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| Publié le : 4 janvier 2005
3. Symétries dans l’horoscope
Symétries du R.E.T. La symétrie, couplée à son contraire, l’asymétrie, fait partie des sujets qui ne remplissent pas le tonneau des Danaïdes. Centrale (ou radiale), axiale (ou bilatérale), ses perfections et imperfections, routines et inventions dans tous les règnes de la nature, devraient nous fasciner autant que la lumière. Nous en sommes aussi blasés que de notre propre bilatéralité. Ne nous en tenons pas à mes préliminaires pour briser la glace. Ils ne combleront pas le désintérêt ou l’ignorance des mystères de la symétrie, mais ils briseront la glace. Juste ce qu’il faut pour comprendre l’importance historique (épistémologique pour les philosophes) d’un modèle, le R.E.T., qui organise la symbolique et la réalité astrométrique dans une même configuration de symétries. Il y a des précédents avec les "dialectiques" de l’ex-C.I.A. (Centre International d’Astrologie) couplant Soleil-Lune, Mars-Vénus, Jupiter-Saturne, Uranus-Neptune, Mercure-Vulcain, Pluton-Proserpine, avec des Vulcain, Proserpine inexistants. On pourrait les attendre. A moins d’un miracle de la Transcendance leur apparition dans le champ solaire est hautement improbable. Ces couples privés d’assises astrométriques ont joué leur rôle de signaux-guides, déclencheurs de fonctions plus performantes pour cerner la complexité des relations réelles. Il y a plusieurs façons d’enseigner et d’illustrer le R.E.T. et cette pluralité ne favorise pas son crédit auprès d’un public réfractaire à l’effort d’adaptation à la nouveauté. Pour rappeler que le R.E.T. est le produit d’un outil appliqué au référentiel Relation, je commence par l’outil qui l’a produit : le Logoscope (Fig. 4). De prime abord, avec deux cercles compris dans un troisième, sept points, trois niveaux en progression géométrique, il n’y a pas de quoi fouetter un chat. Mais les cercles sont fléchés pour indiquer un mouvement qui les change en cycles représentatifs de transitions ou transformations des niveaux numériques : de 4 on passe à 1, de 1 à 4 par le grand cycle ; de 4 à 2 et de 2 à 4 par le cycle inférieur contenu par le plus grand ; de 2 à 1 et de 1 à 2 par le cycle supérieur également contenu par le plus grand. En substituant à ces chiffres, l’Unique, le Duel, le Multiple, on obtient déjà un guide plus complet que celui des philosophes qui dissertent sur l’Unique et le Multiple, à l’exclusion du duel, au centre du Logoscope et de la vie, lorsqu’on le quitte provisoirement pour le R.E.T. Le Logoscope n’est pas réservé aux philosophes. Il peut s’en passer, ou créer de nouveaux systèmes en suivant des transitions inédites, privilégiant certaines, ignorant ou éliminant des transitions infréquentables ou trop fréquentées. Dans Astrologie et Spiritualité (8). Christine Saint-Pierre a dressé, comme on pourrait le faire des philosophies, des systèmes économiques ou politiques, le tableau des structures sous-jacentes dans les religions. Bien entendu, on ne saurait réduire toutes les idéologies, dogmes, systèmes et croyances, à un squelette numérique, pas plus, d’ailleurs, qu’à des configurations astrales. Le Logoscope met lui-même en garde puisque les réductions de 4 à 1, 4 à 2, ou 2 à 1, sont compensées par une transition de complexification. Dans la conversion du Logoscope en R.E.T. chaque niveau a un degré de réalité ("R" : le mot ; "E" : la chose ; "T" : le contexte) exponentiellement supérieur au précédent. La progression 1, 2, 4, n’est que l’amorce d’une suite indéterminée de niveaux aux puissances positives et négatives (1/2, 1/4, 1/8...) qui, pour rester conformes au modèle de départ, devront créer à leur tour leurs connections cycliques avec les niveaux précédents. Un horoscope est moins complexe... J’ai déjà signalé, dans Eléments de Cosmogonie, l’omniprésence naturelle, en atomistique notamment, du nombre 2 et de la progression binaire. En biologie, la vitalité, l’âge de certaines cellules se mesure par le nombre et la vitesse de ses duplications. Nous sommes des porteurs de Logoscopes... pas contagieux malgré les craintes de contamination, notamment dans les milieux astrologiques. Parmi les raisons de mon choix, je cite et re-cite le fait ravissant que la valeur numérique du dernier niveau (3e ou Nième) dépasse toujours de +1 la somme de tous les niveaux précédents. Je dis ravissant comme on dit délectable. Ce surnuméraire explique l’homogénéité intra-muros du système, son éternel retour à une unité qui se dérobe par la fuite de la transcendance au dernier niveau et la nécessité de corriger chaque fois cette fuite par de nouveaux liens d’homogénéité. Martin Gardner ressent ce + 1 qui perce le fond des tonneaux du savoir et les rend impossibles à remplir : "Je ne fais pas partie de cette invraisemblable école de pensée qui croit que la science parviendra un jour à tout découvrir. Ce point de vue me semble être l’expression d’une arrogance niaise et je suis dans l’incapacité de converser avec quiconque le professe". Martin Gardner ne sait pas que ce point de vue est répandu, partout ailleurs que dans la science, la conscience de la fuite du tonneau (et de la transcendance) étant la chose la moins partagée du monde. Un miroir de poche dans le plan du diamètre vertical coupe le point en deux et refléterait parfaitement la droite ou la gauche de la figure si les cercles n’étaient pas fléchés. Sans les points, en conservant les flèches, la figure est d’une symétrie d’ordre pi, ce qui veut dire qu’une rotation de 180° la rend superposable à son image initiale. Mais ne soyons pas dupes du formalisme d’une représentation. Puisque nous avons des cycles de transformations, les axes sont induits en pensée, et nous les retrouvons avec les nombres de la Figure 4 qui mettent en reflet les transitions chiffrées, le 2 à 1 se transformant dans son vis-à-vis en 1 à 2, etc. Il vient que pour la cohérence de l’ensemble, on doit poser : 1 <-> 1 ; 2 <-> 2 ; 4 <-> 4. Les niveaux sont autoconservateurs. En termes de cybernétique (9) l’autoconservation est synonyme d’homéostasie négative, le négatif n’ayant aucun sens symbolique péjoratif. Son inverse (énantiose d’Aristote), l’homéostasie positive, désigne les processus qui ne conservent pas l’état initial. Ils le transforment par extinction (runaway vers zéro) ou dissipation (runaway vers l’infini).
On pourrait donc réaliser avec le Logoscope un robot constitué de trois fonctions conservatrices et trois couples de fonctions de dissipation ou changement contrôlé ou limité par le nombre de niveaux et une fonction de globalité (créée par le système lui-même) que les conditionalistes désignent par fonction d’homogénéité (homéostasie d’un ensemble). Dans le R.E.T. cette fonction majeure est accordée à la Lune qui, réunissant les 3 niveaux de conservation et les 3 fonctions de changement, devient une clef d’interprétation plus importante que le Soleil car, selon que cette clef ouvre ou n’ouvre pas sur l’ensemble R.E.T, le thème est ou n’est pas interprétable. La pratique nuance le principe : le principal aspect que reçoit la Lune indique l’ouverture que l’on prend ou que l’on craint de prendre pour sortir du monde sublunaire (d’aucuns traduiront par petite enfance) et entrer dans le monde solo-planétaire... En termes d’analogies mathématiques : quitter un Logoscope aux puissances négatives de 2, pour les puissances positives. En termes R.E.T. : quitter le pouvoir intensif pour l’extensif où l’on risque de mauvais coups... d’où la fréquence des êtres qui, lunaires ou non par leur horoscope, ne vivent pas le ciel autrement qu’en sublunaires pour des raisons individuelles ou collectives, favorisant ou défavorisant l’homogénéité (l’identification à la masse est un excellent support d’équilibre intensif, mais, quelque part, il y a toujours la fuite du tonneau). On comparera cette réélection de la Lune au rang de mère supérieure (Mère des dieux logoscopiques) aux typologies fantasmatiques qui en font une chiffe molle (quoique maternelle-maternante), et aux critiques d’un expert de l’intox anti-conditionaliste assurant à ses lecteurs que les conditionalistes ne savent où "fourrer" (je le cite) la Lune. Le Logoscope se projette dans les référentiels "signaux" de l’Energie, de l’Espace, du Temps, de la Structure. Dans la structure, règne des Nombres, il ne peut que se reconnaître puisqu’il en vient. J’en ai parlé à propos du binaire en atomistique. La projection dans l’Espace organise, tel le démiurge, le haut, le bas, la droite, la gauche, et leurs connections. Une figure, dans le Livre de Neptune (Ed. Sand. 1987) représente dans l’espace du Logoscope les cycles de l’oxygène et du carbone. Ils s’accommodent très bien aux inter-relations entre les trois niveaux du ciel, du sol, et du sous-sol. Les transformations des trois états de la matière : gazeuse, solide, liquide, peuvent également se représenter par un schéma logoscopique, le liquide devenant gazeux ou solide, le solide, liquide ou gazeux, etc. Vous m’épargnerez de poursuivre les exemples pour admettre qu’en dépit du même critique, précédemment cité, le Logoscope n’est pas astrologique, et n’est pas réductible à une quelconque typologie. Ou alors, dites-moi si vous êtes, en privé comme en public, un 2 transition 1, plutôt qu’un 4 transition 2 ? Le R.E.T. se prête à une typologie parce qu’il est l’adaptation du Logoscope à un référentiel, la Relation, où quelques critères bien choisis sont convertibles en évaluations des caractères (Frédéric Paulhan est l’auteur d’une rare fécondité en typologies relationnelles). Mais, procédant du Logoscope, le R.E.T. porte sa marque : analyseur des typologies existantes, grille de l’homogénéité, il en montre les déséquilibres. Grille d’organisation de fonctions couplées, il peut être l’outil de typologies nouvelles. Pour comprendre ces multiples possibilités, il faut un minimum de sensibilisation à la Transcendance du référentiel Objet, qu’en langage moderne on traduit par logique des systèmes ou systémique. Une fonction mathématique peut en cacher une autre. Les progressions géométriques, de raison 2 ou de raisons au choix dans la grande famille des nombres, sont des exponentielles que l’on peut exprimer par des puissances du nombre "e" (2,71828...), nombre classé "transcendant" (ses décimales fuient comme un tonneau percé) et constante mathématique la plus célèbre après le nombre Pi. Les exponentielles ont pour inverses des fonctions logarithmiques et de celles-ci, entre autres ouvertures, on passe aux fonctions hyperboliques. La plus commune des hyperboles équilatères, la plus populaire est celle des nombres entiers simples x = 1, 2, 3, 4, 5... qui s’inversent en y = 1, 1/2, 1/3, 1/4, 1/5, en application de la formule y = 1/x. En remplaçant 1 par un nombre quelconque : y = A/x. Ou, encore : le produit x,y est égal à une constante C. Pour les niveaux du Logoscope supérieurs à 1, nous avons la suite des puissances positives de 2 : 1, 2, 4, 8, 16, 32, 64, 128... Pour croître vers l’infiniment grand l’unité 2 puissance n, est multipliée exponentiellement. Pour décroître vers l’infiniment petit, cette unité se divise de même, ce qui pour les niveaux inférieurs à 1, revient à inverser les valeurs précédentes ou prendre la suite des valeurs négatives de 2, soit : 2 puissance -1 = 0,5 ou 1/2 ; 2 puissance -2 = 0,25 ou 1/4 ; 2 puissance -3 = 0,125 ou 1/8... En reportant en abscisse (x) les puissances positives de 2n et en ordonnée (y) les négatives, on change le Logoscope en une hyperbole dont les valeurs sont en progression géométrique. Dans le Logoscope étendu, la constante revient à l’unité (Soleil). Dans le Logoscope réduit (1, 2, 4), une autre fonction, xy = de la famille des hyperboles, désigne le centre (Mars = 2) comme la racine du produit des termes équidistants, puisque : racine carrée de (1 x 4) = 2... tout comme, si l’on continuait : racine carrée de (0,5 x 8 )= 2 ; racine carrée de (0,25 x 16) = 2... La constante s’est déplacée de 1 à 2, mais la courbe et les valeurs sont conservés. C’est sous cette dernière forme : racine carrée de xy = Constante que le Logoscope se manifeste dans le système solaire. Les planètes décrivent leurs révolutions sidérales autour du Soleil en des temps différents. Leurs masses négligeables devant celle du Soleil a permis à Johannes Kepler de trouver une loi simple entre le cycle d’une planète et le demi-grand axe de son orbite. En adoptant l’année, et l’Unité Astronomique de distance (sensiblement Terre-Soleil = 1), la relation Temps (T) et Demi-grand axe (D) s’écrit T puissance 2 = D puissance 3. Relation simple, découverte par un astrologue-astronome (on ne le dira jamais assez), sans laquelle l’alchimiste-astronome Isaac Newton n’aurait pas trouvé, de son côté, la loi universelle (avant d’être contestée) de gravitation. En somme, dans l’Univers, le plus difficile est de trouver ce qui est simple... et si vous savez vous servir d’un Logoscope, vous pouvez définir quelle fonction est en cause dans ce paradoxe. J. Kepler s’est également demandé s’il n’y avait pas une loi numérique pour le nombre de satellites, le nombre de planètes, l’excentricité des orbites, leurs distances au Soleil. Questions aux réponses moins heureuses dans l’ensemble. Avant et après J. Kepler, la quête d’harmonie s’est branchée sur les distances consécutives des orbites au Soleil. Une formule de progression, mal intitulée loi de Titius-Bode parce qu’elle n’a rien d’une loi rend compte, à 2 % près, des distances des orbites, à l’exception de celles de Mercure, Neptune, Pluton... ce qui n’est pas un record. La raison 2 n’y est pas étrangère (10). De nos jours, on lui préfère, une progression de raison 1,7 pour le système solaire, et aux résultats si peu satisfaisants qu’on se passe de les connaître. J’ai proposé, depuis longtemps, au moins, publiquement, depuis septembre 1974, un modèle d’hyperbole couplant, de Vénus à Pluton, les cycles des planètes avec celui de Jupiter couplé à lui-même. Les résultats (Vénus-Pluton : 153,26 ans. Terre-Neptune : 164,75 ans. Mars-Uranus : 158. Astéroïdes (moyenne) -Saturne : 135,8) font osciller le cycle de Jupiter (11,86 ans) entre 11,65 ans et 12,83 ans, ce qui donne un % d’incertitude dans les normes des variations de Jupiter de sa plus proche (périhélie) à sa plus grande distance (aphélie) au Soleil. L’intérêt n’est pas dans la précision des résultats, très améliorés par une autre méthode (0,5 % d’incertitude) mais dans la symétrie que donne l’hyperbole (Figure 4) avec une zone centrale et ses extrêmes en reflet droite-gauche ou gauche-droite qui rejoignent la structure du Logoscope et celle du R.E.T.
Courbe algébrique simple, l’hyperbole équilatère et assimilés occupent une place non négligeable en biologie, souvent citée pour la vitesse de cicatrisation, inversement proportionnelle (entre deux limites) à l’âge, pour les chronaxies, la saturation de l’hémoglobine, la vitesse de réaction enzymatique, et à toutes choses qui demandent un spécialiste pour être bien comprises, mais que je me devais de signaler. La vitesse de cicatrisation, aspect d’un vieillissement accessible à notre entendement, renvoie au temps psycho-biologique. Le philosophe biophysicien, Lecomte du Noüy (1883-1947), à l’origine de cette découverte par ses travaux sur l’activité de réparation des tissus, a proposé un segment d’hyperbole, mais A. Pacault et C. Vidal (11) rapportent qu’une analyse plus serrée montre qu’on obtient un bien meilleur accord si l’on choisit une expression de forme exponentielle. Organique, physiologique ou psychologique, le temps n’a pas la même durée qu’en mécanique linéaire. Pour rejeter la "théorie des âges" fondée sur les cycles planétaires, parce que le cycle d’Uranus est trop "long", il faut être aussi ignorant en psychologie qu’en biologie. Les courbes géométriques ne séduisent pas forcément tous les esprits, elles ne sont pas d’une éloquence sirupeuse. A l’intention des lecteurs plus réceptifs aux images qu’aux nombres, Patrick Le Guen a réalisé la figure 6, ci-dessous, extraite du Manuel d’Astrologie Universelle de R. Pellard (ed. Dervy).
La parole étant aux images, imaginons un immense tuyau d’orgue, une énorme flûte à bec, du Soleil à Pluton, percée de trous égaux aux diamètres des planètes. L’esprit de J. Kepler en jouerait peut-être avec le vent solaire, le flux de la lumière, l’intensité de la gravitation qui vont en décroissant, (en 1/d puissance 2), du Soleil à la dernière orbite. Quel que soit le souffle ou le flux, de façon qualitative et selon ce schéma, il est fort du Soleil à la Terre (0 à 1 UA), moins fort de la Terre à Saturne (1 à 10 UA), faible de Saturne à Pluton (10 à 100 UA pour conserver la logique de la progression). En comparant les planètes à de grosses pierres sphériques placées dans le cours d’un torrent qui se termine en embouchure aux eaux calmes, à l’intérieur de chaque zone, la perturbation créée par l’obstacle est, toujours en échelle qualitative, forte, moyenne ou faible, selon la dimension. Des diamètres et des champs aux mêmes critères, on dresse un tableau d’interférences applicables à d’autres espaces qu’astrométriques :
La Terre, à la charnière de deux zones, peut recevoir une formule Fm doublant Vénus qui présente avec elle des points de parenté. L’adoption d’autres critères que le diamètre, les distances et gravités moyennes, ont donné un classement identique, avec des résultats confirmant, cette fois de façon quantitative, les couples en symétrie inverse de part et d’autre de Mars : Soleil-Pluton, Vénus-Neptune, Mercure-Uranus, Jupiter-Saturne. La Lune dont, paraît-il, les conditionalistes ne saurait que faire, n’échappe pas à cette grille. Son champ de translation autour de la Terre divisible en 3 régions et repérables à ses vitesses angulaires par l’axe périhélie-aphélie, en interférant avec le cycle Soleil-Lune, également partagé en 3 phases, donne un tableau analogue. Ainsi, d’ailleurs, que la translation des autres planètes combinée à ses phases suivant le même principe de combinaison. Je reviendrai en détail, dans un autre numéro des Cahiers, sur cette nouvelle voie de recherche propre à moduler chaque formule planétaire par une conjuguée. Il est parfaitement clair que nous disposons d’une structure générale qui déborde le cadre de l’astrologie comme de l’astronomie. Au plan physique, référentiel Objet, les interférences de deux sources de rayonnement ou vibrations créent des familles d’hyperboles (franges d’interférences en optique). Au plan astrométrique, les masses imposantes de Jupiter et du Soleil sont assimilables à deux sources d’interférences orageuses. A défaut de comprendre analytiquement comment elles ont créé les couples planétaires sur une seule hyperbole, nous pouvons pianoter dans l’analogisme, et user de flux hypothétiques ou réels dans d’autres systèmes que solaire. Dans les flux possibles, la température a ses entrées. Elevée dans le champ 1, affaiblie dans le champ 2, basse dans le champ 3, l’activité, le rayonnement, la gravité, la propre température des planètes élèvent, maintiennent ou abaissent la température de leurs champs respectifs de translation. Elever, maintenir ou abaisser, ce qui est élevé, maintenu ou abaissé... résume toutes les fonctions du Logoscope cybernétique. Si vous croyez que ces interférences, à mille lieues de chez vous, ne vous concernent pas, détrompez-vous. Notre corps, chaud de la tête, froid des pieds, a son flux de température avec des localisations plus chaudes ou plus froides. Ce n’est pas tout : nous baignons dans une atmosphère aux températures changeantes qui font de chaque corps un micro-climat plus ou moins perturbé par les variations en température, humidité, pression, gradient de gravité, de son contexte. Je souligne gradient de gravité, parce que de toutes les variables exprimables par des interférences entre champ général/champ local, certaines sont plus astrologiques que d’autres, et la gravité doit être de celles-là. Sans rejeter d’autres combinaisons, Maurice Chavelli a choisi les couleurs Rouge (champ Fort), Vert (champ moyen), Bleu (champ faible) pour les définitions colorées des planètes. On trouvera les raisons de son choix et les attributions qui en découlent dans son livre en collaboration avec Michel Weiss (12).
Jusqu’ici, les diamètres, les champs, les couleurs, les températures, nous donnent des informations qualitatives ou, pour m’exprimer en langage R.E.T sur le R.E.T., des informations représentatives. Les distributions planétaires de la Figure 8 deviennent quantitatives, chiffrées, avec le demi-grand axe (L) de la planète (moyenne géométrique de toutes les distances pour le Soleil) et, pour la source ponctuelle, l’intensité moyenne de la gravité (g) à la surface. A partir du rapport L/g, les planètes prennent à nouveau place sur une hyperbole (13), dans le même ordre que précédemment et le respect des symétries. Pour la première fois, dans l’histoire de l’astrologie, une théorie se confirme par des données astrométriques, l’analogisme des symboles se prolongeant en logique des signaux. Il existe peut-être d’autres relations quantitatives. Pour l’instant, les perspectives astrologiques et astrométriques des rapports L/g ne sont pas épuisées, et celles des couples d’inverses bénéficient, avec la précision des valeurs numériques, d’une singulière réalité. Le cercle, figure abstraite et parfaite de la divinité, admet autant d’axes de symétries qu’on lui donne de diamètres. Le carré, deuxième figure de proue de la géométrie élémentaire, réduit à 4 axes, deux diagonales et leurs bissectrices, le nombre sans fin du cercle. De 4, reste 1, si on s’attache aux lettres des figures 8-A et 8-C. Seul un miroir dans le plan vertical FF, mm, ff, reflète à gauche ce qui est à droite, à droite ce qui est à gauche. La substitution des forces (8-A) en planètes (8-B) et leurs formules (8-C) accorde à la Lune, Soleil, Mars, Pluton, une symétrie auto-conservatrice, analogue à celle du cercle, symbole de l’absolu. Les fonctions de ces planètes, pour maintenir le même état (homéostasie) d’un ensemble (Lune), de l’unique (Soleil), du duel (Mars), du multiple (Pluton), doivent exclure les contradictions qui incitent au changement et, par conséquent, les gérer pour ne pas les subir. Après réflexion sur le R.E.T. et ses miroirs, c’est la définition que j’ai donné des pouvoirs en dualisant chaque niveau en langage non mathématique : - Soleil : r.R. : Unité-démesure. - Mars : e.E. : Duo-Duel. - Pluton : t.T. : Flou-Impeccable. Les normes, codes, mesures, de la fonction Solaire (représentation de représentation) sont normalement conçues pour endiguer la démesure. Des normes inadéquates, qui compliquent au lieu de simplifier, provoquent des aberrations, les pires dérèglements de l’esprit et de la vie sociale. Les normes trop régulatrices aboutissent aux dérèglements très répandus des modes, conformismes, préjugés, adhésions aux consensus et paradigmes d’une époque et ses pontes, d’autant plus abêtissantes qu’elles semblent aller de soi. Une mode actuelle de l’astropsychologie sous l’emprise du freudisme, accentue le pôle "duel" de Mars en confinant sa fonction dominante à l’agressivité (orale et anale). Le duel ne va pas sans duo. Tous les couples existentiels mitigent fraternité et rivalité ou alternent guerre et paix. Le vouloir vivre demande autant de confrontations que de connivences. La définition de Mars par homéostasie de l’existence est plus objective que l’agressivité qui, si elle n’était pas associée à son contraire, nierait sa propre raison d’être : se maintenir en condition de vie. Dans le R.E.T., Mars a également une fonction de "centre des centres" importante pour la maîtrise de l’agressivité et l’évolution spirituelle. La fonction "transcendance de Transcendance" de Pluton est floue, parce qu’il est difficile à la pensée unique (niveau "R") d’embrasser simultanément des informations subtiles et contradictoires (les réalités microphysiques sont de cet ordre). Elle est impeccable, parce qu’en matière de réalisme et vérité, plusieurs informations valent mieux qu’une. A propos de Pluton, j’ai évité le pataquès courant sur la mort et le sexe. Les réalistes ne m’en voudront pas de ramener Eros et Thanatos à la modestie des lois de l’espèce, incluses dans la Transcendance et l’Inconnu qui dépassent (en agressivité et réalisme) toutes les informations de l’Existence (niveau Mars).
La fonction Lunaire se concentre dans la formule de pouvoir intensif ou homogénéité des trois niveaux et de leurs échanges. On peut lui opposer le pouvoir extensif du R.E.T. solaire, comme on oppose la lumière blanche ou noire, au spectre des couleurs qui décompose leur addition en longueurs d’ondes différentes. Mars étant au centre du R.E.T. extensif, le couple Lune-Mars est analogue à la relation entre la masse d’un corps concentrée en un point, biologiquement la cellule et son noyau, l’œuf et le germe. Ceci pour le couple que le dernier schéma de la Figure 9 met en évidence. L’auto-contradiction de la Lune, l’analogue de la démesure pour l’unité solaire, du duo pour le duel, du flou pour l’impeccable, peut se représenter par le cycle de la Lune décomposé en phases aux différentes proportions de lumière/ténèbres. La partie obscure, l’autre face de la Lune, hériterait, par hypothèse, des significations traditionnelles d’une Lune noire naturelle, telle qu’on ne la voit pas, sans rapport avec l’axe apogée-périgée de l’orbite elliptique de la Lune. Les significations traditionnelles ou contemporaines de la Lune noire ne vont pas dans la voie de l’homogénéité, et si les symbolistes de l’anti-Lune blanche ont cédé inconsciemment au ternaire du R.E.T, c’est pour opposer aux trois pouvoirs "mâles" de la tribu Solaire, trois anti-pouvoirs féminins ou fées-ministes de l’entité-Mère Lunaire : Hécate, Lilith et la Licorne. Dans l’anti-homogénéité qu’il revient à la fonction lunaire de gérer, outre les Lune noires, pourquoi pas l’hétérogénéité des astéroïdes ? Ils ont déjà fait l’objet d’une distribution R.E.T. qui, en raison des faiblesses de leurs effets, pourrait prendre place dans le décrochage au-delà de Pluton. Finalement, on déduit de ces tentatives hétérogènes que l’homogénéité lunaire doit gérer l’errance, son énantiose, contraire implicite. L’errance, du verbe errer (en latin, errare) aller çà et là, à l’aventure (Larousse), rejoint l’image négative du Lunaire vagabond, de la Lune capricieuse et des imaginatifs fantasques. SUITE Cet
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Jean-Pierre Nicola
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