Association pour la Recherche et l'Information en Astrologie NAturelle

Prèsentation Qui sommes nous ? Nous écrire S'inscrire à ARIANACours & SéminairesPlan du site Outils Calculez votre thème Thème du jour Outils Flash Ephémérides graphiques Communiquer Forums des articles Divers Annuaire de liens Statistiques du site Administration du site
Syndication










Rechercher


1. Astro-psychanalyse théorique et pratique Vous êtes ici : Accueil Documents Pour connaisseurs Astrologie & psychanalyse
Publié le : 29 octobre 2003
1. Astro-psychanalyse théorique et pratique



En 1950, le milieu astrologique parisien était en pleine effervescence "créatrice"... Il s’agissait, notamment, d’adapter la psychanalyse freudienne à l’astrologie par le biais des symboles. Les complexes avaient leurs planètes. Le principal de la terminologie freudienne : Œdipe, castration, oralité, analité, fixation, homosexualité manifeste ou latente, frustration, identification, sublimation, tout était en place.

La palette astrale étant plus large, il fallut créér des complexes. Tel celui de l’urètre chez l’uranien ambitieux, ou celui du "vagin denté" chez la femme castratrice. Les seins, qui sont pourtant matière à divers complexes selon leurs formes et dimensions, n’avaient droit à aucun intérêt. Sans doutes ces parties sont-elles déjà trop élevées... Enfin, ils sont quand même en filigrane dans le complexe de sevrage. Avec mon esprit de système, si j’avais eu droit à la parole, j’aurais probablement proposé un complexe d’anus denté, un autre de vagin relâché, pour faire équilibre. Mais, dans ce milieu de "libres critiques", les hiérarchies étaient claires. Il fallait être rapide et opportun pour placer un mot. Un certain samedi après-midi, grâce à une intervention sympathique, j’ai pu dire que Vénus devait gouverner la lassitude...

Dès le premier samedi d’accueil, mon thème fut l’objet d’une astro-psychanalyse au débotté. Il en ressortait qu’ayant "Saturne maître de VIII en VII", j’étais sujet aux inhibitions sexuelles. En forçant légèrement l’Ascendant vers le Cancer, il apparut un complexe œdipien d’attachement à la mère... Je devais être aussi très oral, un peu anal. C’est ainsi que l’on fait parler l’astrologie quand on ne "s’appartient plus".

Je ne crois pas que ces fadaises méritent la peine d’un débat. En gros, la théorie "astro-freudienne" (le mot est plus juste que celui d’astro-psychanalyse) repose sur l’analogisme précipité : sevrage à cause de la faux de Saturne, castration du fait de l’agressivité de Mars, etc. Placage de la vision freudienne-personnelle du monde sur une vision superficielle du symbolisme astrologique. Le freudisme a une théorie... on peut en discuter (à perte de vie). Où est la théorie de l’astro-freudisme ? Dans un analogisme qui se refuse à donner des bases concrètes aux symboles planétaires... c’est à dire un analogisme intellectuel, châtré, dévitalisé, exactement le contraire des sources du symbolisme (même freudien). On ne peut débattre d’une théorie inexistante... et je ne ferai pas état, ici, de ce que peuvent penser les freudiens de l’astro-freudisme de Barbault.

Reste la pratique. Irremplaçable pour connaître son camp, savoir ce que l’on attend soi-même de l’astrologie. C’est pourquoi je conseille toujours d’appliquer les affirmations de diverses écoles, mais à fond, pas seulement sur les cas publiés par Barbault, sur les membres et amis de la famille, sur des consultants passifs, mais systématiquement.

Si vous réussissez à vous expliquer "l’oralité satisfaite" de Juliette Drouet (conj. Lune-Jupiter/Capricorne en effet maximal Gauquelin), celle de Salvador Dali (Lune-Jupiter dominant en Bélier), de Van Gogh (conj. Lune-Jupiter/Sagittaire), de Brel (Vénus-Jupiter/Taureau), du physicien Max Planck (amas Taureau avec Vénus-Jupiter), d’Adolf Hitler (amas Taureau, Vénus-Jupiter/Capricorne)... le conditionalisme ne peut rien vous apprendre. Et l’oralité "insatisfaite" de Paul Robert (Saturne-Lune, Ascendant en Taureau) ou Hans Geiger (Saturne-Lune en Taureau opposition Vénus) vous éclairera certainement sur les mobiles du créateur du dictionnaire ou l’inventeur d’un instrument de mesure de la radioactivité. Il y a des cas amusants. Pierre Dudan est né sous l’opposition Lune-Saturne angulaire. Chanteur d’une époque, il est l’auteur d’un joyeux refrain oral : "On prend son café au lait au lit... avec des croissants". Une joyeuse avidité qui fit son triomphe.

Je devrais énumérer les cas d’attachement à la mère parfaitement inutiles à la compréhension du thème et de la personnalité. A quoi bon ? En raison de l’ambiguïté des symboles, les significations sont réversibles... On fuit d’autant plus sa mère que l’on y est attaché, c’est bien connu. Giono, avec la Lune en Taureau opposée Saturne en Scorpion, ne boit que de l’eau (et du café au lait ?)... mais avec la même configuration il aurait pu ne pas désaoûler, nous aurions la même et unique configuration auto-satisfaisante. N’est-il pas plus loyal d’avouer que l’horoscope n’est pas le Sujet et que chacun répond à Saturne-Lune, au problème d’adaptation qu’il pose, à sa façon, selon les moyens du bagage "terrestre" (hérédité, éducation, contexte social) ?

Chacun est libre de pratiquer l’astrologie comme un art et une mancie, de suivre les lois de sa sensibilité, les mailles de son tissu. C’est une question de liberté et non de connaissance. Chacun est encore libre de dire que la Terre est parfois ronde, parfois cubique : ronde le jour, carrée la nuit, par exemple. C’est une affaire de poésie intime. Tout change s’il prétend que sa poésie est une connaissance "extra-personnelle". En ce cas, les sensibilités moins poétiques sont en droit d’exiger des preuves.

Les penseurs avancés de l’astrologie, diviseurs impénitents de l’homme contre le monde, estiment qu’il n’y a pas "une" astrologie, mais des astrologues... qui se comptent au nombre des coeurs d’astrologues. Cette fraternité dans le pluralisme, ce regard profondément psychologique disparaît dès lors qu’il s’agit d’accepter dans la communauté des astrologues qui ont tempérament à croire à une astrologie extra-personnelle avec des planètes matérielles, des symboles concrets, des réalités mesurables. Alors les extravertis, les objectifs ne font pas partie de l’humanité ? L’exclusion montre l’artifice d’une insoutenable position subjectiviste.

Mis en "situation", nos penseurs se comportent en vulgaires politiciens en quête de pouvoir et non de connaissance. Le cœur aimant de Barbault est le plus gros de tous, celui qui court devant les autres pour être le premier devant la postérité. Il peut flatter et encourager les astrologies dont il n’a rien à craindre parce que réellement poétiques et subjectives, mais le tissu poétique et subjectif devient féroce s’il y a l’ombre d’une concurrence objective.

Le jour où Barbault m’a rendu le manuscrit de "La Condition Solaire", il était blanc... ce qui n’est pas la couleur de l’admiration. "C’est une vue de l’esprit...", m’a-t-il dit.

Il y aurait donc une astrologie qui ne vient pas du cœur ?... mais de son ennemi : l’esprit !

Sigmund, Carl... et les autres

Mes diatribes s’adressent le plus souvent à l’astro-freudisme, aux fantaisies du psychanalysme sauvage, qu’à la psychanalyse en soi. Si l’on veut bien entendre par là une méthode et une recherche qui ne remontent pas à Freud en personne et qui sont loin d’être achevées.

J’ai lu "Introduction à la Psychanalyse" et "La Science des Rêves" autour de ma 16e année. Un ami bien intentionné m’a offert "La Psychopathologie de la vie quotidienne"... Pas besoin d’être pavlovien inconditionaliste pour comprendre que depuis, j’ai du mal à prendre Freud au sérieux. En bon "cancérien", j’ai pratiquement grandi dans la rue à partir de 7 ans. Dans le temps de l’adolescence, avec les copains, il y avait deux livres qui défoulaient notre hilarité et nos inhibitions sexuelles : "La Science des Rêves" et le "Kama-Sutra".

A mon avis... Le goût actuel des femmes et du féminisme pour le freudisme est en rapport avec une éducation plus rigide pour les filles que pour les garçons sur le chapitre de la liberté de langage. Avec le freudisme, il est permis de parler de "ces choses" en termes polis et choisis. Il est possible aussi de prendre sa revanche sur les silences de la famille. Entre garçons, on n’avait pas besoin d’images ou de symboles. Je me demande parfois ce que serait le freudisme si Freud avait eu pour clientèle une population ouvrière qui ne symbolise pas le sexe et ne connait guère la censure faute de fantasmes.

Par discipline, il m’arrive de relire Freud en me retenant de rire, mais j’avoue qu’aujourd’hui je craque. A tous les amis qui sont freudiens, j’assure que je ne me moque pas. Lorsque le CEFA (6) dispensait des cours collectifs, sur ma recommandation la psychanalyse freudienne était enseignée par André Baby. C’est vous dire que je ne mélange pas les goûts et les idées. Certes, je n’assistais pas à ces cours.

A cause de ce que l’on refoule vraiment en milieu "populaire", Jung m’a davantage impressionné. Lorsqu’on grandit dans la rue où les équilibres s’établissent à partir de critères objectifs, les critères "inconnus" ne relèvent pas du sexe, de la force, de la censure, du permis, mais du mystère, du sens des choses, de la signification métaphysique des pauvres et des riches. J’imagine qu’il y a là une explication possible (et jungienne) de l’impact des religions sur les démunis. Leur rêve n’est pas le septième ciel du plaisir ou de la supériorité, mais le paradis "d’être SOI". Pour saisir cet attrait il faut être aliéné, empêtré dans des contingences qui ne sont pas celles du sexe, le septième ciel étant (heureusement ?) plus accessible que la liberté de création et d’expression.

L’Œdipe du pauvre n’est pas l’Œdipe du riche. Haïr un père pauvre pour aimer une mère pauvre n’est pas dans la logique du pauvre. Il n’aime pas la pauvreté (d’où la course aux réfrigérateurs, gadgets, voiture, maisons, propriétés... substituts de la mère ?). On risque davantage de souhaiter la mort d’un père à héritage... ou gênant pour sa propre représentativité sociale. Œdipe fut Roi. Pas de royaume chez les pauvres.

Lorsque Barbault (7) analyse "un sadique de complexe sado-anal", outre le fait qu’il invoque une configuration (Pluton carré Mars-Soleil conjoints en Vierge) que l’on retrouve, par exemple, chez Sacha Guitry (avec Soleil-Mars conjoints en Poissons mais toujours carré Pluton), il glisse sur le fait qu’il s’agit du "fils d’un Procureur de la République". Une comparaison avec le thème du père s’imposait pourtant, outre une analyse en compréhension de la situation. Avec l’héritage "fils de Procureur"... il faut être sérieusement soutenu par le ciel pour vivre son Œdipe avec des circonstances atténuantes.

De temps à autres, je relis Jung. Je tiens plus longtemps et je n’en ris pas. Il pensait à tout... presque. Je fatigue à cause de son excès de "Sujet". J’ai compris, en le lisant, que si le rationalisme pèche par une science sans âme, une âme sans science ne vaut guère mieux. La contradiction jungienne vient de ce qu’il prône une vision globale du Soi... en privilégiant le Sujet. Le S.O.R.I. qui, lui, privilégie l’Intégration (ni Sujet, ni Objet, ni Relation, mais un ensemble qui n’est aucun des trois), répond à ce problème.

Tous les choix de référentiels exclusifs (Sujet ou Objet ou Relation) sont diviseurs de l’homme... surtout le référentiel "Sujet en Représentation" qui est de mode. Car le Sujet est "Intégration du monde". Il porte ce monde en lui, sous forme d’antagonismes que les sciences et mystiques encouragent par un excès de Sujet, d’Objet ou de Relation. L’Intégration n’est pas considérée comme "science", humaine ou physique, parce qu’elle menace de réconcilier l’homme avec lui-même et de changer le monde en Sujet... au lieu de faire du Sujet un monde séparé... c’est-à-dire étudier l’instinct "sado-anal" en soi, avec les planètes, sans parler du reste : le père, la société, le réel des planètes.

Comme Freud, Jung a ses adeptes parmi les astrologues. Si l’astro-freudisme est excessivement réducteur, l’astro-jungisme plane dans une métaphysique injuste envers les planètes qu’elle prend pour tremplin. Jung ne fut pas seulement médium, occultiste, ésotériste... Il fut également homme de science et de bon sens, considérant la "raison" comme un aspect nouveau de l’aventure humaine.

L’Astrologie relève du référentiel Intégration parce que l’Homme et le Système Solaire forment un ensemble en équilibre... un ensemble d’équilibres et de structures rythmiques. Nous n’avons pas à adapter les psychanalysmes venus et à venir. Nous avons à respecter l’Homme et le Ciel. La théorie de âges n’a pas d’autres maîtres que les "cycles planétaires" et les étapes de la maturation envisagées sous les angles réflexologiques, biologiques, psychologiques, sociologiques... le meilleur angle étant, ceci-dit, le R.E.T. et le S.O.R.I. qui ne viennent pas des œuvres choisies de Pavlov mais de ma propre réflexion sur les significations astrologiques.

Le langage réflexologique n’est pas réservé aux "pavloviens". Il appartient à la neurophysiologie. La terminologie freudienne est loin d’avoir conquis et ravi tous les psychanalystes.

Pour limiter les risques

Je ne serai jamais assez passionné de psychanalyse pour en faire un manuel. Voici, quand même, quelques idées et conseils aux astrologues soucieux d’appliquer Freud à l’interprétation d’un thème :

ŒDIPE : Si vous relevez une sensibilisation aux conflits de famille, ne vous fiez sur-tout pas aux aspects à la Lune et au Soleil pour savoir si la haine ou la préférence concerne l’un ou l’autre sexe eu couple parental. Prises à la lettre, les correspondances : Lune = Mère, Père = Soleil sont fausses, archi fausses. Il y a des Mères solaires (et même une mère-Soleil) et des Pères Lune. Ils se portent très bien, merci pour eux. Le plus simple est de comparer les thèmes. C’est l’ensemble familial : parents, frères, sœurs, qui est à considérer. La comparaison avec le thème de la mère devrait se faire systématiquement parce qu’en dehors des fables sexuelles poétiques ou grotesques, le couple mère-enfant a des racines biologiques que bien d’autres couples lui envient ! En revanche, outre le ciel du père, celui de l’éducateur, du "modèle" qui a marqué l’enfance (fût-il défunt et non contemporain) peut aider à détecter les orientations d’un développement.

Le ciel ne se soucie pas de nos morales. En ligne générale : efforcez-vous de comprendre une relation humaine dans un contexte socio-culturel donné et extra-horoscopique. Baudelaire fait le bonheur de nos fatalistes freudiens, parce qu’il est né sous une conjonction Soleil-Saturne en Bélier au carré de la Lune en Cancer. Or, il illustre au mieux l’Oedipe classique : mort du père, attachement (conflictuel) à la mère, haine du beau-père, fixation aux femmes exotiques et faciles, etc. Et, en apothéose, il meurt dans les bras de sa mère, celle dont il a chanté l’utérus. Un cas superbe pour se faire piéger dans l’horoscope absolu. La comparaison avec le thème de la mère révèle : un Soleil maternel en Capricorne au carré du Mars filial, un Mars maternel en Balance en opposition au Soleil filial. La sensibilisation "marsienne" de Baudelaire, outre la désunion du Bélier et du carré Soleil-Lune, disposaient, en somme, d’une "interlocutrice" malheureusement trop capable d’enfoncer son fils dans sa haine amoureuse. Duo-duel de Mars... Est-il vraiment besoin d’évoquer Œdipe pour comprendre une relation amoureuse de ce genre ? Les interdits et règles de société qui font l’Oedipe tel que nous le connaissons, sont-ils inscrits dans un ciel de naissance ?

"Il faut relever encore que, contrairement à ce que pensait Freud, le complexe d’Œdipe n’est pas universel. Les travaux toujours plus nombreux des anthropologues et des ethnologues au cours de ces trois dernières décades ont en effet montré que sans être exclusivement lié à notre culture occidentale, il faisait défaut chez un certain nombre de peuplades primitives, ou du moins ne se déroulait pas selon le schéma classique. Citons à ce propos un cas qui nous parait exemplaire. Ce cas est celui des Mundugunors, une tribu de cannibales et de chasseurs de têtes de la Nouvelle Guinée. Toute l’organisation sociale de la tribu, où hommes et femmes sont aussi virils et agressifs les uns que les autres, où les enfants sont haïs par les uns comme par les autres, repose sur l’hostilité et la rivalité, plus particulièrement sur l’hostilité et la rivalité entre père et fils. Complexe d’Œdipe ? Nullement, car le principal enjeu n’est pas la mère, mais la SŒUR. Et pour-quoi la sœur ? Parce que pour se marier, un homme doit donner une de ses soeurs en échange de la femme qu’il désire ; s’il n’a pas de sœur, il ne lui reste que la solution de l’enlèvement, ce qui signifie un combat sans merci avec le père ou les frères de la future épouse, puisque c’est leur ôter la possibilité d’un échange pour leur propre compte" (8).

Très bien, me direz-vous, mais ce sont des primitifs ! Ne nous en plaignons pas, ils sont authentiques, et il revient à Freud d’avoir montré que l’enfant est aussi un "primitif". Ce qui veut dire, en fait, que ce n’est pas lui qui vit l’Œdipe mais les adultes qui projettent leurs fantasmes mythologiques sur sa sexualité primitive et claire. Ce que l’enfant connaît vraiment, c’est la relation marsienne du duo-duel, amour-haine. Lorsqu’il avance en âge, les adultes lui inculquent progressivement leur interprétation socio-mythologique de cette relation. Il se pourrait, alors, que ce primitif qu’est l’enfant se trouve profondément blessé, perverti par une projection sans rapport avec une tendance sexuelle encore pure de toute signification sociale.

Et puis, comme les Mundugunors, il préfère peut-être sa sœur.

La tâche des conditionalistes est de définir chaque planète dans un référentiel universel, nécessairement abstrait (niveaux d’énergie du R.E.T. par exemple). Il faut ensuite comparer et confronter cette signification universelle à ce qu’en font les cultures et différentes sociétés aux âges correspondant aux cycles planétaires. Universellement, Mars est "existence d’Existence", ou l’ensemble des forces contribuant au maintien de l’équilibre vital (forces d’agression et de conquête nécessaires au bon fonctionnement de son vécu), mais il est des sociétés et des morales qui, à l’âge premier de Mars (1 à 2 ans) découragent ces tendances ou n’en font cas, alors que d’autres invitent avant l’âge à cultiver cette fonction. Notre culture est plutôt portée sur l’enfant discoureur, ou celui de 1 an...

Longtemps et même davantage, l’adolescence est passée inaperçue. L’inimitable Barbault lui consacre Mercure. L’Œdipe, lui, est gouverné par Soleil-Lune. Le premier carré Soleil-Lune se produisant dans les huit jours après la conjonction, on n’échappe pas à une dissonance Soleil-Lune dans ce laps de temps après la naissance. En somme, sitôt hors du nid placentaire, l’enfant pleure, est rouge de colère parce qu’il déteste son père, aspire à sa mère à la manière de Napoléon dans son berceau (9). Mais, pour respecter la vigueur de Barbault, je dois reconnaître qu’il accorde au Soleil les alentours de l’âge fort : vers 30 ans. Pour l’Œdipe, il vaut mieux être en forme.

Selon la théorie des âges conditionaliste, la crise œdipienne (3 à 6 ans) s’insère dans la dynamique jupitérienne. Le Jupiter début de cycle doit, en effet, "socialiser" les fonctions marsiennes dont il a pris le relais. Après les astres rapides (Lune à Mars et astéroïdes), Jupiter est la première planète lente, premier maillon de l’autre versant du système solaire (10), celui où commence l’effet des idéologies.

Bref, la théorie des âges nous montre que l’Œdipe est un phénomène de société, une interprétation d’adultes de la sexualité de l’enfant. En pleine dynamique d’insertion au groupe celui-ci, conformément aux règles de dressage et d’assimilation, donne à sa sexualité les significations suggérées par ses éducateurs. Un astrologue non-assujetti à la vision freudienne est en droit de penser aux caractères et tempéraments plus résistants que d’autres aux projections des adultes. Il est des adultes, faibles ou sains de la libido, qui ne font pas (trop) de projections. Il est des sociétés ou des milieux sociaux qui ont d’autres soucis et d’autres complexes que l’Œdipe.

HOMOSEXUALITE : Lorsqu’elle n’est pas manifeste, elle est latente. Lorsqu’elle est manifeste, l’hétérosexualité devient latente, ainsi de suite. L’homosexualité la-tente concernerait, au moins, deux personnes sur trois. Nous sommes tous un tantinet latent... Il suffit d’observer les mammifères. Si la proportion de 2/3 ou même de 1/2 est bonne, le nombre des configurations célestes ne suffit pas à remplir la demande. En d’autres termes, sur le nombre total des aspects planétaires possibles, ceux concernant théoriquement l’homosexualité latente sont insuffisants. C’est grave !

Du côté des manifestes, outre l’excès de masculin et l’excès de féminin, il y a le snobisme. Est-ce un excès ? On peut se demander si le nombre de vrais homosexuels (à définir autrement que par les critères des refoulés ou obsédés) est aussi grand qu’on le dit ou qu’on le croit. Et parmi les vrais il n’y a pas que les manifestes.

Ne cherchez pas - comme cela se pratique chez les astro-freudiens - à étonner votre consultant en démasquant sa véritable identité sexuelle. D’après son ciel, jugez plutôt du sens, de l’authenticité et de l’évolution possible de son identité si elle lui pose des problèmes d’adaptation. Jugez aussi de sa résistance à un contexte social éventuellement hostile. La "déchéance" d’Oscar Wilde n’est pas seulement liée aux planètes de "l’événement funèbre". On n’a pas manqué de l’encourager à vivre négativement son opposition Saturne-Mars. Même opposition Saturne-Mars angulaire chez le philosophe Foucault qui, lui, est engagé dans les revendications homosexuelles et les luttes contre l’univers carcéral. Les chances de vivre bien ou mal son sado-masochisme ne sont pas les mêmes selon l’époque et le milieu.

Une autre aberration consiste à définir la polarité psychique d’un être à partir du "sexe" (eh oui, elles aussi) des planètes. Il est des "vénusiens" qui vivent très bien dans la grâce, les sentiments, les goûts et la logique attribués au modèle féminin. Les "marsiennes" s’écartent plus facilement du modèle (aujourd’hui mal en point) par leur réalisme et leur combativité. Elles ne sont pas nécessairement disgracieuses, garçonnes et en quête de pénis bien à soi. Elles vivent en "marsiennes" une sexualité féminine, parce que Mars n’est pas un sexe, mais une planète qui incite à une façon d’être quel que soit le sexe.

Dans la mesure où les problèmes de société sur le masculin et le féminin interdisent certaines façons d’être, les marsiennes peuvent éventuellement riposter par la vengeance contre le mâle et se spécialiser dans la revendication ou les coups bas. La marsienne qui parvient à se réaliser socialement peut être, selon le portrait classique attribué à Mars-masculin : franche, loyale, de tempérament, directe... et féminine. Désolé d’avoir à vous infliger ces évidences. Mais l’intoxication astro-freudienne a atteint un tel degré que d’aucuns pourraient bien doute, face à leur sexe astral, de la réalité de leurs organes.

Faut-il vous préciser que Mars, rétrograde, dissonant et en Maison XI dans le thème de Freud, figure ainsi dans le groupe des "aveugles" ou contre-dominantes ? Conjonction Soleil-Pluton, conjonction Mercure-Uranus angulaires... avec Mars, Saturne, Jupiter dans les zones négatives de Gauquelin (XI, V, VIII). Les quatre dominantes : Mercure, Soleil, Uranus, Pluton (construisez le schéma R.E.T. des planètes) forment une belle symétrie, qui se passe entièrement de tout les groupes "E" et "e".

CASTRATION : Dans leur lutte pour la domination sexuelle, les animaux vont droit au but. La castration se pratique largement chez les hommes, pour l’art, pour l’exclusivité sexuelle, pour punir et prévenir. Les castrations physiques pour raisons sociales l’emportent de loin sur les castrations physiques de la vie passionnelle, mutilations pratiquées sous les effets réels des pulsions sexuelles et non sous celui de la volonté de puissance ou de l’esprit de système. Dans l’astro-freudisme, le terme de castration ne fait pas ces distinctions. Il s’amalgame au symbolisme de l’agressivité, dirigée contre soi ou contre autrui. Pour être éloquente, l’image symbole de la castration fait oublier que les sévices, interdictions, répressions du "Père-Pouvoir" ne sont pas des symboles mais des atteintes violentes (guerres, internements, incarcérations) à des valeurs d’existence au moins aussi importantes que le sexe. SUITE

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



Imprimer cet article
Rechercher sur le site :

Répondre à cet article
Messages de forum :
Le R.E.T. et Lacan
jeudi 28 juin 2007
par Richard

Salut Georges,

Pas de surprise : j’avais déjà reniflé dans tes propos une odeur lacanienne. D’ailleurs c’est bizarre, il y a pas mal de lacaniens ou lacanoïdes qui s’expriment sur ce site...

Bon, on ne va pas polémiquer sur la psychanalyse, ce n’est pas le lieu. Par contre, pour rester dans l’astro, et puisque tu sembles bien maîtriser le R.E.T., tu pourrais peut-être rebondir sur ses relations avec le Symbolique, le Réel, etc de Lacan, comme l’avait fait un des participants de ce forum ? Mercure-Neptune dissonants chez les psys : pas remarqué...

A+




Répondre à ce message

    Le R.E.T. et Lacan
    jeudi 28 juin 2007
    par Georges

    Salut Richard,

    OK je m’y colle ! En fait Lacan n"a jamais cessé de remodeler son système et les mêmes termes ne recouvrent pas exactement les mêmes notions aux différents moments de son enseignement, mais bon...

    C’est l’imaginaire qui est son départ, avec le stade du miroir:entre 8 et12 mois environ,l’enfant identifie son image comme une perception unifiée,image aussi de son semblable ; il entre alors dans un mode relationnel duel,lieu possible des mécanismes d’identification,de projection,de rivalité.

    Néanmoins l’accès à cette épure du semblable ne suffit pas à l’humaniser, l’humanisation dépend de l’accès au langage:il ne s"agit pas là d’apprentissage,mais del’intériorisation du registre du signifiant.Je donne un exemple:si tu donnes à traduire la phrase "ma soeur a mangé un avocat" à un logiciel,il ya pas mal de chances que tu obtiennes :"my sister has eaten a lawyer".Ce contresens du programme s’explique de ceci que la machinerie informatique reste au niveau duel,tenue par les 0 et les1 du code informatique à une correspondance terme à terme stricte.L’humain ,lui ne le fera pas parce qu’il dispose d’une perception contextuelle sous jacente qui s’exerce dans l’immédiat après coup de la succession des signifiants et rectifie le sens en permanence.C’est ce référentiel,qu’il nomme l’Autre (grand A) sur lequel Lacan fonde le symbolique.

    Le réel quant à lui,renvoie à l’irreprésentable:l’expérience analytique démontre que la pulsion rate son objet, que le désir méconnait le sien:le mamelon désiré par l’enfant allaité appartient au corps de la mère,le jouissif boudin fécal est voué à être perdu,le regard qui confirme l’image de soi et la voix qui dénomme ont un statut d’évanescence.De ces objets ne reste dans l’inconscient que la trace du manque,la cicatrice de la perte,ce en quoi ils prennent à la fois statut d’objets perdus et de cause du désir.

    Ce sont les objets "a" modèles en nous de l’absence radicale de réponse a un désir qui insiste sans cesse.C’est cette absence,cet impossible,ce trou dans la fonction du langage provoqué par un surcroit d’energie inconsciente que Lacan nomme le réel.

    On voit bien dans tout ça des parallèles possibles avec le RET:la représentation a bien en commun avec le symbolique la dimension de code de langage,l’existence est comme l’imaginaire lacanien "affaire de corps" et le réel par sa dimension d’irreprésentable,a quelque chose du niveau T.

    Cependant,je ne suis pas partisan d’une superposition idéale des 2 registres.Je leur crois des intersections,des similitudes,mais je ne les mettrais pas en équivalence,parce que le référentiel n’est pas le même : Avec RSI,on est dans des catégories issues de l’expérience du dire et de ses achoppements:dire le corps,dire le désir,dire ce qui insiste ou qui échappe.Avec le RET,on est dans des catégories issues d’un effort de description de conditionnements existentiels:le RETest du coté objectif du SORI , RSI du coté subjectif ;RSI propose un déchiffrage de l’intrasubjectivité,le RET présente certains des conditionnements exogènes qui determinent les comportements du sujet.

    Bien sûr, du coup ce n’est pas le même sujet:sujet de l’inconscient d’un côté,sujet en interaction de l’autre.Ce que je pense par contre,c’est que le rapprochement des 2 registres gagne à être envisagé dans un peu de complexité:par exemple,comment fonctionne un sujet à dominante R ou p, ou un uranus dominant, ou une vénus aveugle, sur les différents registres du réel, du symbolique et de l’imaginaire ?Parce que tout ce petit monde associe pas pareil,décompense pas de la même manière.

    De même:pourrait-on vérifier des résonnances particulières ,plutôt du registre du Réel,de l’Imaginaire ou du Symbolique,lors de transits R,E,ou T (ou d’ailleurs r,e,ou t) ? Ou bien constaterait-on que c’est toute la structure du sujet qui est mobilisée ?

    Bon,tout ça me laisse du pain sur la planche pour un prochain mèl...

    Sur ce,a +, je suis rétamé,je vais me coucher !

    Georges


    Répondre à ce message

      R.E.T. Noologique
      jeudi 28 juin 2007
      par Richard

      Salut Georges,

      Le R.S.I. lacanien ressort effectivement du référentiel "Sujet", et il n’est pas exportable dans les autres référentiels du SORI, alors que le R.E.T. est applicable dans tous les référentiels, "Sujet", "Objet", "Relation" et "Intégration". On ne peut donc pas superposer les deux registres, encore moins les mélanger. Le R.S.I. est d’essence psychologique, le R.E.T. d’essence noologique.

      Dans les dictionnaires, il est d’usage de faire du noologique un équivalent du psychologique. Je ne suis pas d’accord. L’éthymologie suffit d’ailleurs à les différencier nettement. En grec, "psukhé" signifie "âme sensitive" et "nous" signifie "esprit". Le "nous" qu’explore le R.E.T. est plus abstrait que la "psukhé" qu’explore le R.S.I.... et que peut aussi explorer le R.E.T.

      A+


      Répondre à ce message


Tous droits rservs. 2003 Richard Pellard reproduction interdite.
Le Webmaster : Franck Le Bozec
Site construit autour de l'application SPIP Squelettes du site. licence GPL

Documents Pour débutants Pour connaisseurs Théories générales L’anti-astrologisme Astro-Histoire Astro-physique Qui sommes nous ? Les planètes Astro-planètes Les aspects Interprétation Le zodiaque Portraits zodiacaux Pratique Les astro-entretiens de Françoise Hardy Consultations Astro-portraits de célébrités Publications Le Fil d’ARIANA Bibliographie Croquis de voyage d’un Sagittaire Panthéisme Nouveautés
maj :
samedi 2 août 2008
statistiques edition :
690 Articles
0 breve
1 1 site web
40 auteurs

statistiques visites :
76 aujourdhui
1162 hier
198035 depuis debut