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Astrologie et « réalisme »

Dans le n° 159 de Pour la science de janvier 1991, Jean-Paul Delahaye a consacré un article au « réalisme en mathématiques et en physique ». Évidemment, un tel thème sent très fort le réel… Problème : « Physiciens et mathématiciens croient à l’existence d’une réalité indépendante de nos observations et ils ont le sentiment que l’abandon du réalisme remettrait en question la valeur de la science. Cependant les progrès scientifiques limitent autant la compréhension de la réalité qu’ils la précisent ». Un problème bien ‘R’.

Le réalisme, est-ce bien raisonnable ?

Question : qu’est-ce que le « réel » ? Les dernières recherches, théorisations et découvertes en physique subatomique ont mis à mal ce bon vieux « vrai-faux » réel « marsien » phénoménologique, vous savez, celui qui pendant si longtemps nous a fait croire que le Soleil tournait autour de la Terre parce que telle était l’incontournable témoignage de notre perception sensorielle brute et immédiate (‘eE’), en quoi il avait tout faux ; mais aussi celui qui préside aux lois simples de la physique newtonienne : recevoir une pomme ou un pot de fleurs sur la tête, il n’y a rien de plus « vrai » et de plus « réel » pour expérimenter concrètement les lois de la gravitation et penser dur comme fer que la réalité solide existe. Le réalisme marsien est à la fois naïf et efficace, solide et trompeur. Il fallait s’en évader et regarder le monde avec les yeux de l’esprit (niveau ‘T’) pour s’apercevoir qu’en fait, c’était la Terre qui tournait autour du Soleil… une démarche saturno-neptunienne qui n’empêche pourtant pas les distraits « non-eE » de buter très réellement dans les lampadaires en s’abstrayant du réel marsien immédiat, tout absorbés qu’ils sont par la transcendance…

Alors, le « réel », c’est du lard ou du cochon ? Les deux. Celui auquel sont confrontés les physiciens et les mathématiciens actuels est plutôt neptuno-plutonien : flou et impeccable, fertile en bissociations (du chard et du colon) et, au fond, insondable et impossible à définir. Il s’agit pour eux de « construire un nouveau réalisme, aujourd’hui plutôt flou, plus négatif qu’affirmatif… le réel est nécessaire, mais il semble nécessaire qu’il soit inconnaissable ». L’auteur analyse les différentes positions scientifiques face à ce réel transcendant, ondoyant, insaisissable et quasi-abstrait qui semble avoir remplacé le bon vieux réel matériel, solide et tangible. Il en distingue quatre : le verrouillage, qui « restreint les objectifs de compréhension et de description de la science : positivisme borné, opérationalisme, intuitionnisme, formalisme strict ». Le portrait tout caché des chiantiflics totalitaires et si souvent vilipendés dans les Cahiers Conditionalistes ; le déverrouillage, pour qui « tout est possible y compris le n’importe quoi et l’arbitraire : spiritualisme, parapsychologie, excès d’interprétation ». Le genre « Tao de la physique ». L’astrologie n’est pas nommément citée, mais gare aux déverrouilleurs qui auraient l’audace de s’y intéresser (notons au passage qu’il n’est pas nécessaire d’être physicien ou mathématicien pour être un bon déverrouilleur : la plupart des écoles d’astrologie déverrouillent comme des malades) ; l’autruche, qui pense que « les problèmes du réalisme ne sont pas vraiment graves : inutile d’en tenir compte, ça s’arrangera tout seul », du style : « tant que ça marche et qu’il y a des retombées technologiques, on s’en fout » ; et enfin la lucidité active, pour laquelle « il faut essayer de résoudre les difficultés, même si le réalisme ne peut plus être qu’un réalisme de principe ». L’auteur appelle aussi cette position le « réalisme lointain ». On ne voit pas en quoi postuler un réalisme de principe auquel on ne croit pas relève d’une lucidité active…

On le voit, nos scientifiques se sont fait aspirer dans le « cercle fou non-R » de Mars-Saturne-Pluton-Neptune. La physique quantique (‘T’) n’élimine pas la physique classique (‘E’), certes, ils en conviennent. Avec un Logoscope comme le R.E.T. ils y verraient sans doute plus clair. Mais pour le rencontrer, il faudrait déverrouiller dans une lucidité active plutôt que de faire l’autruche verrouillée. C’est pas demain la veille puisque l’auteur de cet article — qui se réclame de la lucidité active, bien entendu — pense que ces quatre positions sont inconciliables. Parlez lui d’astrologie, et vous pouvez être sûr que ce « lucide actif » se transformera illico en autruche verrouillée. Au niveau Objet, les distinctions entre ces différentes positions sont pertinentes. Au niveau Relation, tout change : cette « bande des quatre » est tout-à-fait capable de se réunir, se réconcilier et passer outre ces divergences pour retrouver ce qu’ils ont en commun (maintenir coûte que coûte la prééminence de l’idéologie scientifique) pour interdire l’émergence d’une astrologie fondée sur une physique encore inconnue, sur un « réel » à découvrir…

Filons le paradoxe : une attitude marsienne réaliste demanderait d’admettre que la réalité ultime, au fond, serait plutonienne : lointaine, insaisissable, énigmatique… sans rien oublier ni négliger des rapports de force concrets et réels de l’existence, cette réalité « moyenne ». Quand les scientifiques cesseront d’opposer stérilement un niveau du réel à un autre, le soit-disant problème du « réalisme » ne se posera plus. La mer toute entière est réelle, écume (‘R’), vagues et moyennes profondeurs (‘E’) et profondeurs abyssales (‘T’) confondues (Lune), ce qui ne signifie pas qu’il y ait des poissons volants à −10000 mètres et des monstres sous-marins inconnus surfant sur l’écume : on ne saurait mélanger les niveaux de réalité qui ont chacun leurs propriétés respectives. Ou bien la mer est un songe, et l’homme ne s’en rend vraiment compte qu’à sa mort, lorsqu’il s’est « éveillé des rêves de la vie »… Mais c’est une autre histoire, un autre réel…

La gêne éthique et l’astrologie

Dans un article intitulé « La gestion génétique des hommes a déjà commencé » paru dans le quotidien Libération du 22/05/1991, deux chercheurs en génétique moléculaire, Olivier Danos et Philippe Marlière, posent un problème qui ne peut qu’intéresser et interpeller les astrologues : « Une véritable technologie de l’humain s’est installée dans nos sociétés. Des expressions aussi répandues que « gestion des ressources humaines », « conseil en motivation des hommes » ou « projet parental » ne doivent pas être entendus comme des échos de la mode de la performance, mais comme des balbutiements de la domestication de l’homme par l’homme… Or, dès qu’on a exploré le champ des prédispositions, qu’elles soient physiques, comportementales ou intellectuelles, on se retrouve généticien malgré soi. La génétique n’est en effet rien d’autre que l’étude de la transmission, de génération en génération, d’un patrimoine héréditaire révélé par des caractères observables nommés phénotypes ».

Qu’est-ce qu’une consultation astrologique, sinon une proposition de « meilleure gestion des ressources humaines », un « conseil en motivation » ou — entre autre — l’évaluation des présupposés d’un éventuel « projet parental » ? Les généticiens en question ne s’y trompent pas : « C’est donc au classement de phénotypes que s’essaient les augures des cabinets de recrutement quand ils établissent les profils de personnalité des candidats à l’embauche. Mais, n’ayant jusqu’à présent mis à contribution que le savoir imprécis des graphologues, des psychologues et des astrologues, les cabinets de recrutement n’ont pu offrir aux entreprises que des employés satisfaisant à un contrôle de qualité peu rigoureux. La génétique moléculaire leur offre aujourd’hui la possibilité de dépister tous les traits innés, y compris ceux qui assurent que d’autres traits peuvent être acquis ».

Remarquons au passage que dans ce texte les astrologues ne se font pas taxer de charlatans, mais de détenteurs d’un « savoir imprécis ». Toujours ça de pris au niveau ‘R’… ce qui ne change rien quant au problème de fond que posent les deux généticiens : « peut-on accepter ou doit-on renoncer à façonner de manière rationnelle les populations humaines ? ». L’astrologie n’en n’est pas pas encore là, ce qui n’empêche pas de se poser des questions au niveau collectif : quelles sont les incidences sur les structures, relations et interactions du fait que, dans les sociétés modernes et médicalisées, hôpitalières et hospitalières, les enfants ont une tendance statistique très nette à naître davantage qu’auparavant aux « heures de bureau » (8–12 h, 14–18 h) ? Ça n’a l’air de rien, mais songeons aux effets collectifs de ce phénomène : statistiquement, du fait de ces nouvelles et artificielles pratiques, un certain nombre de configurations planétaires et zodiacales voient leurs fréquences d’apparition dans les thèmes individuels automatiquement diminuées ou augmentées. Autant de diversités, donc de richesses, qui se font rares ou disparaissent, autant aussi de configurations dominantes en surnombre. Ce qui, au fond, revient à l’inquiétude des deux généticiens : le spectre d’un tri génético-astrologique des populations se profile objectivement.

Astrologiquement et concrètement, le problème pourra bientôt se poser comme suit : une mère, ayant le choix entre une heure d’accouchement valorisant une dissonance Pluton-Saturne, et une autre valorisant un trigone Soleil-Jupiter, n’aura-t-elle pas la tentation de préférer donner le jour à un bébé ‘r’ consonant plutôt qu’à un ‘t’ dissonant, compte tenu de la « culture » astrologique actuelle ? Et pourquoi pas l’inverse, si de brutales fluctuations de la bourse des valeurs astrales se produisaient entre-temps ? Sans négliger, bien entendu, les fluctuations du ‘E’ dans l’échelle des valeurs collectives. Dans tous ces cas, le déséquilibre n’est pas loin. Une telle politique médicale peut même en arriver à supprimer — collectivement, relativement et statistiquement s’entend — l’apparition de certaines fonctions planétaires en fonction des engouements de l’époque…

« C’est collectivement et solidairement que doit être répondu à la question : peut-on accepter ou doit-on renoncer à façonner rationnellement les populations humaines ? L’opportunité de telles entreprises ne peut en tout cas être laissée à l’appréciation de comités d’experts, si éminents fussent-ils », pensent les deux chercheurs. Ils concluent leur article sur l’observation suivante : « En remettant en cause les principes mêmes qui fondent la vie en société, les sciences bio-médicales ont fait irruption en politique. Les professionnels de la vie publique seront bien inspirés de reconnaître dans le théâtre du débat éthique, la mise en scène des valeurs qu’ils promeuvent ou combattent ». L’astrologie, lorsqu’elle sera reconnue en tant que composante essentielle du savoir sur l’Homme, remettra elle aussi en cause « les principes mêmes qui fondent la vie en société ». Vous me direz, on a encore le temps de voir venir. Certes. Mais il n’est pas interdit de se poser ce genre de questions, pour être prêt au cas où… et parce que l’astrologie n’est pas une connaissance éthérique échappant magiquement aux préoccupations et problématiques collectives, mais bel et bien un savoir essentiel de l’Homme sur le monde dans lequel il vit et meurt.

Comme disent les deux généticiens en se référant à leur spécialité, « l’on frémit à l’idée que le « délit de sale gueule » puisse se parfaire en « délit de sale gène ». Imaginons que s’y ajoute un délit de « sale Signe », de « sale planète » ou de « sale aspect ». Tout cela pourrait, non plus sentir le réel, mais puer un maximum.



Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

▶ Théories générales


Les significations planétaires par Richard Pellard

620 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient.

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Pluton planète naine : une erreur géante par Richard Pellard

117 pages. Illustrations en couleur. Format PDF.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de “planète naine”, au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette “nanification” de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les “plutoniens” ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie !

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