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| Publié le : 20 novembre 2004
Témoignage d’Alain GUESDON
L’astrologie s’est présentée à moi au sortir de l’adolescence, de façon très fortuite. C’était en 1971, à l’occasion d’une émission sur France-Inter réunissant Françoise Hardy dont j’étais un fan absolu, et dans un autre studio, un astrologue (peut-être André Barbault), qui interprétait le thème natal en aveugle, ignorant ( ?) l’identité de l’invitée.
Ce jour-là il fut dit tant de vérités, reconnues comme telles par Françoise que je fus stupéfait. Je n’avais aucun recul car j’ignorais tout de l’astrologie. Le résultat fut que, dès le lendemain, je me précipitai chez le libraire le plus proche et me procurai le célèbre Petit Manuel d’Astrologie d’André Barbault, bientôt suivi du Traité Pratique. Le début d’une passion Ce fut le début d’une véritable passion. Je passais le plus clair de mes loisirs à étudier, pratiquer surtout mon entourage. Le "r" intensif en induction négative me mit sur les rails par un travail acharné. Pour approfondir, je pris contact avec André Barbault pour solliciter des cours par correspondance. Ma vie de provincial (j’habitais Le Mans) ne me permettait pas de trouver sur place un contact intéressant. A défaut de pouvoir me satisfaire lui-même il m’envoya auprès d’un collègue et ami (à l’époque) : Jean-Pierre Nicola. Celui-ci avait déjà écrit La Condition Solaire mais j’ignorais totalement son existence et il me proposa des cours par correspondance très traditionnels avec quelques insertions de conditionalisme. Ce fut le début d’une grande amitié fidèle. Je suivis ses cours en 1973 et 1974, en bon élève, je pense. Puis je fus à nouveau livré à moi-même sans avoir pu vraiment approfondir les idées conditionalistes. Sans doute était-ce trop tôt pour moi. Une nouvelle chance me serait donnée quelques années plus tard. En attendant je travaillais avec les outils traditionnels. Mais je prenais peu à peu conscience d’un manque, d’une frustration intellectuelle ; je doutais. L’astrologie traditionnelle ne satisfaisait pas ma soif de vérité et de rigueur. Je ne retrouvais pas non plus toutes les facettes de ma personnalité dans ses approches. Je repensais alors à ce que Jean-Pierre Nicola me disait : "Méfiez-vous des Maîtrises. Il ne faut pas tout en attendre". Effectivement, je sentais intuitivement que la vérité devait être ailleurs. Mais où ? Sur le point de tout lâcher, je tombai sur une proposition de stage de Jean-Pierre Nicola. Cette fois le conditionalisme m’ouvrait ses portes toutes grandes. Un stage mémorable Je me retrouvai donc à Santeuil près de Chartres en 1978 pour un stage mémorable où se trouvaient ceux qui font figure d’anciens maintenant et qui y firent leurs premières armes : Philippe Pinchon, Bernard Blanchet, Jean-Pierre Vézien, Michel Fenice, etc. Ce fut une véritable révolution intérieure en moi (transit d’Uranus dominant, sur Mars natal, au trigone de sa position natale et en opposition au Soleil). Tous mes repères d’alors explosèrent et je trouvai enfin les éléments qui me permirent de reconstituer mon propre puzzle. J’intégrai le R.E.T.521 et le zodiaque photopériodique avec beaucoup de facilité car j’avais l’impression que c’était une évidence (Uranus). Cette fois l’astrologie avait une rigueur, un sens. Mais il fallait beaucoup de travail de synthèse. Dans le contexte de l’époque, il faut savoir qu’il y avait très peu de documents de référence. La Condition Solaire était la Bible mais d’approche assez difficile. Il fallait faire soi-même son ouvrage de vulgarisation, travailler avec ce qu’on avait compris en stages, en discussions pour que les théories deviennent de bons outils concrets. Je fis plusieurs autres stages à Santeuil puis dans l’Orne avec Jean-Pierre et je pus donner des cours dans ma bonne ville du Mans pendant quelques années avant que ma vie ne prenne un virage à 180° et m’éloigne sensiblement de l’astrologie pour des raisons professionnelles et des galères douloureuses (Pluton en transit sur Mars/MC, opposé au Soleil). J’atterris dans la région lyonnaise en 1985-86, moins disponible mais toujours passionné. Les contacts étaient toujours proches avec les amis du "milieu" mais je ne pouvais m’investir. Il a fallu attendre le milieu des années 90, devenu haut-savoyard, et que je retrouve une bonne stabilité professionnelle, affective, pour renouer concrètement avec le conditionalisme que je repris assidûment. J’avais bien intégré les principes et il me fut assez facile de me remettre à niveau. Aujourd’hui je continue à travailler car rien n’est jamais complètement acquis, compris, abouti. Je donne des cours et des consultations mais je suis resté amateur. Une pensée logique et rigoureuse Que m’a apporté l’astrologie et en particulier le conditionnalisme ? D’abord pour moi qui fonctionne en "r" intensif et "E" intensif et extensif, il faut une pensée logique, rigoureuse, cohérente qui prenne en compte toutes les dimensions de l’homme. Je demande aussi que l’intelligence du pratiquant soit sollicitée, par l’analyse, la réflexion approfondie et une approche pratique, utile, ayant des retombées concrètes à travers une aide proposée aux autres. Elle m’a apporté une philosophie de la vie et une réelle connaissance profonde de moi-même. Pour qui aime comme moi l’introspection (dominante des Signes d’inhibition) en toute conscience, cette astrologie est un outil précieux auquel je crois beaucoup. Même si elle vit un recul certain dans l’intérêt des gens, les idées de Jean-Pierre Nicola ne pourront pas mourir et seront reconnues, ou au pire seront les bases fondatrices de nouvelles théories des temps à venir. Mes regrets : n’avoir pas su être suffisamment disponible pour le conditionalisme qui attendait sans doute plus de moi. Je lui ai été fidèle mais j’ai toujours été un petit soldat discret, efficace à son petit niveau, dans l’ombre de ses peurs, de ses interrogations (Mars refoulé par Soleil dominant), qui a participé sporadiquement à des colloques (1999 et 2000), co-organisé un rassemblement d’une centaine de sympathisants en 1984, rédigé quelque rare texte pour les Cahiers conditionalistes du COMAC. Mais il a toujours fallu choisir. Je n’ai jamais voulu privilégier l’astrologie par rapport à mon métier (dessinateur technique indépendant) qui me passionne tout autant. Je suis un éternel amateur, certes maintenant un peu éclairé. Peut-être qu’avec l’âge venant, la tendance s’inversera et que l’astrologie (conditionaliste bien sûr) trouvera sa juste place dans ma vie. SUITE Cet
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Alain GUESDON
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