traits personnels, mais plutôt des données impersonnelles et objectives". Les conditionalistes ne disent pas autre chose que ce que disait Jung. Il était donc inévitable que se créent de fortes relations entre la psychologie analytique de Jung et l’astrologie conditionaliste.

Jung et l’astro-symbolisme

Si Jung s’est très tôt intéressé à l’astrologie, les astrologues le lui ont bien rendu : dès la première moitié du XXe siècle, ils ont tenté de jeter des ponts entre la psychologie analytique et l’astrologie traditionnelle. L’initiative est venue des U.S.A., moins sensibles que les européens aux clivages entre les sciences humaines, et c’est à un émigré français dans ce pays, Daniel Chenevière (alias Dane Rudhyar) qu’il revient d’avoir tenté la première synthèse entre ces deux disciplines en essayant d’enrichir le vocabulaire astrologique avec certains apports théoriques de Jung (attribution des fonctions psychiques Sensation, Sentiment, Pensée et Intuition aux quadrants de la sphère locale, adoption de notions telles que l’Inconscient collectif, les Archétypes, etc.).

Depuis, de nombreux courants et écoles astro-symbolistes ou astro-spiritualistes ont eux aussi adopté certains éléments de la pensée jungienne qu’ils ont, comme les Humanistes, amalgamés aux théories de l’astrologie classique (zodiaque élémental, maîtrises planétaires, etc.). A l’inverse, les psys jungiens se sont généralement bien gardés, à quelques rares exceptions près, de s’ouvrir à l’astrologie comme l’avait fait leur mentor, sans doute dans un souci de respectabilité "scientifique".

Quel bilan peut-on actuellement tirer de plus d’un demi-siècle de fusion entre l’astro-symbolisme et la psychologie analytique ? Un bilan plus que mitigé. La plupart des astrologues qui se réfèrent à Jung semble n’avoir retenu de son œuvre que l’aspect le plus irrationnel : "Si l’astro-freudisme est excessivement réducteur, estime Jean-Pierre Nicola, l’astro-jungisme plane dans une métaphysique injuste envers les planètes qu’elle prend pour tremplin. Jung ne fut pas seulement médium, occultiste, ésotériste... Il fut également homme de science et de bon sens, considérant la "raison" comme un aspect nouveau de l’aventure humaine".

On peut se demander ce que Jung penserait aujourd’hui de l’astro-jungisme. Son jugement serait probablement assez dur, et ceci pour trois raisons majeures.

La première raison, c’est que son œuvre forme un tout, une structure extrêmement cohérente, une vision du monde organisée visant entre autre à jeter des ponts entre le rationnel et l’irrationnel, le profane et le sacré, la nature et la culture, les signaux et les symboles. Or l’astro-jungisme s’est en général contenté de prendre dans les théories de Jung ce qui confortait ses préjugés symbolistes et spiritualistes, oubliant volontairement ou non toute la partie rationnelle et physicienne de son œuvre.

La deuxième raison, c’est que l’astro-jungisme baigne presque systématiquement dans des amalgames religieux syncrétistes pseudo-mystiques et pseudo-ésotéristes que Jung a toujours dénoncés : "On ne recule devant rien, devant aucune absurdité, pour échapper à son âme, écrivait-il dans L’Ame et la vie. On pratique le Yoga hindou de toutes les observances, on se soumet à des régimes alimentaires, on apprend la théosophie par cœur, on rabâche les textes mystiques de toute la littérature mondiale..., tout cela parce que dans son for intérieur on ne s’en sort pas, et que toute croyance qu’il puisse provenir quelque chose d’utilisable dans sa propre âme fait défaut. Ainsi, petit à petit, l’âme est devenue ce Nazareth dont rien de bon ne peut provenir, et c’est pourquoi on recherche son bien aux quatre coins du monde : plus la provenance en est lointaine, plus cela est extravagant, mieux cela vaut".

La troisième raison, enfin : Jung estimerait probablement que l’astro-jungisme fait une utilisation unilatérale et donc abusive de son concept de Synchronicité pour justifier les influences astrologiques. Lorsqu’André Barbault lui demande si les effets zodiaco-planétaires relèvent de la synchronicité, il répond certes qu’il lui semble "qu’il s’agit surtout de ce parallélisme ou de cette sympathie que j’appelle la synchronicité, rapport acausal exprimant des relations qui ne se laissent pas formuler par la causalité (...) La synchronicité nie la causalité dans l’analogie des événements terrestres" avec les Signes et planètes, mais il ajoute ensuite que "Tout de même, le cas de l’astrologie n’est pas absolument simple. Il y a cette déviation des protons solaires à cause des conjonctions, oppositions et aspects carrés d’un côté et les triangulaires et sextiles de l’autre, et ses influences sur la radio et sur beaucoup d’autres choses (...) En tout cas, la position de l’astrologie parmi les méthodes intuitives est unique et particulière et il y a raison de se douter d’une théorie causale d’un côté et de la validité exclusive de l’hypothèse synchronistique de l’autre côté".

En fait, en matière d’influence astrologique, Jung avouait surtout sa perplexité. L’homme rationnel en lui ne pouvait mettre de côté le principe de causalité (ses références à la physique sont claires, et il comptait parmi ses amis certains des plus grands physiciens de son époque), tandis que sa part irrationnelle penchait du côté de la synchronicité et que sa quête de l’union des contraires lui interdisait tout choix exclusif et manichéen. Il n’aurait donc certainement pas été d’accord avec l’astro-jungien Dane Rudhyar qui affirmait, dans L’Astrologie de la transformation, que l’astrologue "ne voit qu’un symbole. Le thème natal est seulement un symbole", et que "l’étude scientifique de la connexité observable entre les phénomènes célestes et les changements plus ou moins caractérisés dans la vie de groupes ou d’individus n’est pas du ressort" de l’astrologie.

Par contre, Jung l’unificateur de contraires aurait probablement agréé cette définition de l’éthique conditionaliste par Jean-Pierre Nicola : "Ni collectiviste, ni individualiste, notre éthique (...) place la dynamique du vivant et du réel au centre des choses, (et) ne se laisse diviser ni par les borgnes de l’œil droit, ni par les borgnes de l’œil gauche. Le tranchant du regard passe par les deux yeux".

La pensée de Jung et l’esprit conditionaliste

Comme je l’ai déjà mentionné, les références à la pensée jungienne sont nombreuses et régulières dans les publications conditionalistes. Pour différentes qu’elles soient, les visions du monde jungienne et conditionaliste ont néanmoins plusieurs points communs : dans les deux cas, il s’agit d’une approche théorique du réel extrêmement structurée, systématique, globalisante, non-manichéenne. Il existe donc entre ces deux univers conceptuels de multiples passerelles, correspondances, points de rencontre.

"Mes prédilections, écrit Jean-Pierre Nicola, allaient vers Jung plutôt que Freud, pour des raisons d’affinité et parce que Jung se prête davantage à des corrélations systématiques ". C’est ainsi que le conditionalisme a établi une corrélation entre le zodiaque réflexologique et les fonctions psychiques jungiennes. Le tableau ci-dessous vous donne les correspondances. Evidemment, comme le souligne Nicola, "Il ne faut pas identifier les deux systèmes. Le mécanisme nerveux sous-tend plusieurs manifestations psychologiques ou intellectives, il concerne l’être dans sa totalité et touche toutes les fonctions". Cela d’autant plus que, vus d’un point de vue strictement astrologique, il paraît évident que les types jungiens amalgament les significations zodiacales et planétaires.

L’astrologie conditionaliste ne s’est pas limitée à établir des corrélations avec la typologie jungienne. Sur le plan de l’interprétation, elle s’est également inspirée des théories de Jung qui distinguait dans l’organisation d’une personnalité les fonctions psychiques dominantes et (plus ou moins) conscientes (planètes et Signes dominants) des fonctions psychiques non-dominantes et (plus ou moins) inconscientes (planètes et Signes non-dominants), ce qui a débouché sur un modèle d’interprétation des Thèmes au nom très jungien : "Le Héros et son Ombre". "On aboutit à l’interprétation globale par le canevas du Héros et son Ombre. Le Héros traite les fonctions dominantes (adaptées) les faiblesses du Héros des dissonances entre dominantes et sur les dominantes. L’Ombre traite les fonctions non-dominantes (inadaptées ou moins adaptées) et les forces de l’Ombre des aspects harmoniques entre non-dominantes ou sur les non-dominantes. Le fond de l’Ombre renvoie aux dissonances en fin de hiérarchisation et les remontées de l’Ombre aux configurations harmoniques des non-dominantes sur les dominantes". (J.P. Nicola).

Tout en étant admiratifs et respectueux de l’œuvre de Jung, les conditionalistes ne versent pas pour autant dans l’astro-jungisme béat. Personnellement je trouve que Jung pêche trop souvent par excès de subjectivisme spiritualiste. Nicola partage mon opinion : "De temps à autre, je relis Jung (...) Il pensait à tout... presque. Je fatigue à cause de son excès de "Sujet". J’ai compris, en le lisant, que si le rationalisme pèche par une science sans âme, une âme sans science ne vaut guère mieux. La contradiction jungienne vient de ce qu’il prône une vision globale du Soi... en privilégiant le Sujet. Le S.O.R.I. qui, lui, privilégie l’Intégration (ni Sujet, ni Objet, ni Relation, mais un ensemble qui n’est aucun des trois), répond à ce problème".

Globalité, homogénéité et cohérence

Comme vous pouvez maintenant vous en rendre compte, il n’est absolument pas étonnant qu’un conditionaliste soit devenu docteur en philosophie en écrivant une thèse concernant l’œuvre de Jung. Le courant ne pouvait que passer entre deux visions du monde qui sont globales, homogènes et cohérentes. SUITE

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



Imprimer cet article
Rechercher sur le site :

Répondre à cet article
Messages de forum :
Carl-Gustav Jung et l’astrologie
jeudi 5 juillet 2007
par Christophe

Bonjour a tous

L’article sur la thèse de Nicola concernant Jung et l’astro me rappelle le passage d’un livre de M.L von Frantz* :

"La difficulté qu’il y a à saisir scientifiquement ces phénomènes de synchronicité tient à leur apparition irrégulière et, par suite, imprévisible. Ils se soustraient à notre méthode habituelle de statistique, à nos calculs de fréquence et probabilité. Jung dut lui-même en faire l’expérience lorsqu’il décida de tracer enfin un tableau de ces phénomènes observés par lui depuis longtemps.Pour rendre la démonstration plus claire, il chercha la manière dont on pouvait saisir statistiquement un phénomène bien connu de constellations archétypique en relation avec des évenements de même sens, pouvant être constatés concrètement. Son choix se porta sur la vielle tradition astrologique des constellations de mariage, faites des conjonctions soleil-lune et vénus-mars.

Cette tradition reflète en effet sous une forme projetée la croyance que le mariage est lié à une constellation archétypique à l’arriere plan psychique (projeté en l’occurence dans le ciel). Le mariage réalisé entre deux individus est un fait irrécusable. Le résultat du premier relevé statistique se révéla significatif à un point incroyable.

Toutefois, les conclusions laissèrent à Jung un certain sentiment de malaise et un aprés-midi, alors qu’il était assis devant sa tour à Bollingen, il vit qu’un jeu d’ombre et de lumière faisait apparaitre avec insistance sur une pierre du mur un visage au sourire moqueur qui le regardait. Plus tard il dégagea au ciseau et au marteau ce visage de la pierre et il le fixa comme l’image du Mercure ’Trickster*’. Une question lui traversa l’esprit : Est-ce que Mercure, l’esprit de la nature, lui aurait finalement joué un tour ?

Revenu de sa griserie et rendu sceptique, il répéta l’expérience avec un second faisceau d’horoscopes, et cette fois le résultat fut beaucoup moins convaincant. Ainsi le premier bilan avait été vraisemblablement, lui aussi, un hasard significatif, c’est à dire un phénomène de synchronicité ! L’archétype de la conjonction ou du mariage ( en l’occurence, celui de la psyché et de la matière) etait dans l’âme de Jung dans un excited state. L’expérience avait suscité en lui un extraordinaire intérêt émotionnel et le trickster lui avait en conséquence servi un résultat statistique qui s’était révélé positif à un degré surnaturel. La réalité du phénomène synchronistique était ainsi devenue une nouvelle fois manifeste, mais il etait évident que sa ’démonstration’ statistique était totalement remise en question."

Méfions nous des contrefaçons synchronistiques et des excès interprétatifs.

a+

* Marie Louise von Frantz : C.G. Jung - Son mythe en notre temps ed Buchet/Chastel

*Trickster ( personnage classique de la mythologie indienne, approximativement : "Le joueur de tours".




Répondre à ce message

    Carl-Gustav Jung et l’astrologie
    jeudi 5 juillet 2007
    par Richard

    Salut Christophe,

    C’est bien vrai, mais ce genre d’expérimentation basée sur des synastries Soleil-Lune et Vénus-Mars est ÉVIDEMMENT complètement con quand on connaît un peu l’astrologie. Ce qui fonctionne dans ce genre d’expérimentation, c’est la comparaison des hiérarchies zodiaco-planétaires respectives à la lueur des conditionnements sociaux. Malheureusement, Jung est mort au moment où l’astrologie conditionaliste naissait… Hic et nunc.

    A+


    Répondre à ce message

      Carl-Gustav Jung et l’astrologie
      jeudi 5 juillet 2007
      par Etienne

      Richard,

      Veux-tu dire que Jung ne connaissait rien à l’astrologie ?


      Répondre à ce message

        Carl-Gustav Jung et l’astrologie
        jeudi 5 juillet 2007
        par Richard
        Je connais bien l’œuvre de Jung et je sais donc qu’en matière d’astrologie, il n’y connaissait pas grand chose...

        Répondre à ce message

          Carl-Gustav Jung et l’astrologie
          jeudi 5 juillet 2007
          par Etienne
          Peux-tu donner des sources où Jung montre son ignorance astrologique ?

          Répondre à ce message

            Carl-Gustav Jung et l’astrologie
            jeudi 5 juillet 2007
            par Richard

            Salut Etienne,

            Le texte de M.L. von Franz cité par Christophe suffit à lui seul pour juger des connaissances très rudimentaires qu’avait Jung en astrologie. La lecture de la thèse de J.P. Nicola t’en apprendra plus long, et aussi celle du dernier numéro du Fil d’ARIANA qui contient un article sur ce sujet. Tape aussi "Jung" sur le moteur de recherche du site, et tu auras aussi des informations.

            D’une manière plus générale, il est frappant de constater que si Jung s’est intéressé à tout ce qu’il est convenu d’appeller "l’ésotérisme", et qu’il a consacré à ce type de savoir nombre d’études approfondies, et même des ouvrages entiers sur certains de ces domaines, ses approches de l’astrologie sont restées pointillistes, fragmentaires. Ce qui paraît évident, c’est qu’il n’a rencontré que des astro-symbolistes traditionnalistes qui ne l’ont guère convaincu, ce qui peut se comprendre. En témoigne l’entretien qu’il a accordé à André Barbault et Jean Carteret peu de temps avant sa mort, et dont voici le texte intégral :

            "C.J. JUNG ET L’ASTROLOGIE

            - Maître, quels rapports voyez-vous entre l’astrologie et la psychologie ?

            - Il y a eu beaucoup de cas d’analogies frappantes entre la constellation astrologique et l’événement psychologique ou l’horoscope et la disposition caractérologique. Il y a même la possibilité d’une certaine prédiction quant à l’effet psychique d’un transit par exemple.

            On peut attendre avec un degré assez haut de probabilité qu’une certaine situation psychologique bien définie soit accompagnée par une configuration astrologique analogue. L’astrologie consiste en configurations symboliques comme l’inconscient collectif dont la psychologie s’occupe : les "planètes" sont les dieux, symboles des puissances de l’inconscient (en première ligne et au-delà).

            - Sur quel mode, physique, causal, synchrone... pensez-vous que ces rapports peuvent s’établir ?

            - Il me semble qu’il s’agit surtout de ce parallélisme ou de cette sympathie que j’appelle la Synchronicité, rapport acausal exprimant des relations qui ne se laissent pas formuler par la causalité, comme par exemple la précognition, la prémonition, la psychokinésis (PK) et aussi ce qu’on appelle la télépathie. En tant que la causalité est une vérité statistique, il y a des exceptions de nature acausale qui touchent à la catégorie des événements synchronistiques (pas "synchroniques"). Ils ont affaire avec le "temps qualifié".

            - Quelle attitude avez-vous devant les positions des astrologues qui admettent l’existence d’un terrain psychologique dès la naissance et les psychanalystes qui expliquent l’étiologie des névroses à partir des premières expériences de la vie ?

            - Les premières expériences de la vie doivent leur effet spécifique (pathogène) d’un côté aux influences du milieu et de l’autre côté à la prédisposition psychique, c’est-à-dire à l’hérédité qui semble s’exprimer d’une façon reconnaissable dans l’horoscope. Ce dernier semble correspondre à un certain moment de l’entretien mutuel des dieux, cela veut dire des archétypes psychiques.

            - L’astrologie introduit dans ses principes la notion d’un temps qualitatif dans l’univers ; reconnaissez-vous son rôle dans la psyché individuelle (problème des cycles et transits) ?

            - C’est une notion dont je me suis servi auparavant, mais je l’ai remplacée par l’idée de la synchronicité qui est analogue à la sympathie ou la correspondentia, ou l’harmonie préétablie de Leibniz. Le temps ne consiste en rien. C’est seulement un modus cogitandi dont on se sert pour exprimer le flux des choses et des événements, comme l’espace n’est rien qu’une façon de caractériser l’existence d’un corps.

            Quand rien ne se passe en temps et quand il n’y a pas un corps dans l’espace, il n’y a ni temps ni espace. Le temps est toujours et exclusivement "qualifié" par les événements comme l’espace par l’extension des corps. Mais cela est une tautologie et ne veut rien dire tandis que la synchronicité (pas le "synchronisme") exprime le parallélisme et l’analogie des événements en termes de causa et d’affectus. Mais en tant que le temps qualitatif n’est rien que le flux des choses et en dehors de cela aussi "rien" que l’espace, cette hypothèse n’établit que la tautologie : le flux des choses et des événements et la cause du flux des choses, etc. La synchronicité nie la causalité dans l’analogie des événements terrestres avec les constellations (sauf la déviation des protons solaires et leur effet possible sur les événements terrestres) et particulièrement dans les cas de perceptions non sensorielles (E.S.P.), en particulier la précognition, puisqu’on ne peut pas s’imaginer qu’on puisse observer l’effet d’une cause non existante ou pas encore existante.

            Ce qu’on peut établir en astrologie, c’est l’analogie des événements, mais pas du tout d’une série comme l’effet ou la cause de l’autre (par exemple la même constel-lation signifie une fois une catastrophe et dans le même cas une autre fois un rhume...). Tout de même, le cas de l’astrologie n’est pas absolument simple. Il y a cette déviation des protons solaires à cause des conjonctions, oppositions et as-pects carrés d’un côté et les triangulaires et sextiles de l’autre, et ses influences sur la radio et sur beaucoup d’autres choses. Je ne suis pas compétent pour juger quelle importance doit être attribuée à cette possibilité.

            En tout cas, la position de l’astrologie parmi les méthodes intuitives est unique et particulière et il y a raison de se douter d’une théorie causale d’un côté et de la validité exclusive de l’hypothèse synchronistique de l’autre côté.

            - Avez-vous constaté au cours de traitements analytiques des phases de résistance et de dénouement en rapport avec des transits dans le thème du patient ?

            - J’ai observé beaucoup de cas où une phase psychologique bien définie ou un événement analogue a été accompagné par un transit (surtout les affections de Saturne et d’Uranus).

            - Quelles critiques majeures faites-vous aux astrologues ?

            - Si j’ose me prononcer sur un domaine que je ne connais que très superficiellement, je dirai que l’astrologue ne considère pas toujours ses indications comme de pures possibilités. L’interprétation est quelquefois trop littéraire et trop peu symbolique, aussi trop personnelle. Le zodiaque et les planètes ne sont pas des traits personnels, mais plutôt des données impersonnelles et objectives. Aussi l’interprétation des Maisons devrait considérer plusieurs "couches de signification".

            - Dans quelle voie estimez-vous souhaitable l’orientation de la pensée astrologique ?

            - Il est évident que l’astrologie peut offrir beaucoup à la psychologie, mais ce que cette dernière peut contribuer à sa soeur aînée est moins évident. En tant que je peux en juger, il me semble qu’il serait avantageux pour l’astrologie qu’elle se rende compte de l’existence de la psychologie, surtout celle de la personnalité et de l’inconscient. Je suis presque sûr qu’on puisse en apprendre quelque chose de sa méthode d’interprétation symbolique. Il s’agit là de l’interprétation des archétypes (les dieux) et de leurs relations mutuelles, commune aux deux arts. C’est la psychologie de l’inconscient qui s’occupe particulièrement du symbolisme archétypique".

            Interview du 26 mai 1954 de André Barbault et Jean Carteret


            Répondre à ce message

              Carl-Gustav Jung et l’astrologie
              jeudi 5 juillet 2007
              par Etienne

              Richard,

              Eh bien cela montre que Jung avait une connaissance clinique de l’astrologie. Son approche plus symbolique que rationnelle est évidemment loin de l’approche conditionaliste, quoique que.... Sa pensée brassait plus large que l’astrologie, d’où sa connaissance honnêtement ’superficielle’. Je trouve qu’il y a beaucoup plus con que Jung dans le genre, non !

              Jung pensait aussi, sans doute très superficiellement, que l’astrologie pouvait se fonder également sur des causalités (cf. "Synchronicité et Paracelsia")

              Maintenant je crois que ni Jung ni les conditionalsites, quelques soient leurs méthodes, leurs techniques n’ont jamais rien prouvé quant au fait astrologique. Des hypothèses causalistes, symbolistes, synchronistiques, mais rien de démontré. Je pense que l’erreur, l’approximation, la recherche honnête n’ont rien à voir avec la connerie.

              Ou alors tous les astrologues sont cons, a moins que les conditionalistes soient plus intelligents que leurs prédécesseurs.

              Etienne


              Répondre à ce message

                Carl-Gustav Jung et l’astrologie
                jeudi 5 juillet 2007
                par Lo

                Bonjour Richard,

                Si J’ai bien compris les textes du site , Jung est proche de l’astro conditionnaliste.

                Mais à sa mort (61), J.P. Nicola n avait pas écrit encore "la condition solaire"(64) Je me demande quel type d’astro pratiquait Jung pour son travail avec ses patients ?

                Et toujours un bravo pour le site qui devient vraiment super et trés pédagogique.

                Merci d ’avance pour ta réponse

                A+

                LO


                Répondre à ce message

                  Carl-Gustav Jung et l’astrologie
                  jeudi 5 juillet 2007
                  par Richard

                  Salut Laurence,

                  Non, Jung n’était pas proche de l’astrologie conditionaliste, puisqu’il est mort (en 1961) avant que celle-ci n’apparaisse dans les neurones de Nicola (en 1961-62) puis ne fasse l’objet d’une première publication (en 1964).

                  Donc c’est plutôt l’inverse : c’est la pensée conditionaliste qui par certains côtés a des affinités avec celle de Jung (globalité, union des contraires) et par d’autres n’en a pas (excès de référentiel "Sujet" et de spiritualisme chez Jung, alors que le conditionalisme se situe dans le référentiel "Relation" et est agnostique).

                  D’après ses écrits, le genre d’astrologues qu’il fréquentait étaient du type astrosymboliste, genre André Barbault. Il est évident, quand on le lit, qu’il pratiquait (à l’époque, il était difficile de faire autrement) une astrologie très ringarde, très "traditionnelle". Il est tout aussi évident que l’astrologie telle qu’il l’a connue l’a plutôt déçu, sans qu’il la renie pour autant. Il est très probable que l’approche conditionaliste l’aurait intéressé puisque tout ce qu’il reproche dans ses écrits aux astrologues qu’il a rencontrés, il ne pourrait pas nous le reprocher. Ses centres d’intérêt allaient de l’ésotérisme à la physique quantique (voir son amitié et sa correspondance avec Pauli) : il brassait large dans tous les domaines du savoir, et sans préjugés… comme les conditionalistes.

                  Ceci dit, Jung n’était pas conditionaliste (voir les dates) et les conditionalistes ne sont pas jungiens (voir les critiques à son… "Sujet"), même si la lecture de Jung a été très formatrice pour Nicola.

                  Mais pas question de faire parler les morts... sinon en évoquant ce qu’ils ont dit ou écrit de leur vivant.

                  A part ça, pour le fun, les B.D. d’Yves Ouatou continuent d’être publiées sur le site et COLORISÉES siouplait... A+


                  Répondre à ce message

                    Naissance du conditionalisme
                    jeudi 5 juillet 2007
                    par Richard

                    Salut,

                    Précisions après nouvelles recherches dans mes archives :

                    L’apparition de l’astrologie conditionaliste date de :

                    1959 - 1960 - Rédaction d’un Cours par correspondance qui expose la première version du système R.E.T. (Représentation - Existence - Transcendance) et la nouvelle méthode d’interprétation qui en découle.

                    1961 - Cahiers Astrologiques n° 90 : Pour une conception moderne de l’Astrologie et des Types Zodiacaux. Formulation du zodiaque des Signes à partir de la typologie de Pavlov. N° 95 : Induction positive, induction négative ou la querelle des Zodiaques. Explicative de la particularité des Signes "Fixes".

                    1962 - Cahiers n° 97 et 98 : Du temps astronomique au temps humain. Principes temporels de l’astrologie conditionaliste : "Le plan réel de coïncidence avec le Cosmos est celui du temps. L’horoscope image de l’horlogerie cosmique ne s’adresse qu’à l’horlogerie psycho-nerveuse." Dans le n° 97 : Fondements réflexologiques des aspects. (2ème parution dans l’Astrologue n°2 (Editions Traditionnelles, en avril 1968). Nombre et qualité des aspects justifiés par les puissances inverses de 2 (harmoniques du cycle unitaire) et le rôle du rapport 1/2 dans la théorie des transmissions nerveuses du Dr Lapicque (chronaxies). Dans la 2e parution (l’Astrologue) : continuité (aspects consonants) et discontinuité (aspects dissonants) dans le développement d’un cycle. Explicative de la particularité de l’aspect de conjonction et détermination de l’étendue des orbes (marges d’effets) par ces mêmes puissances de 2. N°101 : Harmonie du monde. Premières recherches sur les données astrométriques des planètes. Ici, les intervalles des demi-grands axes, traités géométriquement, se placent sur un cercle de rayon 6,66 (rayon moyen, 3 % d’incertitude).

                    1963 - Cahiers n° 105 : Les Transits. Application de la dimension temporelle de l’astrologie ou théorie des transits sous les 3 aspects du Temps : Moment, succession (chronologie), la simultanéité. Figures singulières obtenues par les cycles des planètes lentes. Développement temporel d’un thème (scénarios rythmiques) à partir des aspects à la naissance. Définition des effets des dissonances (surtension, frustration, choc des contraires).

                    1964 - Cahiers n° 108 : Harmonie du monde (suite et fin de l’article du n° 101 et publication des fondements réflexologiques du système R.E.T). Les nouvelles définitions des planètes permettent de passer de l’astrologie symboliste à l’astrologie expérimentale (contrôle possible des formules planétaires et zodiacales). Décembre : Les fondements de l’Astrologie conditionaliste, définis dans les articles et le Cours sont exposés dans LA CONDITION SOLAIRE (décembre 1964, éditions Traditionnelles, Paris).

                    A+


                    Répondre à ce message

                      Naissance du conditionalisme
                      jeudi 5 juillet 2007
                      par Lo

                      Bonsoir Richard,

                      Et merci pour le petit historique de l apparition de l astrologie conditionaliste,

                      Je lis que dans le paragraphe de 1961 tu parles de la définition des particularités des signes "fixes", j avais déjà lu ce mot sur l’article consacré aux signes et qu ils y en avaient des fixes, mutables et cardinaux je crois, je ne sais pas ce que cela veut dire.

                      Peux tu éclairer ma lanterne ?

                      Sinon vive Yves Ouatou il me fait bien rigoler !!

                      Merci de ta réponse

                      A+


                      Répondre à ce message

                        Phase paradoxale
                        jeudi 5 juillet 2007
                        par Richard

                        Salut Laurence,

                        Tu es rafraîchissante : tu ne connais même pas les catégories de l’astrologie traditionnelle (ce n’est pas une critique !).

                        En astro traditionnelle, les Signes sont classés (entre autre) en "Cardinaux" (Bélier-Cancer-Balance-Capricorne) quand ils débutent une saison, en "Mutables" (Gémeaux-Vierge-Sagittaire-Poissons) quand ils la terminent et de "Fixes" (Taureau-Lion-Scorpion-Verseau) quand ils sont entre les deux, donc en milieu de saison. Par un intéressant effet de paradoxe, c’est la seule catégorisation zodiacale "traditionnelle" qui renvoie à du réel (mis à part, bien sûr, la catégorisation en Signes "masculins" et "féminins" que les conditionalistes, qui sont anti-sexistes, ont requalifiés en "Force d’excitation" et "Force d’inhibition").

                        A+


                        Répondre à ce message

                          Phase paradoxale
                          jeudi 5 juillet 2007
                          par Lo

                          Je trouve qu ’il y a un truc qui ne colle pas car cela renvoit presque toujours à un fatalisme même si tous disent "il y a aussi le vecu de l individu" on a l impression qu ils n’y croient pas vraiment.

                          Et puis le : si tu as tels aspects ou tels transits c est horrible ou si tout baigne tu gagnes le triple loto !! ils adorent.

                          Pourtant à l ’heure ou je t écrit il y a des sdf qui se gèlent dehors et qui ont de bons aspects et de bons transits !

                          Et là Bonsoir Richard,

                          C’ est tout à fait vrai j ai du lire trois bouquins d astro tradi et j ai arreté. Alors fr... ? Pourtant yveouatou !

                          A+

                          Lo


                          Répondre à ce message

                            Phase paradoxale
                            jeudi 5 juillet 2007
                            par Yves

                            Personnellement, j’ai commencé sérieusement à m’intéresser à l’astrologie en lisant chez un ami "Le Grand Livre du Lion" (Ed. Tchou). Ce qui était décrit dans ces pages me semblait tellement correspondre à mon père (Lion donc !) que j’avais immédiatement été acheter "Le Grand Livre du Verseau". C’est par ces ouvrages de vulgarisation que mon intérêt est né.

                            Très rapidement je suis parvenu à deviner facilement le signe solaire de la plupart des gens qui m’entouraient. Des fois j’hésitais entre deux signes, mais j’étais rârement à côté de la plaque. Et quand cela m’est arrivé, j’ai compris grâce à ces ratés monumentales que l’astrologie était plus complexe que la simple position du soleil... Il peut arriver qu’un verseau ne ressemble en rien à un verseau... étonnante découverte... IoI).

                            J’ai ensuite acquéris quelques ouvrages d’astrologie traditionnelle. Mais si dans les grandes lignes, l’astrologie traditionnelle fonctionnait bien, tout a changé quand j’ai commencé à m’intéresser aux détails. A partir du moment où j’ai inclu dans mes méditations les maisons, les maîtrises, les lunes noires, et tout le reste, j’aic ommencé à avoir la douloureuse impression que plus rien ne voulait dire grand chose, qu’il était possible de tirer des astres tout et n’importe quoi. De quoi foutre une trouille panique aux angoissés obsessionnels (dont je fais parfois partie) et de conforter les éternels optimistes. J’en avais conclu que l’astrologie c’était un peu comme les maths (je suis nul en maths), jusqu’à un certain degré d’appronfondissement c’est bien car c’est utile et concret, mais dépassé un certain point d’abstraction, cela ne voulait plus rien dire et ne concernait plus que les spécialistes.

                            Pui un jour, en relisant "Le Grand Livre du Verseau", j’ai découvert que les pages les plus intéressantes que j’avais lues sur l’astrologie émanaient d’une pensée dite conditionaliste... Alors, pour mon grand malheur, j’ai constaté qu’aucune bibliothèques du réseaux suisses n’avait dans ses catalogues les ouvrages que je recherchais, pas même les universités... Heureusement donc qu’il y a internet...


                            Répondre à ce message

                              L’Ombre de Jung et l’astrologie
                              jeudi 5 juillet 2007
                              par Cathy

                              Salut richard

                              D’accord avec toi en ce qui concerne nos zones d’ombre... Le mot : « Ombre » est

                              Je ne sais pas toujours comment l’entendre (le voir…)

                              1-si je le prends au sens jungien : ce serait ds le sens « notre partie cachée refoulée, niée ». Coté trouble, un peu malsain, animal, résiduel…

                              2-si je l’entends au sens de la pratique astrologique, je dirais plutôt qu’il s’agit d’une partie de nous que nous Ignorons, les cartes avec lesquelles nous ne jouons pas, sans que cela ait une connotation forcément négative.

                              Il y a la comme un glissement de sens.. ; ?


                              Répondre à ce message

                                Charme à l’ombre
                                jeudi 5 juillet 2007
                                par Richard

                                Salut Cathy,

                                Je ne sais plus ou nous en étions dans nos réflexions sur "l’ombre".

                                Quelques réflexions cependant :

                                1) Je ne suis pas d’accord avec l’interprétation que tu donnes de "l’ombre" au sens purement jungien. Cette "ombre"-là ("un peu malsaine, animale, résiduelle") ressemble plus à l’inconscient-dépotoir-pipi-caca de Freud qu’à l’inconscient selon Jung. Certes, au début de ses recherches, "l’ombre" jungienne était encore très à… l’ombre de l’inconscient freudien. Mais par la suite, la pensée de Jung a beaucoup évolué à ce sujet. Citation : "l’ombre est cette personnalité cachée, refoulée, le plus souvent inférieure et chargée de culpabilité, dont les ramifications les plus extrêmes remontent jusqu’au règne de nos ancêtres animaux ; elle englobe ainsi tout l’aspect historique de l’inconscient... Si on admettait précédemment que l’ombre humaine était la source de tout mal, on peut maintenant, si l’on y regarde de plus près, découvrir que l’homme inconscient, précisément l’ombre, n’est pas uniquement composé de tendances moralement répréhensibles, mais qu’il comporte aussi un certain nombre de bonnes qualités, des instincts normaux, des réactions appropriées, des perceptions réalistes, des impulsions créatrices...".

                                2) Du point de vue conditionaliste, le concept d’ombre a un sens qui ressemble à celui de Jung, mais qui est néanmoins assez différent. La définition que tu en donnes : "une partie de nous que nous ignorons, les cartes avec lesquelles nous ne jouons pas, sans que cela ait une connotation forcément négative" est assez juste, à ceci près qu’il faut préciser que cette ignorance est relative (c’est une ombre beaucoup plus restreinte que la jungienne, elle le concerne, dans le thème d’un individu que les fonctionnements et dysfonctionnements qu’il doit à celui-ci), qu’on peut parfois ou rarement jouer avec les cartes de l’ombre (mal au début, mais éventuellement très bien avec les prises de conscience et l’expérience). Enfin, il est vrai que la vision conditionaliste de "l’ombre" ne comporte aucune connotation a priori négative. Il s’agit plutôt du lieu de possibles ou probables dysfonctionnements initiaux par inconscience et ignorance...

                                A+


                                Répondre à ce message

                                  Charme à l’ombre
                                  jeudi 5 juillet 2007
                                  par Cathy

                                  Merci,

                                  D’accord, la version "Ombre" que tu cites est plus soft que la mienne. N’ai lu qu’un livre de Carl Gustave, dans laquelle il décrivait une Ombre assez noire.

                                  Je ne pensais pas spécialement à un « dépotoir » lorsque j’évoquais l’Ombre selon Jung, mais plutôt à un instinct pas tjs moral, proche de l’animalité, non policé. La nature contre la culture en quelque sorte… Ceci dit, d’après ce que tu me dis, les deux versions de l’Ombre m’apparaissent comme plus proche l’une de l’autre et débarrassés de négativité.


                                  Répondre à ce message

                                    Charme à l’ombre
                                    jeudi 5 juillet 2007
                                    par Richard

                                    Salut Cathy,

                                    On en revient donc à ce que je te disais : au début, la pensée de Jung était encore plus ou moins soumise à celle de Freud. Pour Freud, le "surmoi" du conscient était en rapport avec la socioculture... de la bourgeoisie viennoise sexuellement névrosée de la fin du XIXe siècle, et le "ça" de l’inconscient était en rapport avec la nature qui était pour lui un amalgame primitif et animal de pipi-caca-sexe-violence et obscures pulsions tyrannosauriennes. Une stupide dichotomie qui montre bien le mépris et la méconnaissance que Freud avait de la nature.

                                    Par la suite, la pensée de Jung a évolué, ce qui a finit par produire une rupture philosophique radicale entre les deux hommes. Jung a commencé par rejeter la conception de la libido purement sexuelle de Freud, lui substituant dans un premier temps une sorte d’énergie vitale beaucoup plus large que le seul instinct sexuel. La dialectique entre conscient et inconscient est devenue chez lui beaucoup plus subtile et nuancée, et progressivement, il a fini par éliminer de sa pensée le côté obscur-pipi-caca-sexe diabolique de l’inconscient freudien.

                                    La pensée de Jung a évolué tout au long de sa vie. Il faut donc lire toute son œuvre pour la comprendre. Le dernier bouquin de lui que je n’ai pas encore lu, c’est sa correspondance avec le physicien Pauli. Je ne vais pas tarder à m’y mettre...

                                    A+


                                    Répondre à ce message


Tous droits rservs. 2003 Richard Pellard reproduction interdite.
Le Webmaster : Franck Le Bozec
Site construit autour de l'application SPIP Squelettes du site. licence GPL

Documents Pour débutants Pour connaisseurs Théories générales L’anti-astrologisme Astro-Histoire Astro-physique Qui sommes nous ? Les planètes Astro-planètes Les aspects Interprétation Le zodiaque Portraits zodiacaux Pratique Les astro-entretiens de Françoise Hardy Consultations Astro-portraits de célébrités Publications Le Fil d’ARIANA Bibliographie Croquis de voyage d’un Sagittaire Panthéisme Nouveautés
maj :
samedi 2 août 2008
statistiques edition :
690 Articles
0 breve
1 1 site web
40 auteurs

statistiques visites :
594 aujourdhui
769 hier
182501 depuis debut