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en Astrologie Naturelle

Poissons
Albert Einstein ou l’absolu Poissons de la relativité

« Einstein serait l’un des plus grands théoriciens de la physique de tous les temps, même s’il n’avait pas écrit une seule ligne sur la relativité ». Max Born, prix Nobel de physique.



Albert Einstein était un homme profondément simple qui n’aimait pas les honneurs. « Il ne faisait rien pour le mérite, rien pour l’argent, rien pour surclasser les autres, et rien pour plaire aux gens (1) ». Jamais il ne porta de médaille ou de ruban et considérait l’argent comme le plus grand des maux de l’humanité. C’était un homme de devoir, conscient de sa responsabilité envers l’humanité et libre de toute entrave. « Plein d’urbanité envers les humbles, il pouvait n’être qu’à peine poli avec les grands du monde, ou ceux classifiés comme tels (1) ». Il manifestait beaucoup de réticences à contracter des relations personnelles très intimes ce qui a fait de lui un solitaire.

Né le 14/03/1879 (selon l’État-civil à 11 h 30) à Ulm dans le Wurtemberg, Albert Einstein ne fut ni particulièrement bon ni particulièrement mauvais élève. Sa grande faiblesse était le manque de mémoire. Il avouait n’avoir aucun don spécial mais reconnaissait être passionnément curieux. Il possédait une remarquable intuition, pleine de finesse, qui allait d’ailleurs lui permettre d’élaborer sa « théorie de la relativité restreinte » et sa « théorie de la relativité généralisée ».

Astrologiquement parlant le thème de naissance d’Einstein est caractérisé par la hiérarchie planétaire suivante (cf. Manuel d’astrologie universelle. Richard Pellard) :

▶ Soleil conjoint MC.
▶ Jupiter conjoint MC.
▶ Uranus conjoint FC.
▶ Mercure conjoint Soleil dominant
▶ Saturne conjoint Soleil dominant
▶ Pluton sextile Soleil et carré Jupiter dominants (complète le » t »)
▶ Mars sextile Soleil dominant et trigone Pluton (n° 6)
▶ Vénus conjoint Mercure-Saturne
▶ Lune trigone Vénus
▶ Neptune sans aspect (planète aveugle)

À partir de la hiérarchie planétaire, il est aisé de déterminer les familles R.E.T. dominantes qui sont, dans l’ordre : rRtETPep. Au niveau zodiacal il paraît judicieux de parler d’une dominante Poissons-Bélier, ce qui met en valeur le « sens des contraires » en phase adaptée et la « phase égalitaire » pour l’inadaptation.

‘r’ intensif : « Dieu ne joue pas aux dés »

Famille ‘r' — Soleil-Jupiter-Uranus : pouvoir de décision — représentation intensive Soleil Jupiter Uranus PoissonsLe niveau « Représentation » du R.E.T. domine largement le thème d’Albert Einstein : le ‘r’ avec les angularités de Soleil, Jupiter et Uranus, et le ‘R’ avec le Soleil et Mercure (notons au passage l’absence de Vénus, planète faible). Ce niveau « Représentation » sensibilise l’individu à ce qui est simple, évident, clair, unitaire, certain, au discours et au paraître. Cette famille « hyper-R » permet, également, l’autorité, l’esprit de décision, la volonté d’atteindre les objectifs fixés et la conscience de sa(ses) valeur(s).

Envers et contre tous, il est parvenu à imposer son point de vue et la certitude de la validité de ses théories car ce n’est qu’en 1919 que le savant anglais Eddington apporta la première preuve expérimentale (lors d’une éclipse du soleil) de la validité de la relativité einsteinienne alors que la découverte de la Relativité restreinte datait de 1905 et que celle de la Relativité générale datait, elle, de 1916.

Ce petit employé du Bureau des Brevets à Berne allait mettre à mal l’espace et le temps absolus de Newton, dogmes incontestables de la physique à cette époque. Ses idées révolutionnaires (Uranus) sur la relativité de l’espace et du temps allaient, radicalement, bouleverser le conservatisme (Jupiter) scientifique de son temps.

Le génie d’un homme n’est pas inscrit dans son thème mais si l’individu possède ce génie, le thème permet de voir comment celui-ci peut s’exprimer. Einstein possède parmi ses trois premières dominantes la planète Uranus. Certes il était indépendant, original, inattendu et même excentrique mais en aucun cas autoritaire, sec, cassant ou mégalomane comme Hitler, autre uranien tristement célèbre, l’était. Chez lui la fonction uranienne se manifestait par le besoin impérieux d’essayer de réduire le complexe (‘T’) au simple (‘R’), de décrire avec maîtrise et brio les lois qui régissent l’univers, et de montrer de façon univoque qu’énergie et matière sont étroitement liées par le biais d’une équation simple : E = mc2.

En fait, dans toutes les théories physiques d’Einstein on retrouve la présence constante du ‘r’. Pour lui « Dieu ne joue pas aux dés » (ce qui en ferait un Dieu ‘T’) mais il a conçu un monde logique, cohérent et simple. La validité d’une théorie scientifique se juge, à ses yeux, en fonction de sa simplicité et de sa clarté ce qui est bien ‘r’ et surtout solaire.

Certains astrologues pensent que si Einstein a conçu la théorie de la relativité c’est en raison de sa dominante zodiacale des Poissons. Pour certains, une des caractéristiques essentielles des Poissons, c’est d’être approximatif, imprécis, flou et non absolu. Dans ce sens on ne peut en aucun façon prétendre que la relativité einsteinienne trouve sa source dans le symbolisme des Poissons car « Le but de la théorie de la relativité, le grand physicien Sommerfeld le disait déjà dans les années 1920, c’est précisément de s’occuper de ce qui n’est pas relatif, c’est d’arriver à accéder à ce qui est absolu, à ce qui est invariant, à ce qui ne dépend pas du point de vue (2) ». La relativité serait donc surtout d’essence ‘r’ et surtout solaire sans oublier pour autant que le sens du relatif chez les Poissons dissimule avant tout son sens de l’absolu et de l’essentiel : en ce sens on peut également dire que la relativité est d’essence Poissons.

En tant qu’uranien et grâce à la force d’inhibition extinctive des Poissons, Einstein a eu l’audace et le génie « d’éteindre » les théories physiques de ses contemporains pour les remplacer par une théorie révolutionnaire.

La théorie de la relativité ne traite pas la « gravitation comme une force mais comme une courbure intrinsèque de l’espace-temps. Si de petits corps comme les planètes tournent autour du Soleil, ce n’est pas à cause de son attraction, mais tout simplement parce que, dans l’espace-temps courbe entourant le Soleil, il n’y a pas de lignes d’univers droites. Une ligne droite, c’est le plus court chemin d’un point à un autre. Dans l’espace-temps courbe, les mouvements des planètes se représentent par des géodésiques, analogues du chemin le plus court (3) ».

La géométrisation de la gravitation illustre le règne de la structure des Signes d’hiver et en particulier celle des Poissons.

Un Soleil anti-probabiliste

Soleil PoissonsLa hiérarchie planétaire d’Albert Einstein donne comme première dominante le Soleil, ce qui a priori pourrait surprendre certains parce qu’on le considère surtout comme un novateur et un révolutionnaire (Uranus).

Pour Einstein lui-même la relativité est synonyme d’invariance, d’absolu, de clarté, de certitude, de logique, de simplicité ou d’évidence. Incontestablement la fonction solaire joue chez Einstein un rôle de premier plan. C’est lui qui permit à la théorie des quanta de Planck de prendre son envol et c’est aussi lui qui propulsa la physique quantique à l’avant-scène (Uranus). Pourtant il s’opposa vigoureusement à sa nature probabiliste, tant et si bien que les physiciens quantiques le considérèrent comme un conservateur vieux jeu incapable de se remettre en question (formule négative du Soleil).

Einstein avait des difficultés à admettre que le monde de l’infiniment petit soit, par nature, indéterminé (Principe d’incertitude d’Heisenberg). Il était persuadé que le flou, l’incertain, l’obscur, le complexe (‘T’) qui règne au niveau de l’atome, était dû surtout à nos connaissances imparfaites plus qu’à la nature même de ce monde. Il était persuadé qu’il devait exister des variables cachées qui permettraient plus tard d’éclaircir ces énigmes (Uranus).

Einstein avait besoin d’un univers transparent, déterminé et prévisible. Le ‘E’ (niveau du concret, de l’expérience pratique, du tangible) n’est pas dominant chez Albert Einstein et de fait ces travaux ont pour point de départ la représentation, les idées et l’organisation qu’il se fait du monde (‘r’ et ‘R’). « Il prend pour point de départ, non pas les données expérimentales (‘E’), mais les théories fondamentales (‘R’) qui sont à sa disposition… (3) ». De fait Einstein n’est pas du tout un empiriste mais un spéculatif dont les théories ne sont vérifiées que bien des années après.

‘R’ : « Je suis un modèle, je pose pour les artistes »

Soleil PoissonsTaxer Albert Einstein d’opérer des simplifications excessives ou de manquer d’esprit critique (formule négative du ‘r’) serait une grossière erreur. Plus que tout autre Einstein était conscient qu’un jour ou l’autre la théorie de la relativité serait dépassée et complétée par une théorie englobant à la fois celle de Newton et la sienne. Capable d’autocritique, il était profondément curieux et lucide (‘t’).

Quant on l’interrogeait sur son « génie », il répondait : « Je n’ai aucun don spécial ; tout ce que j’ai, c’est que je suis passionnément curieux ». Et il est vrai que toutes ses recherches reposent sur cette profonde curiosité, ce goût de l’analyse et de la recherche (‘t’).

Soleil MercureLe ‘R’ est également dominant chez Einstein (Soleil dominant et Mercure sous-dominant). Le sens de l’humour (Mercure) de ce savant est bien connu de tous et un jour qu’il se trouvait dans un train, un passager qui ne l’avait pas reconnu lui demanda ce qu’il faisait dans la vie, il répondit : « Je suis modèle, je pose pour les artistes (‘R’) ». S’il savait s’imposer par son ouverture d’esprit, sa désinvolture et son esprit ludique, Einstein n’aimait pas lier des liens affectifs privilégiés (faiblesse de Vénus) avec ses interlocuteurs.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire le ‘R’ dominant, la sociabilité spontanée n’était pas le point fort d’Einstein ; il était surtout solitaire. Ce trait de caractère est probablement dû à l’inhibition extinctive du Signe des Poissons où se trouve son Soleil dominant, qui fait qu’en fin de compte l’essentiel pour Einstein est de se consacrer à la réalisation de son idéal. La proximité de Saturne à son Soleil natal (conjonction large) et à son Mercure natal (conjonction étroite) doivent également avoir participé à ce trait de caractère, en lui permettant de prendre du recul, de la distance par rapport à son image sociale et le superficiel des dialogues mondains.

Un jupitérien ambigu

Jupiter VerseauNous avons jusqu’à présent fort peu parlé de la planète Jupiter et pourtant celle-ci est la deuxième dominante du thème d’Albert Einstein, après le Soleil mais avant Uranus. Einstein semble avoir eu des difficultés à vivre pleinement cette fonction planétaire. Il n’avait aucun respect pour le monde de la finance et considérait l’argent (Jupiter) comme le plus grand des maux de l’humanité. Il s’impliquait totalement dans les idéaux qu’il poursuivait (Soleil) ; il était non-conformiste et original (Uranus) mais il ne faisait rien pour le mérite, rien pour être reconnu ou pour s’intégrer aux règles de la vie en société (Jupiter).

Einstein savait que pour obtenir une chaire à l’Université, il était de loin préférable d’obtenir un doctorat. Pourtant à son ami Besso il déclara : « Je ne chercherai pas à obtenir un doctorat… Toute cette comédie finit par m’ennuyer ».

Jupiter UranusCe rejet de Jupiter est probablement due à l’opposition d’Uranus et au carré de Pluton mais aussi au contexte historique dans lequel il vivait. Pourtant si Einstein a vécu la plus grande partie de sa vie en anti-jupitérien (attributs « Sujet »), il devint, malgré lui, un guide officiel, une référence morale et sociale ou un juge (Jupiter). Même ses confrères prétendirent qu’en vieillissant, il était devenu conservateur et conformiste. Je pense surtout qu’Albert Einstein essayait d’imposer sa vision unitaire (‘r’) de la physique.

Les dernières années de sa vie furent consacrées aux recherches sur les « théories unitaires de la gravitation et de l’électromagnétisme ». Malheureusement, le temps manqua à Einstein et le succès cessa de sourire à l’illustre physicien.

NeptuneUn dernier mot à propos du thème d’Albert Einstein. Contrairement à certains bruits qui courent auprès de collègues astrologues ; Einstein était tout sauf Neptunien. D’ailleurs cette planète est la planète « aveugle » ou férale du thème du savant.

L’année 1905 doit être considérée comme l’année durant laquelle Einstein fit ses plus grandes découvertes. Il y eut d’abord l’article « très révolutionnaire sur les quanta de lumière », puis sa thèse de doctorat et son article sur le « mouvement brownien » et enfin l’article « Sur l’électrodynamique des corps en mouvement » ou Relativité restreinte. Or durant cette même année, Einstein vivait un transit par conjonction de Neptune sur son Ascendant. Je vous laisse le soin de tirer les conclusions de ce transit, en ce qui concernait la carrière scientifique du physicien…

Notes :

▶ (1) Albert Einstein. Éditions Seghers.
▶ (2) L’Espace et le Temps Aujourd’hui. J-M Levy-Leblond. Éditions du Seuil.
▶ (3) Le monde quantique. Michel Paty. Éditions du Seuil
▶ NB : L’ouvrage dont je me suis principalement inspiré est celui du physicien Banesh Hoffman aux Éditions du Seuil : Albert Einstein, créateur et rebelle.

Article paru dans le n° 11 du Fil d’ARIANA (avril 1999).

Note de Richard Pellard

Une citation, attribuée à tort à Albert Einstein, circule depuis des dizaines d’années dans les milieux astrologiques. La voici :

« L’astrologie est une science en soi, illuminatrice. J’ai beaucoup appris grâce à elle et je lui dois beaucoup. Les connaissances géophysiques mettent en relief le pouvoir des étoiles et des planètes sur le destin terrestre. À son tour, en un certain sens, l’astrologie le renforce. C’est pourquoi c’est une espèce d’élixir de vie pour l’humanité ».

Cette citation est fausse. En réalité, Einstein était atteint d’anti-astrologisme comme la plupart des scientifiques. En fait, en 1951, dans son introduction à la biographie et à la correspondance de Kepler publiée par Carola Baumgardt, il a écrit : « l’astrologie est un ennemi intérieur neutralisé mais non complètement mort ».

La mort est-elle relative ou absolue ? Peut-on être un quart, à moitié, aux trois quarts mort ? Non. On est mort ou on ne l’est pas, à moins de croire aux morts-vivants, ce qui la fout mal chez un physicien rationaliste.

Einstein est mort et l’astrologie est toujours vivante.

Cet article vous a été proposé par Maurice Worme

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