Association pour la Recherche et l'Information en Astrologie NAturelle

Prèsentation Qui sommes nous ? Nous écrire S'inscrire à ARIANACours & SéminairesPlan du site Outils Calculez votre thème Thème du jour Outils Flash Ephémérides graphiques Communiquer Forums des articles Divers Annuaire de liens Statistiques du site Administration du site
Syndication










Rechercher


Michel Onfray le prêcheur athéiste, 2. Vous êtes ici : Accueil Pratique Astro-portraits de célébrités Littérature
Publié le : 18 octobre 2007
Michel Onfray le prêcheur athéiste, 2.
Deuxième partie



L’héritage terrestre

Michel Onfray est issu d’une famille de paysans normands. Son père était ouvrier agricole, sa mère femme de ménage. Fait important de son enfance : sa mère, abandonnée par ses parents, fille de la DDASS, a elle-même renoncé à son fils quand il a eu dix ans. C’est ainsi qu’il se retrouvera interné pendant quatre ans dans un immense orphelinat agricole religieux de 600 élèves. Cette épreuve l’a profondément marqué : "C’est très violent d’être mis en oprhelinat quand on a ses deux parents (…) J’ai très vite su que rien ne pourrait me faire davantage souffrir que ce que je vivais dans cet orphelinat", se souvient-il, tout en précisant que ce n’est pas ce séjour chez les pères salésiens qui a fait de lui un athée : "Athée, je l’étais déjà avant d’entrer à l’orphelinat, car je n’ai jamais eu un tempérament doué pour la transcendance".

Devenu adolescent, il se passionne pour la philosophie : "tout simplement parce qu’elle me parlait : Marx m’évoquait l’exploitation de mes parents, Freud abordait la masturbation adolescente, Nietzsche m’enseignait à vivre…".

Il a survécu à un infarctus à 27 ans (alors qu’il mène une vie d’ascète), à un accident vasculaire cérébral à la Pâque 2004, suivi quinze jours plus tard d’un nouvel accident coronarien.

Devenu docteur en philosophie, il enseigne cette matière un lycée technique de Caen de 1983 à 2002, date à laquelle il démissionne de l’Education Nationale (et date à laquelle Luc Ferry en a été nommé ministre…), au motif qu’il refusait désormais l’enseignement officiel et scolaire de la philosophie. La même année, il crée l’Université populaire de Caen où il enseigne la philosophie à sa manière.

Il est l’auteur de très nombreux livres où il développe une théorie de l’hédonisme matérialiste qui propose de réconcilier l’homme avec son corps et sa sensualité, et une éthique fondée sur l’esthétique. Athéiste convaincu et radical, ennemi déclaré et sans concessions de toutes les religions (et en particulier des trois monothéismes), se définissant comme "freudo-marxiste, "rebelle", "anticonformiste" et "nietszchéen de gauche", la philosophie est pour lui un art du mieux-vivre qui permet de se débarrasser de ses illusions.

L’héritage céleste

Le ciel de naissance de Michel Onfray (né le 01/01/1959 à 07h50 TU à Argentan) se caractérise par :

- un amas planétaire se levant à l’horizon composé de Soleil-Vénus en Capricorne et de Saturne-Mercure en Sagittaire, Saturne étant conjoint au Soleil ;

- une opposition de Neptune à Mars en Scorpion-Taureau dans le plan méridien au sextile-trigone de Soleil-Vénus, Mars étant opposé à Jupiter, carré à Uranus et trigone à la Lune ;

- la Lune, qui semble être en Vierge en longitude écliptique, a en réalité un rythme Balance du fait de son importante latitude écliptique ; elle est au double carré de Saturne-Mercure et au trigone de Vénus ;

- Pluton est au double trigone de Saturne-Soleil.

L’ensemble valorise les éléments suivants :

Pour les planètes :

1) le "R extensif" (Soleil-Vénus angulaires, Mercure sous-dominant) ;

2) la famille "hyper-E" (Vénus-Neptune-Mars angulaires, Saturne-Mars angulaires, Jupiter sous-dominant en aspect majeur à Mars) ; la puissance des niveaux "e" et "E" souligne l’importance de la fonction marsienne "eE" ;

3) la famille "P" (trigone Soleil-Mars angulaire, Pluton trigone Soleil) ;

4) le "t" intensif (Saturne angulaire conjoint Mercure)

5) faiblesse du "p" (Lune non-angulaire et dissonante), du "r" (Jupiter-Uranus non-angulaires dissonants à Mars dominant) et du "T" (Uranus-Pluton non-angulaires).

Pour les Signes :

1) Le sens des Ensembles ou la phase ultraparadoxale du Capricorne et du Sagittaire ;

2) Le sens des Dosages ou la phase paradoxale (Taureau-Scorpion-Lion dissonants) ;

3) Force d’inhibition ou faiblesse d’excitation (Capricorne, Scorpion, Taureau dominants) ;

4) Faiblesse du sens des Contraires.

Soleil en Capricorne

Implication, passion, identification, foi, violence des a priori : telles sont quelques-unes des caractéristiques principales de la fonction solaire. Sur un mode capricornien, tout ce qui n’est pas l’objet de ces certitudes se voulant absolues est radicalement boycotté, proscrit, éliminé par l’inhibition extinctive. Ainsi se présente l’athéisme militant et intransigeant de Michel Onfray : comme une croyance d’une totale évidence, une référence invariable, une conviction unique et indiscutable, un dogme marmoréen que la lenteur d’excitation rendent inébranlables, inaltérables, imperméables aux fluctuations du milieu, aux critiques des contemporains et aux érosions du temps. Dans la vision du monde, dans la philosophie de Onfray, tout découle d’un postulat central qui ne saurait faire l’objet d’aucune discussion : Dieu n’existe pas, point.

A partir de cette intangible pétition de principe, de ce véritable credo anti-religieux, cet ambitieux et implacable capricornien a décidé de construire une pensée philosophique totalisante qui recouvre tous les domaines du savoir dans une claire et rigoureuse cohérence. On voit ici à l’œuvre le Sens des Ensembles fermés du premier Signe d’hiver : il s’agit rien moins que de rendre compte de l’Ordre unitaire du monde en se basant sur une axiomatique hyper-structurée où tout se tient, tout s’emboîte comme dans un puzzle parfait. C’est ainsi que Onfray illustre jusqu’à la caricature cette description du Sens des Ensembles dans La Condition solaire : "La combinaison d’extinction et composition nous révèle d’autres traits capricorniens. Elle nous place au centre d’une conscience pour laquelle l’ordre existe a priori, (scientifique, social ou cosmique). à suffit de le chercher, de le vouloir, de l’affranchir des apparences et des signes éphémères. Cette conscience hante le type "monolithique". La dialectique du rigide et du mouvant apparaît dans le cas d’une situation opposant la conscience, forte de son unité, à un milieu affaibli par ses divisions. On imagine situation plus complexe des l’instant où la conscience, portée par son besoin de composition s’identifie à un ordre supérieur. Elle rassemble sous le chef de "corps mystique", "personne morale", "cause sociale", des centaines et des milliers d’adhérents. Dans ce cas, l’armature s’étale dans le temps et l’espace comme une nasse, son unité est celle d’un réseau tendu dans les eaux du multiple. Les sentiments d’emprise du Capricorne obéissent à ce schéma".

Chez Onfray, cette emprise est totale : moderne croisé de la croyance inconditionnelle dans les vertus de l’incroyance (effet de la phase ultraparadoxale), il ne se contente pas d’être athée, il se veut le héros-hérault d’un athéisme pur et dur, si totalement identifié à la cause de son humanisme abstrait qu’il en forge lui-même sa propre caricature, celle d’un ayatollah de l’incroyance intolérante, d’un gourou autoproclamé qui guerroie fanatiquement (trigone de Mars-Taureau dominant au Soleil oblige) contre tous ceux qui ne partagent pas ses opinions tranchées : croyants de toutes les religions avant tout, certes, mais aussi les simples agnostiques qu’il accuse d’inconsistante tiédeur, et encore la multitude des philosophes qui récusent son matérialisme, son rationalisme, son hédonisme en trompe l’œil, ses amalgames entre nietszchéanisme, marxisme et psychanalyse qui paraissent d’un autre âge, rejetons figés des dérives de la pensée scolastique du XXe siècle.

Il faut dire que l’idéalisme solaire (donc astrologique) de Onfray se fonde sur un rejet radical de l’idéalisme platonicien (donc philosophique) qu’il accuse de tous les maux, et surtout du plus grave selon lui : avoir dématérialisé le monde, rendu honteux le corps en l’amputant de l’expérience sensible, ce qu’il résume dans une formule qu’il ne cesse de marteler : "le corps est porteur de la pensée". Il faut évidemment y voir un effet de l’importance des familles "e" et "E" dans son Thème natal, ce qui met la focale sur ce Mars-Taureau angulaire au FC (trigone Vénus, opposé Neptune et Jupiter). Pour Onfray, le vécu est central (trigone Soleil-Mars), il est l’alpha et l’omega de tout savoir. On ne badine pas avec le "matérialisme hédoniste" sur lequel il a fondé son Pouvoir extensif et son emprise sur les consciences déboussolées par la mort de Dieu et la faillite des repères classiques. Nous y reviendrons.

Un festival d’ultraparadoxes

Pour l’instant, auscultons le revers de la médaille onfrayienne. Nous y voyons tous les effets d’une phase ultraparadoxale qui procède à de grossiers amalgames sous couvert d’un Sens des Ensembles qui prétend tout réunir. C’est ainsi que Michel Onfray prétend qu’il n’y a pas de philosophie possible sans référence à la psychanalyse et qu’il se définit comme un "freudo-marxiste" tout en définissant sa philosophie comme celle d’un rebelle anticonformiste, admirateur fanatique de Nietzsche. Quand on sait que Freud et Marx n’avaient aucune affinité idéologique - au minimum, ils se regardaient en chiens de faïence, ce qui peut s’expliquer, en dépit du fait qu’ils étaient tous deux des uraniens du Taureau, par l’étanchéité des référentiels du S.O.R.I., Freud ne sortant pas du Sujet Moi-Je alors que Marx privilégiait l’Objet économique - et qu’on peut penser que Nietszche (qui se situait, lui, plutôt dans la Relation) aurait certainement dénoncé autant l’imposture psychanalytique que l’illusion communiste. Amalgame bric-à-brac que le Poissons Michel Houellebecq, nanti d’un puissant Sens des Contraires, résume en une phrase assassine : "Il faut vraiment être con pour être un nietszchéen de gauche". Et ne disons rien de l’hédonisme freudien : un pur oxymore.

Ainsi Onfray croit-il dur comme fer dans la pertinence théorique et les vertus pratiques de la psychanalyse… sans l’avoir jamais étudiée et pratiquée, mais tout en invitant régulièrement des conférenciers psychanalystes dans son Université Populaire de Caen, ce qui dans son cas est un effet de la phase ultraparadoxale qui va très loin dans l’incohérence. En témoigne cet entretien qu’il a eu avec la cinéaste et actrice Nicole Garcia, entichée de freudaines. Alors qu’elle lui faisait remarquer qu’elle avait le sentiment qu’il majorait le pouvoir que l’on a sur soi-même : "C’est une philosophie du ’Y a qu’à’ que vous décrivez là. Vous dites : "Trouve ton indépendance, trouve ta distance’", il lui répondit : "Je ne majore pas le pouvoir de la volonté. Je dis seulement que les gens n’essaient pas. Ils ne savent pas assez qu’on peut vouloir, et préfèrent prendre des médicaments ou consulter un psychanalyste". Ce à quoi elle objecta que "la psychanalyse parle de pouvoir sur soi, de travail sur soi. Il ne s’agit en aucun cas de délégation de pouvoir". Il lui fit alors cette réponse stupéfiante : "C’est le paradoxe de la psychanalyse qui affirme que le travail, c’est le patient qui le fait, en parlant à un être qui n’ouvrira pas la bouche neuf fois sur dix et en n’oubliant pas d’acquitter le prix de la séance. Je ne nie pas l’efficience psychanalytique. Je vis en Normandie où il y a des exorcistes qui produisent aussi d’excellents effets…".

On imagine la stupéfaction de Nicole Garcia en entendant le rationaliste Onfray, implacable ennemi de tous les irrationalismes, déclarer tranquillement que la psychanalyse, qu’il considère comme une thérapeutique rationnelle et efficace et par conséquent enseignable dans son Université personnelle, peut dans son esprit être confondue avec les opérations magiques d’exorcistes ruraux. Nous nageons là en plein ultraparadoxe. La cinéaste ne s’y est pas trompée. Elle lui rétorqua que "La psychanalyse n’est pas un exorcisme ou un chamanisme, elle convoque la rationalité de la parole. L’avènement de la psychanalyse, avec les premiers travaux de Freud sur l’hystérie, est l’une des grandes inventions et l’une des grandes libérations du XXe siècle. Qu’il y ait des dérives, c’est sans doute vrai. Mais je ne peux pas laisser comme cela assimiler la psychanalyse à l’exorcisme normand !". Evidemment, l’opinion de Nicole Garcia est parfaitement discutable : il est maintenant avéré que la psychanalyse est une des plus grandes impostures intellectuelles des deux siècles derniers, bâtie sur les mensonges et dissimulations de Freud, lequel écrivait lucidement, en 1906 : “J’ai considéré comme plus prudent de ne pas m’appuyer trop sur le succès thérapeutique, sinon on aura vite rassemblé un matériel apte à montrer que le résultat thérapeutique est très mauvais, ce qui ferait du mal à la théorie également”. Bon. Ceci étant précisé, Nicole Garcia est libre de croire que la psychanalyse freudienne est basée sur la "rationalité de la parole" (comme si la parole était un parangon de rationalité !) et qu’en ce sens, elle ne saurait être confondue avec un exorcisme rural.

L’objection de la cinéaste, fondée d’un point de vue freudien, n’embarrasse pas le moins du monde le péremptoire et ultraparadoxal Onfray qui lui fait cette incroyable réponse : "Je ne nie pas cela, mais je considère néanmoins que la psychanalyse est devenue l’exorcisme des temps postmodernes. Le principe qui anime la psychanalyse est le même que celui qui anime les désenvoûteurs. N’oublions pas que la parole est constitutive de la pensée magique et qu’elle a un pouvoir d’envoûtement, donc de désenvoûtement. L’irrationnel produit des effets rationnels. Les sorciers d’un village africain sont capables de guérir des gens qui sont objectivement malades. Ce n’est pas rabaisser la psychanalyse que de l’assimiler à la sorcellerie et à la pensée magique".

Notons que dans l’absolu Onfray n’a pas tort. On peut effectivement assimiler les rares réussites thérapeutiques de la psychanalyse à des exorcismes ou désenvoûtements involontaires ; et quand il dit que "L’irrationnel produit des effets rationnels", c’est sans doute un effet de son sextile Saturne-Neptune dominant. Nous y reviendrons plus tard. Pour l’heure, de son propre point de vue, Onfray nage dans l’incohérence ultraparadoxale : dans le Temple de la Raison Matérialiste et Athéiste qu’est son Université Populaire de Caen, il favorise l’enseignement de la psychanalyse freudienne fondée sur une "rationalité de la parole" qu’il ne "nie pas" mais qu’il assimile quand même aux pratiques animistes de désenvoûteurs normands ou de sorciers africains. Ce que l’on pourrait résumer par cette fulgurance ultraparadoxale : "La rationalité de la parole, c’est de la pensée magique" voir même : "La pensée rationnelle, c’est la pensée magique". Cherchez l’erreur…

Côté politique, l’ayatollah de l’intégrisme athéiste est tout aussi incohérent et ultraparadoxal. En effet, il affirme être marxiste : "Quant à Marx, mon père était ouvrier agricole, ma mère femme de ménage, l’exploitation, à la maison, on connaissait et il y avait là un philosophe qui me disait que ce n’était pas acceptable, que l’on pouvait faire autrement". Apôtre de Mai 68 (il avait neuf ans à l’époque), il déclare se rebeller contre le règne de la raison économique en pariant sur la "puissance du principe de plaisir et sa capacité à informer le réel contre le triomphe impérieux et sans partage assuré par la droite au principe de réalité", estime qu’il est possible de réunir "les conditions de possibilité d’un individualisme qui ne soit pas un égoïsme", et va même jusqu’à se réclamer d’une "mystique de gauche" qui aurait quand même "les pieds par terre". Pourquoi pas ? Même si pour un rationaliste comme lui, il est pour le moins ultraparadoxal de se réclamer d’une mystique politique. Mais il est vrai que tout en prétendant vouloir, par sa philosophie, déconstruire l’idéal ascétique qui est selon lui le fondement des sociétés occidentales chrétiennes et bâtir un matérialisme hédoniste en explorant l’histoire de la philosophie antique, celle des rapports sexués et le bestiaire dans la philosophie, tout en articulant cette vaste somme autour de trois temps : le désir, le plaisir et les agencements, il n’hésite pas à dire très clairement : "D’une certaine manière j’aspire à la sainteté". Une sainteté athée, bien entendu…

Mais revenons à la politique. Onfray s’affirme marxiste (alors que Marx, en parlant de lui-même, affirmait qu’il ne l’était pas…) et ne fait pas mystère de ses votes pour l’ultragauche. Logiquement, d’un point de vue "Sens des Contraires", il devrait donc être pour la collectivisation des moyens de production. Selon un texte signé de lui dans Rouge, la revue de la Ligue Communiste Révolutionnaire, on pourrait le croire : "Cette insoumission individuelle [Onfray parle de lui] au capitalisme dans sa version libérale n’interdit pas l’action contractuelle avec des amis - ceux qui, à gauche, se reconnaissent les mêmes ennemis politiques que moi […] Je voterai Olivier Besancenot parce qu’il parle à gauche, vraiment, et incarne une alternative à cette gauche de droite qui fait du marché la solution à tous les problèmes ; parce qu’il envisage, au-delà des perspectives électorales d’actualité, la construction d’un mouvement d’opposition politique au libéralisme - celui qu’appelait de ses vœux Pierre Bourdieu dans ses dernières années ; parce qu’il se soucie des citoyens non rentables dans la perspective d’une consultation électorale, ceux dont on ne parle jamais : pas seulement les mythiques et introuvables travailleurs et travailleuses, mais les sans-visage sur lesquels pèse violemment et au quotidien le poids de cette brutalité libérale. La précarité, le chômage, la violence, la pauvreté, la misère, les taudis, l’endettement, les crédits, la rue, les licenciements, les plans de restructuration, l’exploitation concernent probablement ceux qui vont grossir le rang des abstentionnistes, des votes blancs ou nuls, voire des votes protestataires grand-guignolesques s’ils n’étaient tristes !".

On ne saurait effectivement être plus gauchiste… même si on peut s’interroger ce que signifie "insoumission au capitalisme dans sa version libérale". Y aurait-il un "bon" capitalisme selon Onfray ? Un capitalisme qui ne serait pas libéral ? Encore un oxymore ultraparadoxal dont il est familier. Passons. Cette vertueuse profession de foi gauchiste ne l’empêche nullement, dans son livre L’Archipel des comètes, de s’en prendre avec la même violence aux gauchistes et autres "gardiens du temple anarchiste" : "De sorte que s’entendent encore et toujours aujourd’hui les vieilles scies militantes d’hier et d’avant-hier : cosmopolitisme des citoyens du monde, fraternité universelle, abolition des classes et des races, disparition du travail et du salariat, suppression du capitalisme, pulvérisation de toutes les aliénations, égalitarisme radical, suppression des différences, uniformité généralisée, construction d’une société naturelle d’hommes heureux de vivre ensemble, avènement de loisirs généralisés, réalité purifié des scories haineuses et mortifères ; autant dire - s’en aperçoivent-ils - instauration du paradis chrétien sur terre laïque…". Bref, Onfray est à la fois contre le capitalisme exploiteur et contre les gauchistes aspirant à le supprimer, tout en appelant à voter pour les plus extrémistes d’entre eux : nous sommes là au cœur de l’ultraparadoxe. SUITE.

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard



Imprimer cet article
Rechercher sur le site :

Répondre à cet article


Tous droits rservs. 2003 Richard Pellard reproduction interdite.
Le Webmaster : Franck Le Bozec
Site construit autour de l'application SPIP Squelettes du site. licence GPL

Documents Pour débutants Pour connaisseurs Théories générales L’anti-astrologisme Astro-Histoire Astro-physique Qui sommes nous ? Les planètes Astro-planètes Les aspects Interprétation Le zodiaque Portraits zodiacaux Pratique Les astro-entretiens de Françoise Hardy Consultations Astro-portraits de célébrités Publications Le Fil d’ARIANA Bibliographie Croquis de voyage d’un Sagittaire Panthéisme Nouveautés
maj :
dimanche 27 avril 2008
statistiques edition :
688 Articles
0 breve
1 1 site web
40 auteurs

statistiques visites :
40 aujourdhui
478 hier
140451 depuis debut