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André Barbault et le conditionalisme

Dans une revue d’astrologie italienne, E. Barilla et G. Damiano ont interviewé André Barbault à l’occasion de son 75e anniversaire. Au cours de cet entretien lui fut posée la question suivante : « Existe-t-il une école française d’astrologie en opposition avec les autres écoles ? ». André Barbault répondit oui : « L’école conditionaliste de Jean-Pierre Nicola, qui est indubitablement une approche de reconstruction rationnelle » des fondements de l’astrologie, ce qui en grande partie exact. Il ajoute qu’il lui avait « ouvert les colonnes des premiers numéros de « L’Astrologue », en reconnaissant que « c’était un acquis de qualité ». Mais ensuite, il dénonce « l’attitude des conditionalistes dont le sectarisme les a confinés dans une « chapelle ». Selon A. Barbault, pour les astrologues conditionalistes, « Il n’y a pas d’autre astrologie que la conditionaliste, tout le reste c’est de la « crotte de bique » ! Rien d’autre : aucun élément, aucune maîtrise, aucun symbolisme. Tout cela appartient au passé… ».

Sans rappeler les années de conflits qui l’ont opposé à J.-P. Nicola en particulier et aux astrologues conditionalistes en général, A. Barbault conclut son intervention en disant qu’il a « tout de même renoué le fil avec l’un d’entre eux, Richard Pellard. Nous avons consacré le n° 110 de « L’Astrologue » aux quatre Éléments, lui pour les rejeter, moi pour les préconiser ; nous préparons un numéro similaire sur les Maîtrises ».

En tant qu’astrologue conditionaliste cité par André Barbault, je souhaite lui répondre.

Pour commencer, une première question se pose :

1) Qu’est-ce que l’astrologie conditionaliste ?

Le mieux est encore de donner la parole à son initiateur, Jean-Pierre Nicola : « On est, on devient astrologue conditionaliste — un mot qui paraît bien barbare — en mettant simplement l’astrologie au conditionnel. On trouve ensuite naturel de dire qu’elle n’explique pas tout : une plus grande dimension que celle du ciel l’explique. L’astrologie conditionaliste se consacre à l’étude des réponses de l’homme à son environnement cosmique, aux stimuli ou incitations que sont les rythmes zodiacaux et les cycles planétaires. Une telle définition démarque l’astrologie conditionaliste des interprétations fatalistes ou symbolistes, puisque selon les premières l’homme subirait passivement son ciel, tandis que selon les secondes les rapports de l’homme avec son environnement cosmique ne se posent pas en termes objectifs mais en termes de reflets, de correspondances entre le dedans et le dehors, le haut et le bas […]. L’astrologie conditionaliste ne peut pas être absolue […]. Son but étant la connaissance des réponses de l’homme aux stimuli d’un milieu élargi aux dimensions du système solaire, il est légitime pour elle d’analyser avec conscience et rigueur les explicatives symbolistes et fatalistes […]. Pour l’astrologie conditionaliste l’horoscope n’est pas le sujet, mais il le concerne, tout comme chacun d’entre nous n’est pas sa famille, son éducation, sa race, sa classe sociale […] ».

L’une des différences majeures entre l’astropsychologie symboliste d’André Barbault et l’astrologie conditionaliste porte sur les fondements astrométriques de l’astrologie. A. Barbault par exemple considère que « Si le ciel des astronomes est un système de faits identifiés par les instruments de calcul et d’optique, celui des astrologues représente un système de valeur à qualification humaine. Le soleil astrologique n’est pas identique à celui dont les lunettes noires cherchent, pour nos yeux, à voiler l’éclat », et admet tout au plus qu’un vague « substrat physique » puisse être à l’origine des influences astrales. Pour l’astrologie conditionaliste au contraire, celles-ci ont des fondements « rationnels, réels, astrométriques pour le ciel, biophysiques pour l’homme », et le « soleil astronomique » est bien le même que le « soleil astrologique ».

L’astrologie conditionaliste est selon J.-P. Nicola née « en réaction à tout ce que j’ai pu entendre d’effarant sur une prétendue incompatibilité entre astronomie et astrologie ».

2) L’astrologie conditionaliste est-elle en opposition avec les autres écoles d’astrologie ?

L’astrologie conditionaliste occupe une place originale et unique dans le panorama des écoles d’astrologie, en ce qu’elle est la seule à considérer que l’influence astrologique est réelle, fondée sur le retentissement des lois astrométriques sur les structures bio-physico-psychologiques de l’homme et variable en fonction de paramètres extra-astrologiques (hérédité, sexe, éducation, socioculture, époque, etc.). Ses références générales sont « le réel : manifesté, potentiel ou virtuel, connu ou inconnu. Le réel de l’homme, de son milieu interne et externe, social, familial, géosolaire, métaphysique aussi. Le réel des relations et interactions entre l’homme et les idées, les idées et les symboles, les symboles et les faits… Le réel, imaginé, imaginable, mesuré ou mesurable, contrôlé ou contrôlable, satisfaisant symboles et signaux ».

Pour l’astrologie symboliste en général et pour l’astro-psychologie d’André Barbault en particulier, l’influence astrologique est le fruit d’un jeu de « correspondances » magiques, symboliques et ana-logiques entre l’homme et le ciel. Ses références générales sont le « Libre analogisme et la mythologie grecque. Les contradictions avec les autres mythologies ne font pas partie de ces références. Tout se correspond sans nécessité de relations causales. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », et inversement ».

L’astrologie conditionaliste est la seule école à ne pas avoir une conception et une approche purement symboliste de l’astrologie. En ce sens, elle a été longtemps marginalisée et critiquée par les astro-symbolistes conservateurs, qui accusaient les conditionalistes de rationalisme scientiste et matérialiste… comme si les astres n’étaient pas composés de matière, comme si les lois scientifiques qui régissent leurs déplacements n’existaient pas ! Il peut donc exister une réelle opposition entre l’astro-conditionalisme et l’astro-symbolisme, tant est profonde leur différence dans leur conception du monde. Mais cette opposition n’est pas réductible à un conflit ou à une compétition. Pour la forme, une coexistence pacifique et courtoise peut s’instaurer entre des gens tolérants d’opinions différentes ou opposées.

3) L’astrologie conditionaliste est-elle une reconstruction rationnelle de l’astrologie traditionnelle ?

Selon A. Barbault, l’astrologie conditionaliste aurait au moins le mérite d’être une « reconstruction rationnelle » de l’astrologie traditionnelle. Cela signifierait-il que pour lui l’astrologie traditionnelle est fondamentalement irrationnelle et dépourvue de logique ? Si c’est bien sa pensée, quel aveu ! Et quel hommage rendu au conditionalisme, qui aurait reconstitué la pensée et la théorie profonde de l’astrologie par-delà le fouillis magico-symboliste dans lequel se complaisent les écoles symbolistes !

D’une certaine manière et dans des limites précises, A. Barbault a raison de définir l’astrologie conditionaliste comme une « reconstruction rationnelle » de l’astrologie classique. J.-P. Nicola n’a pas voulu créer de toutes pièces une « nouvelle astrologie » : il s’est interrogé sur les fondements astrométriques et biophysiques de notre savoir. Derrière les analogies poétiques mais décousues véhiculées par les antiques symboles astrologiques, existait-il une réalité objective qui les fonderait et les légitimerait ? Par le truchement de quelles lois naturelles et universelles les astres du système solaire influent-ils sur les comportements humains individuels et collectifs ? Le savoir astrologique est-il un système cohérent ou n’est-il qu’une accumulation d’observations sans fil conducteur, sans structure interne ? Et à l’intérieur du savoir astrologique traditionnel, tout doit-il être conservé ou bien est-il nécessaire de procéder à un aggiornamento en fonction des connaissances modernes (fin du géocentrisme, découverte de la psychologie des profondeurs, progrès des neurosciences, changements dans nos conceptions du temps depuis la physique relativiste et subatomique, etc.) ?

Ce sont là des questions que tout astrologue adulte, responsable et respectueux de son savoir devrait se poser, quelle que soit l’école à laquelle il appartient ou se réfère. C’est d’ailleurs ce souci d’unification des écoles astrologiques qui a poussé J.-P. Nicola à faire cette recherche : « J’ai cru, qu’ayant réuni le ciel des astrologues au ciel des astronomes, leurs conflits tomberaient, les bonnes volontés s’harmonisant pour œuvrer dans un sens commun propice à la vérité des choses ».

Ce questionnement sur les fondements de l’astrologie a amené l’école conditionaliste à remettre en question un certain nombre d’affirmations de la tradition astrologique. Mais dans les grandes lignes, aucune révolution, aucun bouleversement : les significations planétaires et zodiacales empiriquement découvertes par des générations d’astrologues ont été justifiées, confirmées, approfondies mais aussi sensiblement modifiées par les travaux théoriques et pratiques conditionalistes. Et surtout, elles ont pour la première fois été mises en relation avec des lois astrométriques (pour le ciel) et neurophysiologiques (pour l’homme), ce qui permet de réconcilier l’astrologie avec la science. Tout cela devrait réjouir la communauté des astrologues !

En fait, pas du tout. A. Barbault, comme la plupart des astrologues symbolistes, reproche à l’astrologie conditionaliste d’être excessivement théoricienne et rationalisante, d’enfermer les significations planétaires et zodiacales dans des formules conceptuelles complexes et abstraites qui feraient perdre à l’astrologie toute sa sève vivante et tout son suc symbolico-métaphorique.

Rechercher la théorie de l’astrologie serait-il un crime ? Laissons la parole à J.-P. Nicola : « Théorie vient du grec theoria, contemplation, méditation […]. J’ai retenu ce terme, non pour l’opposer à la pratique, mais parce que […] au sens moderne, une théorie suppose « une synthèse organisée d’hypothèses explicatives… Une théorie représente l’état de nos connaissances dans un certain domaine, et elle varie (elle peut même être abandonnée) avec le progrès des connaissances. Une théorie qui se figerait contre le progrès des connaissances deviendrait une doctrine ». Y a-t-il jamais eu de théorie astrologique… de tentative d’explicative fondée sur le progrès des connaissances ? Le plus souvent, on oppose « les faits » (« ça marche ») à tout espèce de système logique qualifié de doctrinaire en raison de son effort de rigueur ».

Rien de plus noble donc que de rechercher la théorie (l’esprit) des faits, astrologiques ou autres. L’astrologie conditionaliste n’est pourtant pas qu’une simple « reconstruction rationnelle » de l’astrologie traditionnelle. Par son approche logique et moderne des phénomènes astrologiques, elle a renouvelé et souvent bouleversé les méthodes d’interprétation, éliminé toute référence aux Éléments et aux Maîtrises planétaires et remplacé l’antique théorie des âges, basée sur les (fausses) durées planétaires géocentriques de Ptolémée par une théorie des âges moderne basée sur les (véritables) durées héliocentriques… ce qui est un travail de « déconstruction rationnelle ».

4) Les astrologues conditionalistes ont-ils une attitude sectaire qui les confine dans une « chapelle » ?

Tout d’abord, A. Barbault généralise trop vite en mettant tous les astrologues conditionalistes dans le même sac. Il existe certes des conditionalistes sectaires, comme il existe des astro-symbolistes intégristes. Aucune école d’astrologie n’a le monopole du sectarisme.

Dès sa naissance au début des années 60, l’astrologie conditionaliste a été critiquée, rejetée, combattue par les écoles symbolistes, parce qu’elle remettait en question des dogmes et des positions acquises. De ce fait, les astrologues conditionalistes, suspectés d’hérésie, d’intellectualisme et de scientisme, ont été enfermés dans un ghetto par leurs confrères intolérants des autres écoles, gardiens vigilants de l’Église dominante et de ses Tables de la Loi traditionnelles (Éléments-Maîtrises-mythes Grecs) ou néo-traditionnelles (idem, plus références à Freud ou à Jung pour « moderniser » l’astrologie classique).

Aux conflits d’idées se sont mêlés les conflits de personnes dans un climat passionnel de déchirure au sein du milieu astrologique français. Pendant une trentaine d’années, de part et d’autre on s’est insulté, combattu, excommunié. Au sectarisme de l’Église officielle astro-symboliste a répondu le sectarisme des conditionalistes relégués dans une chapelle. Sans doute ne pouvait-il pas en être autrement. Dans le futur, les historiens de l’astrologie en jugeront plus sereinement.

La plupart des astrologues conditionalistes ne sont ni sectaires, ni intolérants, ni enfermés dans une chapelle. Ils estiment dans leur grande majorité que chacun a le droit de pratiquer l’astrologie qu’il veut. Comme l’écrit J.-P. Nicola, « le progrès en astrologie n’est pas une transition brutale de l’erreur absolue à la vérité brutale… il se mesure par l’amélioration des résultats, l’élimination croissante des erreurs flagrantes ». Personnellement, il ne fait pour moi aucun doute, après avoir étudié et pratiqué l’astrologie traditionnelle pendant quelques années avant de me plonger dans la découverte du conditionalisme, que les concepts, méthodes et pratiques de l’astrologie conditionaliste donnent de meilleurs résultats. Contrairement à ce que croit A. Barbault, il n’y a pas chez les astrologues conditionalistes une « volonté d’exclure les autres écoles ». Simplement, comme l’écrit J.-P. Nicola, « les clés du conditionalisme permettent d’interpréter selon les autres écoles, en style Hadès, Berthon, Barbault. Ces écoles ne peuvent pas interpréter en style conditionaliste… Qui peut le plus, peut le moins ».

L’approche conditionaliste de l’astrologie n’est pas supérieure aux autres, elle est plus profonde. La parution prochaine de l’Introduction à l’astrologie conditionaliste de mon amie Fernanda Nosenzo Spagnolo permettra à ceux qui voudront bien lire ce premier livre conditionaliste édité en Italie de s’en rendre compte d’une manière plus concrète, puisqu’il décrit avec talent les théories et méthodes de cette école (1).

5) Aucun Élément, aucune Maîtrise, aucun symbolisme ?

Il est exact que l’astrologie conditionaliste a abandonné la théorie hellenistique des quatre Éléments et celle des Maîtrises dans son explicative du zodiaque et des planètes. J’ai expliqué pourquoi dans ma Critique des quatre Éléments en Astrologie traditionnelle, parue dans L’Astrologue n° 100 (critique à laquelle A. Barbault a répondu dans le même numéro) et dans ma Critique de la théorie des Maîtrises traditionnelles, qui paraîtra dans un prochain numéro de la même revue, accompagnée à nouveau de la réponse d’A. Barbault. Des traductions en italien de ces textes seront bientôt disponibles.

Aucun symbolisme pour l’astrologie conditionaliste ? Rien n’est plus faux. Mais puisque nous parlons de symbolisme, définissons précisément le mot « symbole » grâce à Carl Gustav Jung, un grand spécialiste en la matière : un symbole est selon lui « un terme, un nom ou une image qui, même lorsqu’ils nous sont familiers dans la vie quotidienne, possèdent néanmoins des implications qui s’ajoutent à leur signification conventionnelle et évidente. Tant qu’un symbole est vivant, il est la meilleure expression possible d’un fait : il n’est vivant que tant qu’il est gros de significations. Que cette signification se fasse jour […], que l’on découvre l’expression qui formulera le mieux la chose cherchée, attendue ou pressentie, alors le symbole est mort : il n’a plus qu’une valeur historique ».

Un symbole n’est donc qu’une première approximation pour exprimer un fait. Du symbole en général vague et flou on peut déduire un concept précis qui « formulera mieux la chose cherchée ». L’un des apports majeurs de l’école conditionaliste a été de trouver les concepts et formules que contiennent les antiques symboles astrologiques comme par ex. les Quatre Éléments. Ayant découvert des « expressions qui formulent le mieux la chose cherchée », c’est-à-dire le mystère des significations zodiacales et planétaires, les conditionalistes estiment en effet que les vieux symboles sont bons pour le musée.

Cela ne signifie pas pour autant que les conditionalistes sont ennemis des symboles. Citons à nouveau J.-P. Nicola : (« les planètes ne sont pas des symboles mais des signaux dont il faut percer les secrets, connaître la nature et les règles du langage. Les symboles, quant à eux, appartiennent au réel de l’homme. C’est l’homme qui symbolise, transforme et recrée ainsi à un autre niveau les influences matérielles qu’il reçoit sans nécessairement les percevoir. S’il les percevait, s’il avait conscience des influences cosmiques ambiantes, il n’aurait pas à les symboliser. Les symboles sont faits pour révéler l’inconnu. L’école conditionaliste étudie donc toute la symbolique astrologique pour en retrouver les contenus concrets, les signaux à l’origine des créations symboliques de l’Homme ».

Il ne faut pas confondre les signaux, concrets ou abstraits, et les symboles : « le langage de la nature n’est pas symbolique, il use de signaux concrets : le chaud, le froid, l’humide, le sec, le clair, l’obscur, correspondent à des phénomènes physiques dont la cohérence, l’ordre interne valent un langage. La symbolisation est le premier reflet humain de cet ordre perçu et vécu avant d’être reformulé en signaux abstraits ». Ces signaux abstraits sont par exemple les concepts et les nombres. Ainsi « le symbole apparaît comme un moyen terme, intermédiaire entre le signal concret et le signal abstrait ».

En ce sens, aucun savoir, y compris le savoir astrologique, ne saurait se passer de la puissance évocatrice des symboles… précisément parce que c’est la matière première à partir de laquelle il devient possible d’extraire des concepts et formules précis pour mieux comprendre les signaux concrets qui sont le langage de la nature universelle… y compris la nature astrologique.

Richard Pellard, 30/10/1996

Censure…

L’article ci-dessus était un droit de réponse aux propos d’André Barbault et devait paraître dans une revue d’astrologie italienne. André Barbault a fait pression sur son rédacteur-en-chef pour qu’il soit censuré. Avec succès : ce droit de réponse n’est jamais paru.

Cette censure a eu des suites :

Communiqué

Suite au « Communiqué » qu’André Barbault a diffusé auprès des diverses personnes et organismes qui font l’opinion dans le milieu astrologique, je me vois dans l’obligation, étant directement mis en cause, de répondre publiquement, par le présent communiqué, à ses freudaines, bobards, allégations et désinformations.

Commençons par le procès qu’il me fait. J’ai effectivement demandé à Ciro Discepolo un droit de réponse dans sa revue d’astrologie italienne, suite à une interview d’A. Barbault où ce dernier s’attaquait bêtement (dans le cas d’A.B., c’est un pléonasme !) à l’astrologie conditionaliste.

A.B. prétend que le texte que j’ai envoyé à Ciro Discepolo véhicule « une ineptie extravagante dangereusement désinformatrice », parce que j’y affirme qu’A.B. n’a jamais été un aficionado du conditionalisme, ce qui n’est une surprise pour personne. Lorsque je « propage » (je ne propageais rien, puisqu’A.B. a censuré ce texte !) que « Nicola a été mis sous le boisseau, (mon) évident aveuglement est d’autant plus significatif que la rupture est consommée entre l’un et l’autre, le « lieutenant » ayant été évincé… R.P. (Richard Pellard) demeure toujours sous la coupe de cette chapelle qui fonctionne par sectarisme et exclusion… R.P. est jeune ; il peut se libérer de ce complexe de chapelle et il ne manque pas de talent ».

Mise au point : j’ai 45 ans (ce qui n’est plus tout jeune) et j’emmerde (avec « talent ») les vieilles badernes astro-freudiennes. Le conditionalisme n’étant pas un corps d’armée, je n’ai jamais été le « lieutenant » de personne. J’ai certes pris mes distances avec Nicola (dont je n’ai jamais été l’élève), mais nous demeurons en parfaite complicité intellectuelle et spirituelle. Je ne suis sous la coupe de rien ni de personne et je dirige avec succès et indépendance l’association ARIANA, qui diffuse les théories et pratiques conditionalistes.

Puisqu’A.B. se permet de rendre publics des extraits de mon droit de réponse, alors qu’il en a empêché la publication, je vous propose de lire les extraits les plus significatifs des derniers courriers que j’ai expédié à A.B. suite à cette affaire :

« Vous ne m’impressionnez pas et je n’ai que faire de vos conseils gendarmeurs et autres admonestations autoritaires, et la façon dont vous prétendez « maîtriser votre agressivité » me laisse absolument sceptique, vu le ton grossier et belliqueux de la plupart de vos articles et courriers. Le courage dans votre cas, ce serait de lire la plaquette OPPOSITION N° 2 que vient de publier Jean-Pierre Nicola, et d’y répondre calmement et froidement, avec des arguments logiques, sensés et rationnels. Ca serait une grande première dans votre carrière. Vous montreriez enfin que vous ne confondez pas le débat d’idées avec un ring de boxe.

« Dans sa plaquette […], Nicola mentionne scrupuleusement l’aide que vous avez apportée à la diffusion de ses premiers travaux conditionalistes… jusqu’à ce que vous vous rendiez compte du danger que des théories et des pratiques aussi rigoureuses pouvaient faire courir à votre édifice astro-magico-symboliste bâti de bric et de broc et raccommodé de freudaines (je mets de côté les conflits intersubjectifs dus à des tempéraments antagonistes). La suite, vous la connaissez très bien : il aura fallu plus de vingt ans pour que le conditionalisme sorte de l’ombre dans laquelle le confinaient les astro-symbolistes, dont vous êtes sans aucun doute le principal et le plus illustre représentant (ce n’est pas un compliment). Et si vous avez un minimum d’honnêteté intellectuelle et de mémoire, vous ne pouvez pas ne pas vous souvenir qu’après avoir accueilli le vilain petit canard conditionaliste sans bien mesurer les dangers, vous l’avez ensuite combattu avec acharnement, puis vous l’avez passé sous silence : après la désinformation, la non-information […]. Dans mon courrier pour l’Italie, je n’ai fait qu’exposer des faits objectifs, sans aucune attaque personnelle. Et je maintiens que j’ai un droit de réponse, puisqu’en tant que conditionaliste je me fais traiter de « sectaire » […].

« Vous n’avez aucun argument rationnel, concret et logique à opposer aux thèses conditionalistes. Là où il est question d’esprit, de théorie et de débat d’idées, vous ne savez que sortir vos mensonges, vos désinformations, vos anathèmes agressifs et vos biscottos aux hormones de prévisionniste bodybuildé […] J’ai obtenu de vous exactement ce que je voulais : faire passer dans votre propre revue, L’astrologue, et porter à la connaissance de vos aficionados, une critique conditionaliste implacable de vos sornettes magico-symbolistes. Appâté par l’odeur de la poudre et l’envie d’en découdre, vous avez marché et m’avez répondu par un déluge d’imprécations et de non-arguments grotesques dont les astrologues à l’esprit rationnel se délecteront […] Tout ce que je retiens de vos réponses, c’est que vous n’avez été capable de répondre rationnellement et froidement à aucun de mes arguments historiques, astronomiques et épistémologiques clairement énoncés. Le rejet désinvolte du problème des déclinaisons de Pluton et une fastidieuse liste de rois d’Espagne et de Navarre où vous piochez sans rigueur ne constitue pas une réponse, mais un aveu de surdité psychique. Quant aux amateurs de poudre de perlimpinpin dont vous êtes le pape, libre à eux de continuer à vous suivre dans vos bricolages irrationalistes et vos imprécations dont la grandiloquence n’a d’égale que l’impuissance […] L’astrologie a besoin de chercheurs désintéressés et non de catcheurs de foire en quête d’auto-promotion […].

« En 1955, vous prédisiez « la fin du capitalisme et le début d’une ère nouvelle » pour 1988–1989. En 1979, vous prédisiez « une société nouvelle (qui) prend de l’ancienne et en est beaucoup moins l’antagoniste que la continuatrice ». Cette période a vu l’écroulement du communisme et l’extension du capitalisme sauvage à toute la planète ou presque, dans une frénésie gangstero-libérale encore jamais vue, qui fait exploser tous les modèles sociaux précédents […]

Évidemment, avec votre honnêteté intellectuelle habituelle, vous avez soigneusement évité de citer la première extraordinaire prophétie dans le n° 89 de L’Astrologue, ou vous vous livriez à un formidable numéro d’auto-cirage de pompes […] Je n’aurai pas la cruauté de faire la très longue liste de vos échecs. Ce serait au demeurant inutile, puisque, quels que soient les démentis que vous infligent les faits, vous vivez toujours dans la certitude d’avoir raison, d’être le plus fort, le plus beau et le meilleur.

« Pour finir : au dernier Salon de l’Astrologue, il y avait trois stands conditionalistes. Combien de stands défendaient l’astrologie de Barbault ? Variante : Nicola est un caractériel, vous êtes un caractériel. L’un des deux est le créateur d’une œuvre originale, puissante, fertile et qui a tout l’avenir devant elle. Devinez lequel ? »

A.B. termine son communiqué-torchon par une odieuse et injurieuse mise en cause de J.-P. Nicola qu’il dépeint sous les traits d’un « mollasson hypodépressif aux vapeurs avinées ». Je me garderai bien de qualifier l’auteur d’une prose aussi boueuse d’« agité paranoïaque aux valeurs avilies ». Ce serait d’un discourtois…

Richard Pellard, le 20/11/1997

Cet article vous a été proposé par : Richard Pellard

Voir aussi :

- Une critique inepte du conditionalisme par André Barbault
- Astro-psychanalyse théorique et pratique
- Astro-psychanalyse théorique et pratique
- C.G. Jung, symboles et signaux
- Carl-Gustav Jung et l’astrologie
- L’Esprit Mercure de C.G. Jung : une leçon de symbolisme
- Synchronicité jungienne et astrologie
- Zodiaque, planètes et typologie jungienne
- Zodiaque, planètes et typologie jungienne


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quelles sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffes et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.





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