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| Publié le : 15 octobre 2004
1. Autour du zodiaque
De l’eau dans un Signe de Feu
Dans un numéro historique sur le mépris voué à la recherche conditionaliste le rédacteur-en-chef de L’Astrologue communiquait à ses lecteurs l’information ci-dessous (page 46. n°116)
"BAIN ASTROLOGIQUE Dernière découverte du télescope spatial européen ISO : l’existence d’une quantité tout à fait insoupçonnée d’eau dans l’univers, du milieu interstellaire à l’astre, son rôle étant même important dans la naissance des étoiles. Les astrophysiciens admettent maintenant que "l’eau qui constitue plus de la moitié de la masse du corps humain vient du cosmos : c’est sans doute par une pluie de comètes chargées de vapeur d’eau glacée que la Terre a reçu, juste après sa formation, ce précieux solvant au sein duquel a pu ensuite se produire toute l’évolution chimique menant à la vie." (Figaro, 6 décembre 1996). Désuétude des éléments ? Pas si facile que cela de les évacuer. Pauvre astrologie que celle qui s’en prive..." A. B. Inutile de se demander qu’elle peut bien être la "pauvre astrologie qui s’en prive". Ce commentaire, à la manière du fanatisme d’un Pecker J.-C., ne s’embarrasse d’aucun scrupule pour "écraser l’infâme" et tout comme J.-C. Pecker sait que personne n’osera le rappeler à une élémentaire honnêteté, le Pecker de l’astro-symbolisme se sait à l’abri du sens critique inexistant de ses laudateurs. Ici, il compose son poison d’un amalgame symbole-signal. Il y a de l’eau dans l’univers, par conséquent la symbolique des Signes d’Eau est justifiée. Y a-t-il dans l’Univers de la Terre, du Feu et de l’Air dans les mêmes proportions que dans le zodiaque des Eléments ? Pauvres astrologues qui subissent ce misérabilisme intellectuel. On a trouvé de l’eau sur la Lune. Dommage qu’il y en ait partout, y compris sur Pluton qui, en symbolique, "ne mène pas à la vie". Mais ne désespérons pas, puisqu’il y a de l’oxyde de fer sur Mars, l’amalgame laisse supposer que le Soleil est une sphère d’or, qu’il y a du mercure sur Mercure, de l’argent sur la Lune, de l’étain sur Jupiter, du plomb sur Saturne. Et, je ne vous parle pas des fleurs qu’iront cueillir les astronautes sur ces astres. Le bouquet n’est pas dans cette reprise des Maux de la filousophie (Cahiers n° 26) où j’ai fustigé l’un des papes de cette obédience dominante en astrologie. Après la publication des Cahiers, j’ai eu la chance de tomber sur une information plus complète publiée par le Reader’s Digest (octobre 1997) : "DE L’EAU Grâce à un radiotélescope, des astronomes ont décelé la présence d’eau à la distance record de 200 millions d’années-lumière de la Terre ; sur la galaxie Markarian 1 et dans la constellation des Poissons. L’eau est contenue dans des nuages tournant à des milliers de kilomètres à l’heure autour du centre de la galaxie, où un "trou noir" pourrait exister. D’après Jack Welch, directeur du laboratoire de radio-astronomie à l’université californienne de Berkeley, cette découverte conforte l’hypothèse selon laquelle l’eau pourrait se trouver dans l’univers entier, et peut-être y servir de support à la vie". Paul Recor (AP) L’observation a donc été faite dans la Constellation des Poissons (j’ai souligné) qui est un Signe d’Eau et de conscience universelle tout à la fois. Mais Constellation n’est pas Signe, ce que A. B. nous a caché : la Constellation des Poissons est dans le Signe du Bélier. Il y a donc de l’Eau dans un Signe de Feu. Partisan des Signes et non des Constellations, A. B. a préféré taire cette "peccadille" favorable aux adeptes du zodiaque sidéral. Gageons que ses lecteurs vont bien rire de son inépuisable malice. L’inclinaison d’écliptique escamotée Dans l’attaque quasi hystérique livrée aux définitions conditionalistes du Zodiaque des déclinaisons (hauteur angulaire par rapport à l’équateur céleste), un autre tour de passe-passe consiste à accentuer le rôle du Soleil et même à lui attribuer l’équateur céleste par les distances angulaires de l’écliptique avec celui-ci. "Si c’est par la vertu des déclinaisons, d’où viennent celles-ci si ce n’est d’un rapport angulaire à l’écliptique ?" (A. B.). Embrouillamini total : c’est la hauteur angulaire du cercle écliptique, son inclinaison par rapport au cercle équatorial qui détermine les déclinaisons de chaque degré zodiacal, et non l’inverse. Les définitions sont claires. Avec l’Ascension droite (angle horaire), la déclinaison fait partie des coordonnées équatoriales, et le plan équatorial est propre à la Terre, pas au Soleil qui a son propre plan équatorial. Les coordonnées écliptiques concernent exclusivement les longitudes et latitudes zodiacales, comptées de 0° à 360° à partir du point gamma déterminé par l’intersection des deux plans, parfaitement distincts, et pour passer d’un système à l’autre, il faut savoir appliquer des formules trigonométriques plutôt qu’une faconde d’embrouilleur. Sans le Soleil, il n’y a rien : ni zodiaque, ni lumière, ni chaleur, écrit le symbolomètre. Eh bien, en changeant l’inclinaison de l’écliptique, nous allons voir ce qu’il reste du soleil et du zodiaque saisonnier. Pour cela, je me contenterai de citer H. Faye (1) dans ses Leçons de Cosmographie (1854) : "Influence de l’obliquité de l’écliptique sur les climats et les saisons. - Nous avons déjà remarqué que les journées seraient partout égales aux nuits si l’écliptique coïncidait avec l’équateur : dans ce cas, les saisons disparaîtraient aussi, et la distribution de la chaleur solaire resterait la même en chaque lieu, d’un bout à l’autre de l’année. Pour retrouver l’analogue de nos saisons, il faudrait marcher de l’équateur vers les pôles. Les régions équatoriales auraient un perpétuel été, plus brûlant encore que celui qui y règne dans l’état actuel des choses ; nos contrées auraient un printemps ou un automne éternel ; enfin l’hiver régnerait constamment vers les pôles. Tel est, à très-peu près, le cas où se trouvent Jupiter et la Lune. Si, au contraire, l’obliquité de l’écliptique était de 90°, c’est-à-dire si la ligne des pôles était située dans le plan même de l’écliptique, les inégalités des jours, des saisons et des climats seraient énormes, car, à trois mois d’intervalle, les contrées polaires auraient le Soleil tantôt à leur zénith, tantôt à leur horizon, et il en serait de même dans les contrées équatoriales. La Terre serait inhabitable. J’engage les élèves à discuter cette hypothèse dont Uranus offre précisément la réalisation, et dont Vénus n’est pas très éloignée si, comme on le croit, l’obliquité du plan de son orbite sur son équateur est de 73°2". J’ai souligné deux passages importants. Tout le texte mérite le soulignement et une diffusion pédagogique révélatrice du "savoir des astrologues" dont certains prétendent rejoindre l’astronomie ! Quelle astronomie ? ! Un auteur contemporain, B. Vorontsov-Véliaminov, dans un livre d’exercices pratiques, pose la question : "Si l’axe de rotation de la Terre était perpendiculaire au plan de l’écliptique, quelle en serait l’influence sur la durée du jour dans différents lieux de la Terre aux saisons différentes ? Quelle en serait l’influence sur les saisons et le climat terrestre ?" Réponse : Toujours et partout le jour serait égal à la nuit et il n’y aurait plus de succession de saisons. Retour au Soleil ! écrit pourtant le tambour des astrologues. Il est manifeste, à moins d’avoir un QI négatif, que si le soleil est une source d’énergie, de chaleur et lumière, pour chaque planète - et la Terre est une planète - les saisons dépendent de l’angle de réception (inclinaison orbite/équateur) de cette source. Les astrologues ne s’y feront jamais : le zodiaque est sur Terre et dans l’Homme parce que l’Homme est sur Terre. Les longitudes zodiacales qui marquent les débuts et fins de Signe ne donneraient qu’une saison uniforme, donc aucune saison, et l’égalité jour = nuit aucun Signe, si le plan écliptique de translation coïncidait avec le plan équatorial de rotation (3) . Variations diurnes/nocturnes Une autre évidence incompréhensible pour les astrologues, en dépit des écrits et graphiques, est la différence entre jour et arc diurne, nuit et arc nocturne. Le jour-lumière et non le jour-durée de 24 h, est l’arc diurne du soleil, la nuit son arc nocturne. Du soleil et seulement du soleil. En été, sous la latitude Nord de Paris , la durée du jour, abstraction faite de l’aurore et du crépuscule, est de 16 heures, celle de la nuit de 8 heures. Il fait jour, le ciel est bleu, parce que l’arc diurne est celui du soleil diffusant son rayonnement dans l’atmosphère. Sans atmosphère notre "jour" n’est plus bleu, le soleil apparaît sur fond "noir" comme les astronautes le voit sur la Lune. En astrométrie, malgré l’équivoque de la terminologie, le jour, lorsqu’il ne désigne pas une durée de rotation terrestre, n’est pas synonyme de diurne. Est diurne ce qui est au-dessus de l’horizon du plan local, nocturne ce qui est au-dessous de ce plan. Pour éviter la confusion jour = diurne, j’ai adopté la terminologie :
Diurnes ou nocturnes, les arcs se calculent par des formules qui ne tiennent pas compte du crépuscule (4). Ce qui est une bonne réponse à donner aux arguments anti-conditionalistes, car s’il n’y a pas plusieurs formules de calcul des arcs, il existe plusieurs définitions du crépuscule :
L’astrométrie a ses orbes, variables selon le référentiel : civil, astronomique, ou nautique. Pour les arcs, la variation ne porte pas sur le calcul mais sur la façon d’exprimer différemment la même chose.
Ceci étant posé : sous le ciel de Paris, qu’il fasse nuit ou jour, qu’il pleuve ou qu’il vente, un astre sans latitude céleste, à 0° du Cancer de déclinaison 23°,45 Nord aura, comme le soleil en été, 16 heures de présence au-dessus du plan de l’horizon, 8 heures d’absence de ce même plan. Sous ce même ciel, à la longitude zodiacale opposée, à 0° du Capricorne de déclinaison 23°,45 Sud, un autre astre, étoile, Lune, satellite artificiel géostationnaire, aura sensiblement 16 heures de présence au-dessous du plan de l’horizon, 8 heures d’absence de ce même plan. Savant doué d’une patience de vulgarisateur qui ne court plus les rues, H. Faye dresse le tableau des durées, par unité horaire, des arcs de présence selon les Latitudes géographiques : L’hémisphère boréal est Nord, l’austral est Sud. Les figures 72 et 73 n’étant pas reproductibles, je les ai remplacé par celle ci-dessous pour commenter le principe des "phénomènes inverses" avec l’exemple d’une seule Latitude (23°,5 Nord). Au solstice d’été, l’hémisphère Nord reçoit un maxima de lumière et son supplément, par rapport à l’équinoxe, est égal à ce qui est soustrait à l’hémisphère Sud. Géométriquement, cela se traduit sur la figure par l’arc "NT" de 23°,45 ; "N" désignant le Nord, "T" la Latitude du terminateur (cercle de séparation jour-nuit) en hémisphère Nord. Cet arc, diurne en Nord, est nocturne en Sud. Sous la Latitude d’exemple (23°,5 Nord), la durée du jour, schématisée par le segment "bc" est de 13h27 mn, la durée de la nuit, schématisée par le segment "ab", de 10h33 mn. En négligeant le déplacement quotidien du soleil, le parallèle "abc" est égal à 24 heures sidérales, durée de la rotation terrestre. Dans cette figure, il n’y a pas de proportionnalité entre les segments et les durées. Au parallèle Sud correspondant (23°,5 Sud) : "ab" nocturne en Nord, devient diurne en Sud pour la même durée (10h33 mn) ; "bc" diurne en Nord devient nocturne en Sud pour la même durée (13h27 mn). Au solstice d’hiver, le soleil se place au parallèle 23°,5 Sud ; par rapport à l’axe des pôles le terminateur s’inverse : "T" passe de gauche à droite sur la figure (la calotte polaire Nord est dans la nuit), "T’" de droite à gauche (la calotte polaire australe est éclairée). Les durées indiquées dans le tableau d’H.Faye permutent : les boréales (Nord) deviennent australes, les australes boréales. Dans notre exemple : la durée du jour Sud (10h33 mn) se change en durée du jour Nord ; la durée de nuit Sud (13h27 mn) devient la durée de nuit Nord. Pour chaque déclinaison Nord ou Sud des degrés d’écliptique et des positions planétaires, chaque Latitude géographique a ses durées de présence et d’absence. Les durées diurnes-nocturnes solaire de ce "zodiaque local" mettent en cause la rotation terrestre d’Ouest en Est et sa translation pour leur variation au cours de l’année. Dans le cas des planètes, la présence se substitue au jour-lumière, le cycle est plus court ou plus long, les variations plus compliquées. Afin de mesurer le supplément de lumière d’un hémisphère sur l’autre, il est possible de faire la somme des durées supérieures à l2 heures depuis la Latitude 0° jusqu’à 90°, degré par degré. Il est beaucoup plus simple de calculer la surface d’hémisphère concernée par cette sommation d’heures. Elle varie selon la formule d’un fuseau sphérique : Pi x R2 x alpha / 90. En adoptant surface terrestre = 1 comme unité, la variation en +/- ne dépend que de l’angle alpha qui n’est rien moins que la déclinaison, hauteur équatoriale comptée, à volonté, degré par degré, ou Signe par Signe... pour obtenir une double sinusoïde je ne sais combien de fois publiée depuis que j’enseigne le conditionalisme et que pour être complet je reproduis à nouveau à la page suivante. Proportionnelles aux arcs, les surfaces oscillent donc de 90° +/- 23°, 45 en moyenne. Il n’est plus nécessaire de parler de "rythme" diurne/nocturne, mais d’une présence "universelle" à l’instant "t" de passage au méridien supérieur comme le soleil de la figure précédente. Pour cette figure, l’arc de méridien Nord "TNEq" = 90° + 23°,5 = 113°,45. L’arc de méridien Sud : 180°-113°,45 = 66°,55. En unité de surface, si Terre = 1, l’hémisphère Nord = 0,315, l’hémisphère Sud = 0,185. On retrouve, évidemment, les valeurs exprimées en % dans L’Astrologie Universelle (collectif. Ed. Albin Michel. 1986). La prochaine étape sera de convertir les surfaces en puissance reçue du soleil, de la lune et planètes. Ce n’est pas un calcul impossible, mais la rigueur prend du temps. La courbe sinusoïdale des durées s’est transformée en sinusoïde des déclinaisons, mais la structure est la même et les corrélations qui s’en dégagent également. Ainsi, on peut remplacer le trait plein par les durées de présence d’un zodiaque local, le tireté par les durées d’absence ; réduites à la même échelle les courbes seront sensiblement identiques. La terminologie "présence-absence" a l’avantage sur les arcs diurne-nocturne, de s’appliquer aussi bien aux différents rythmes locaux des zodiaques Ouest-Est (Latitudes géographiques) qu’au zodiaque universel Nord-Sud, des déclinaisons, mais le langage nous piège. Un astre de déclinaison Nord, donc de présence dominante dans cet hémisphère, reste visible du Sud, comme le paysage de l’autre bord d’une rivière. Pour user de l’image la plus adéquate possible, celle de "degré d’ouverture ou de fermeture" m’a semblé convenir. La déclinaison correspond alors aux ouvertures plus ou moins grandes des deux hémisphères sur les étoiles et configurations de leurs hémisphères célestes respectifs. Après avoir supposé une écliptique inclinée de 0°, puis de 90°, sans modifier le soleil, nous allons conserver l’inclinaison de 23°,45 mais éliminer le rayonnement solaire. Au lieu de tourner autour d’une étoile "G", sous la même puissance attractive, nous gravitons autour d’un diffuseur de parfum de lavande, de vanille, ou de violette, comme on voudra. Peut-on nier que, pour un flux uniforme, ce sont les différents degrés d’ouverture qui détermineront les différentes quantités de parfum arrosant les deux hémisphères ? Et, si au parfum nous préférons un air d’accordéon monotone, les doses d’audience varieront également avec la grandeur des fenêtres Nord et Sud. Comme la hauteur dans le mouvement diurne, une déclinaison croissante accroît l’intensité. Uniquement avec cette variable universelle, le zodiaque prend une consistance concrète (ouverture, intensité) qu’aucune autre approche ne saurait lui donner. Rigoureux, rationnel, cohérent, ce Zodiaque est indépendant de la nature des sources extérieures qu’il structure. On peut ajouter une qualité d’invariance... sans fantaisie depuis des millénaires. Comme source extérieure, j’ai privilégié la gravité... la lumière étant son "gyrophare", car la gravité n’est pas visible. Inlassablement à l’affût de n’importe quel argument négatif, les adversaires du conditionalisme déclarent que j’accorde, à tort, un effet astrologique à la lumière. Peut-être en a-t-elle un, et je le pense. Mais ne sachant pas ce qu’il en est exactement, je me suis contenté d’avancer que la lumière était le signal apparent d’un signal non-apparent que l’on ne connaît pas, ainsi qu’un véhicule dont les phares permettent d’apprécier une vitesse qui ne tient pas à la lumière mais au moteur et au conducteur. Les corrélations neuro-noologiques (5) obtenues avec le zodiaque photopériodique ou la sinusoïde des déclinaisons, sont aussi systématiques, rationnelles et cohérentes que leurs fondements astrométriques. Elles permettent des portraits, des synthèses et des combinaisons aux nuances impossibles à rendre avec les Eléments traditionnels. Une corrélation fondamentale pose :
Les statistiques de Michel et Françoise Gauquelin font état d’une distribution des planètes dans le mouvement diurne qui, à l’époque de la publication de La condition solaire, résumait en un seul graphe de 29.000 positions planétaires, la prépondérance en étendue et amplitude de l’arc diurne sur le nocturne. Le rapport entre les fréquences "au-dessus du plan de l’horizon" des levers et culminations supérieures, et les fréquences "au-dessous du plan de l’horizon" des couchers et culminations inférieures, est du simple au double en faveur des fréquences diurnes. L’inhibition étant une réduction ou frein de l’excitation, la corrélation arc nocturne —> inhibition est aussi fondée que arc diurne —> excitation. Le graphe des Gauquelin étant normalisé aux durées de 12 heures d’arcs diurne et nocturne, si cet arc augmente, statistiquement l’étendue et l’amplitude doivent suivre ; s’il diminue, l’effet planétaire attendu doit être en baisse. Indépendamment du bilan global des Gauquelin, suivant la méthode déductive qui fait partie des méthodes scientifiques, j’ai accordé une excitabilité particulière, définie "associative" aux Signes de la 3e quarte (Balance, Scorpion, Sagittaire). Dans cette quarte, l’accroissement des durées s’applique aux arcs nocturnes. L’inhibition de l’absence tempère l’excitation corrélée à la croissance, d’où la signalisation de cette quarte par un -+. Dans la quarte opposée, où l’accroissement s’applique aux arcs diurnes, le code ++ marque l’amplification de l’excitabilité. Même raisonnement pour l’excitation diurne compensée par la décroissance de la 2e quarte, codée +- , et pour l’inhibition nocturne amplifiée par la décroissance de la 4e quarte, codée —. Le cycle résultant : ++, +-, -+, — restitue la structure de la sinusoïde. M. Gauquelin résume ainsi la distribution de 29.000 positions planétaires. Témoignage intéressant pour nos corrélations : l’étendue des deux maxima diurnes l’emporte de loin sur l’étendue des deux maxima nocturnes (sous l’horizon), et l’amplitude diurne est le double de l’amplitude nocturne. Existe-t-il des corrélations zodiacales qui peuvent se prévaloir d’un échantillon statistique de 29.000 dates en 1965, probablement triplé en 1998 ? Non. Les multiples "associations de recherches" en astrologie, en principe concernées, auraient dû informer leurs lecteurs pour les inciter, après une analyse objective, à persévérer ou se détourner de notre voie. Ni ceci, ni cela. L’information, dans les cas rarissimes où elle a eu lieu, s’est limitée à la correspondance des Signes avec la typologie pavlovienne, alors que le plus important, pour la recherche, est de savoir comment, sur quelles bases, elle s’établit. Il n’y a que par le relais qu’une recherche peut se poursuivre. En fait de relais, le zodiaque noologique est ignoré, falsifié ou réadapté aux besoins des coucous. Une Association déclarée "scientifique" désigne toujours les Signes en "pairs" et "impairs" pour leurs corrélations avec l’introversion et l’extraversion. S’agit-il de résultats statistiques... ou vaut-il mieux éviter de reconnaître que l’excitabilité est plus proche de l’extraversion que les chiffres impairs, et l’inhibition plus proche de l’introversion que les chiffres pairs ? Je ne sais plus dans quel ouvrage ou quel cours, j’ai suggéré que l’arc nocturne était moindre en puissance d’excitabilité parce que l’astre sous l’horizon devait traverser une barrière, tandis qu’à découvert rien ne le gênait. Cette explicative est peut-être toujours valable, mais il y en a une plus simple. Nous vivons à la surface de la Terre : un astre au-dessus du plan de l’horizon est relativement plus près de nous qu’un astre au-dessous. Outre d’avoir à repenser le pendule selon les distances au lieu natal, ceci m’amène à poser le problème de la variation des effets zodiacaux selon la nature des récepteurs, physiques et humains. Le zodiaque, j’espère vous en avoir convaincu, est une suite de fenêtres, successivement ouvertes et fermées, aux dimensions cycliques croissantes-décroissantes. A l’extérieur de ces fenêtres, une source d’odeur, de lumière, d’attraction, de chaleur ou de clameur, peut varier en intensité, le zodiaque reste ce qu’il est : une variation des durées et des espaces d’ouvertures. Le problème est qu’il existe, derrière ces fenêtres, des récepteurs aussi variables en intensité et qualité réceptrice que les sources émissives que sont soleil, lune, planètes, et étoiles. Qui reçoit derrière la fenêtre ? En hémisphère Nord, ce sont des continents, des terres émergentes. En hémisphère Sud, des mers, des océans, des terres immergées. Les différences sont proportionnellement énormes : 80 % de terres en hémisphère Nord, 20 % en Sud. En astrologie, supposée science naturelle, qui oserait soutenir que le ciel est pareillement reçu, en Nord comme en Sud ? L’eau et la terre les départagent. On ne peut pas identifier l’effet de croissance de lumière en Nord à son effet en Sud. Je dis lumière, ce peut être la gravité. L’argument Nord —> terres, en conforte l’hypothèse, déjà bien étayée. Derrière la fenêtre des déclinaisons, il y a la différence des hémisphères ouverts aux mêmes configurations célestes pour les traiter différemment. Dans chaque hémisphère, il y a des êtres humains qui, sous l’angle biologique, selon la Latitude de leur habitat, ne perçoivent pas de la même façon ce que perçoit leur hémisphère. Pour un astrosymboliste, un Bélier du Groënland, de l’Equateur ou d’Australie, n’a pas le choix : il est Bélier, de Feu même en Laponie, combatif, impulsif, téméraire et exposé aux migraines. Pour un conditionaliste, le caractère n’est pas le monopole du ciel ; il est le produit de plusieurs conditionnements, culturels, raciaux, géographiques, astrologiques qui font qu’un Bélier des neiges éternelles ne peut pas être confondu à un Bélier des îles, tant pour la culture que pour le climat (6). Mais, la définition noologique du Signe, étrangère aux amalgames de l’affectivité peut nous en livrer la spécificité strictement astrologique, tel le "sens des contraires", qui sous la diversité de ses expressions affectives, caractérologiques, est une propriété de l’esprit. Ainsi, l’école conditionaliste qui passe pour affreusement matérialiste soulève un problème qui tient du défi : comment, par quelles voies, une figure d’équilibre terrestre peut-elle, chez certains êtres, conditionner sous des formes inconscientes subtiles l’activité mentale ? SUITE Cet
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Jean-Pierre Nicola
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