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Conférence pour un inconnu

Le modèle R.E.T. est né d’une structure du temps : la courbe donnée par la vitesse de cicatrisation d’un tissu vivant en fonction de l’âge. C’est un segment de branche d’hyperbole que l’on divise en trois régions : le ‘R’ et le ‘T’ prennent les extrêmes, le ‘E’ la région centrale. Cette façon de faire ne relève pas de la mathématique pure et dure. Celle-ci réclame des raisons autres qu’intuitives. Mais la courbe des âges, hyperbolique par approche n’est pas, non plus, d’une mathématique pure… et je trouve cela très réjouissant, aussi réjouissant que la différence entre ‘R’ et ‘T’.

En hommage au ‘R’, je voulais vous signaler que le R.E.T. est le fruit d’une forme, celle de la figure 1. Je lui dois d’avoir pensé au ‘R’ comme symétrique de ‘T’, et au ‘E’ comme axe de symétrie. J’ai montré (1) que les distances moyennes au Soleil, ou demi grands axes, restituaient une hyperbole, en précisant, cette fois, chaque région au moyen de fractions simples. Les régions sont précisées et rationalisées par les nombres entiers, simples. La recherche actuelle, qui met en cause masses et gravités, revient à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de chaque région pour justifier d’autres distributions que la succession générale R,E,T. Ceci revient à chercher la logique de la répartition des masses, et non plus celle des distances au Soleil. Vous ne m’en voudrez pas, j’espère, de n’avoir pas tout trouvé ?

Admettons que l’hyperbole représente le temps bio-cosmique, de la conception, ou de la naissance, jusqu’à la mort, puis au-delà. Si l’on place les planètes sur cette courbe en retenant les durées sidérales, on peut supposer que leur propre champ intègre, accélère ou freine le champ général, en son intensité au lieu de position de l’astre. En transposant : le R.E.T. est une macro-mémoire à trois niveaux, pour le court, le moyen, le long terme. Et chaque niveau comprend trois micro-mémoires également spécialisées dans le court, le moyen, le long terme. Il ressort, de ce modèle de fonctions temporelles, l’attribution de fonctions temporelles différentes pour chaque planète, ces fonctions résultant de l’interférence de deux champs : celui du champ solaire et celui du champ planétaire. Le signal « astrologique » associe la planète à son milieu. Il ne peut se réduire, ni à la planète, ni à son milieu. Il est la composition des deux.

FIGURE 1 : la vitesse de cicatrisation est fonction de l’âge. Lecomte du Noüy (2) illustre cette relation par cette figure. L’âge est en abscisse (x) et l’indice relatif de cicatrisation est en ordonnée (y) du côté des chiffres italiques. La courbe en tireté, pour un intervalle donné, épouse sensiblement la courbe en trait plein qui représente un segment de branche d’hyperbole équilatère (xy = 1). La fonction hyperbolique se retrouve dans les interactions planétaires (cycles, distances couplées telles que : xy = Cte). Enfin, sa structure, à la fois binaire (bissectrice = axe de symétrie) et ternaire (deux extrêmes, un centre) permet de poser les trois niveaux du R.E.T. : ‘R’ pour la partie des jeunes années, ‘T’ pour les cycles longs et au-delà, ‘E’ pour les durées moyennes.

Qui peut voir, toucher, entendre le Temps ? Personne, en général, n’éprouve l’invisible. Pourtant, il existe de façon concrète.

Avec le R.E.T., l’astrologie s’affirme comme approche de la connaissance de l’extra-personnel : l’invisible, en termes philosophiques. Les dimensions Temps et Structure font partie de l’invisible. Elles échappent aux sensations concrètes. J’ose dire, en comparaison, que l’astrologie est hyper-concrète mais non-subjective et, surtout, non sensorielle. Qui peut voir, toucher, entendre le Temps ? Personne, en général, n’éprouve l’invisible. Pourtant, il existe de façon concrète. Le R.E.T. témoigne du concret non-sensible. C’est en cela qu’il découvre de nouveaux horizons (autres que les abstractions intellectuelles) pour l’interprétation et la compréhension des rapports de l’homme avec son milieu naturel.

Le R.E.T. doit sa fécondité à ses moyens de cerner l’invisible du temps, de la structure, de la complexité, autant de dimensions du réel non-sensible et non-évident. Un effet notable de sa fécondité est d’avoir souligné l’importance du concept d’homogénéité. La volonté de puissance et le sexe expliquent bien des choses, dit-on. Je crois que l’homogénéité, en fait de clef philosophique, va encore plus loin. C’est autre chose que le besoin conscient ou inconscient, autre chose que l’équilibre, l’unité ou l’harmonie. J’imagine plutôt un ensemble formé de déséquilibres partiels qui se compensent entre eux.

Le R.E.T. nous a fait découvrir deux genres d’homogénéité. L’une, lunaire, est manifeste, concentrée, intensive, comparable à notre corps. L’autre, celle du système solaire, est invisible, extensive ; formée par l’ensemble des interactions planétaires, son corps aux parties éparses ne se décèle qu’à l’analyse et qu’au regard de l’esprit. S’il faut voir un message dans le R.E.T., il peut être de nous inviter à réaliser dans une communauté sociale ou spirituelle un ensemble au moins aussi homogène que celui du corps physique. C’est ce que j’appelle le problème du passage du modèle lunaire au modèle solo-planétaire. Du point de vue de l’interprétation, il montre évidemment l’importance des aspects reçus par la Lune.

Le concept d’homogénéité est, par conséquent, plus complexe et plus vaste que celui d’unité. Ce n’est pas seulement par boutade qu’il m’est arrivé d’écrire : « Ce qui est en haut est bien en haut, ce qui est en bas est bien en bas… ». Les deux homogénéités n’apparaissent pas forcément compatibles. Peut-être que le simple fait de poser deux homogénéités rend toute homogénéité impossible ? C’est un problème alchimique… et, pour tout dire, de relation Soleil-Lune, en évitant de réduire l’aspect à un complexe mythique.

Au regard de l’homogénéité, l’âme sans science ne vaut guère mieux que la science sans âme. Que dire d’une astrologie tirant ses horoscopes d’éphémérides tout en prétendant se passer du ciel et d’une symbolique étrangère aux signaux ? Une âme qui nie son corps n’est-elle pas, selon les spécialistes de cette astrologie, une âme psychotique ? Ainsi, au moyen d’une doctrine qui rejette ses fondements naturels, des praticiens astro-psychologues prétendent déduire des tempéraments, des complexes, des maladies, entrer dans le secret des cellules humaines par le discours sur un ciel auquel ils n’accordent aucune réalité… autre que symbolique.

L’astrologie sans âme s’exprime, de son côté, par les statistiques. Les résultats sont fragmentaires, quelquefois incohérents. Le zodiaque, dont on sait maintenant toute la logique interne, n’existe pas pour cette astrologie. Il n’apparaît pas dans les normes exigées. L’ensemble des planètes du système solaire dont on connaît aussi la solidarité, se trouve réduit à quatre ou cinq planètes, selon l’échantillon statistique. Les transits, dont l’efficacité — même discontinue — est un moyen de convaincre (et, pour beaucoup, de se créer une clientèle), n’auraient aucun effet. Ce bilan de sinistres n’empêche pas les adeptes de l’astrologie sans science de faire un triomphe aux statistiques. Ils estiment que les maigres résultats positifs justifient leur persévérance dans la pratique de tout ce que les statistiques condamnent. Étranges conclusions… Elles rejoignent celles du commerçant qui vendrait des souvenirs d’Espagne parce que les oranges sont pleines de vitamines. Quel pharmacien oserait afficher : « Les statistiques prouvent que 30 % des remèdes en vente ici agissent réellement. N’hésitez pas à vous servir du reste… ».

L’homogénéité n’est pas un état passif. Je n’y vois pas, non plus, un état de fermeture. L’homogénéité me rappelle l’intégration partielle. Il lui faut un Sujet, un Objet ; une Relation homogène entre les deux crée alors l’Intégration… c’est le cas du poisson dans l’eau. On ne peut pas dire qu’il est passif et replié sur lui-même. Pour maintenir son homogénéité, sa relation intégrée avec son milieu d’adaptation, notre poisson dans l’eau peut se montrer très agressif. Qui songerait à le lui reprocher ?

L’astrologie se présente, en conditionaliste, comme une doctrine homogène, depuis que le ciel étant pris pour Objet, le récepteur Sujet et ses critères d’adaptation expliquent des relations impossibles à trouver dans une référence exclusive aux conditions objectives. Prenons le zodiaque : en référentiel Objet, il est facile de calculer les durées d’arcs diurnes et nocturnes jour après jour, puis les rapports de durées et aussi les vitesses d’accroissement. Autant de calculs objectifs qui suffisent à décrire le zodiaque photopériodique. Mais seul un mécano ou un magico-symboliste peut croire qu’un récepteur humain va exactement suivre le modèle que lui propose l’objet. Ce mécano-symboliste et fataliste s’imagine que l’homme saute du lit lorsque le Soleil se lève, ou bien, qu’étant Gémeaux quelques secondes avant le solstice d’été astronomique, il devient Cancer à l’instant fatal où le Soleil entre en ce Signe… il n’aura suffi que des poussières de temps pour changer un mercurien en lunaire. Le ciel n’est pas, à ce point, un carcan. Mais il existe pourtant une relation entre lui et les hommes. Pour le zodiaque, cette relation conduit au zodiaque réflexologique, qui n’est autre que la réponse du Sujet à la demande d’un Objet… réponse du poisson dans l’eau. Cette fois, nous parlons lumière. Il n’y a plus de zodiaque réflexologique si nous demandons aux grenouilles ou aux chouettes, plutôt qu’aux êtres que nous sommes, leurs réponses au zodiaque photopériodique. Or, le zodiaque réflexologique restitue rigoureusement et rationnellement la relation de l’Homme avec les phases d’un cycle de lumière. Ce zodiaque doit sa rigueur à l’efficace d’une relation entre un Sujet et un Objet spécifiques, c’est à dire à un type d’intégration et d’homogénéité qui résulte des propriétés respectives et de leurs possibilités d’accommodation. Le tout est de savoir s’il faut commencer par le Sujet ou par l’Intégration. Pour l’heure, la Relation me parait un terrain neutre, objectif-subjectif, à bonne distance de l’excès de science (Objet), de mystique (Intégration) et de subjectivisme idéaliste. Dans le référentiel Relation, ce sont les lois propres au récepteur neurophysiologique qui ont fait apparaître l’homogénéité du zodiaque jusqu’alors qualifié - à juste raison - de bric-à-brac d’images mythologiques. Je sais que ces images auront éternellement leurs nostalgiques irréductibles. Je leur signale qu’il est également possible de retrouver les symboles mythologiques attachés à chaque Signe en se reportant au cycle des variations jour-nuit, parce que le média originel, poète visionnaire, n’apprend pas la symbolique zodiacale dans la littérature mais dans sa sensibilité et dans sa relation avec le monde concret.

Le zodiaque n’a pas été réinventé par la réflexologie, il s’explique par elle

Rares sont ceux qui ont compris que l’événement véritable du zodiaque réflexologique n’était pas la mise en ordre d’images a priori sans rapports entre elles, mais la résolution d’un désordre apparent - externe, irrationnellement astrologique - par un ordre interne, neurophysiologique, découvert par un savant peu soupçonnable de sympathie pour l’irrationnel astrologique. Je n’ai pas appliqué Pavlov à l’astrologie, Pavlov a découvert le zodiaque dans l’homme, là où la relation avec le ciel a trouvé son plan d’intégration : dans le neurophysiologique. La systématique de l’excitation et de l’inhibition est conforme, homogène à celle du jour et de la nuit (des arcs diurnes et nocturnes) qui révèle la cohérence du zodiaque astrologique. Pavlov a découvert l’un des pôles de la relation Ciel-Homme, je n’ai fait que montrer cette relation par l’existence et la nature de l’autre pôle. Pour la première fois en astrologie, un système rationnel, issu de méthodes expérimentales, a permis d’ordonner, aussi rationnellement et sur la base de références identiques, un ensemble d’informations hétérogènes. Le zodiaque n’a pas été réinventé par la réflexologie, il s’explique par elle. Il s’agit d’un fait capital et d’une preuve scientifique rationnelle de la réalité du zodiaque. Mais, pour en comprendre la portée, il faut savoir en quoi consiste une preuve scientifique et connaître la réflexologie, autant que l’astrométrie. Sinon, il suffit de tourner les talons aux « vues de l’esprit » et l’affaire est classée.

Le zodiaque des Éléments a sa part d’homogénéité. Ptolémée, on oublie de le dire, usait du chaud, du sec, du froid et de l’humide, pour expliquer autant l’astrologie que les races ou les mœurs et caractères par les climats. Il avait donc quelque souci de système et de raison. Malheureusement, la référence aux Éléments, dans l’acception physique, ne peut mettre en cause que les saisons et réduire le zodiaque aux effets du Soleil. Quant aux Tempéraments humoraux, Pavlov a démontré lui-même qu’ils s’expliquaient, non par les humeurs, mais par la prédominance d’un processus nerveux, sa force, sa mobilité, son rapport avec le processus complémentaire. Les Éléments et Tempéraments, par conséquent, ne sont pas rejetés, mais dépassés par une explicative supérieure en homogénéité à la précédente. L’astrologie conditionaliste, en effet, a quitté le cercle pour le cycle, l’espace pour le temps, comme on quitte l’enfance pour devenir adulte, par évolution naturelle et non par haine de l’enfance. Les architectes en pâtés de sable n’apprécient pas les fondations en « dur ». L’intérêt de celles-ci n’apparaît que lorsqu’il y a un édifice solide à construire, visant une intégration supérieure.

Ce sont ces fondations neurophysiologiques et astrométriques qui ont permis, après le zodiaque, la théorie des âges (étapes de la maturation nerveuse), la théorie des aspects (définitions de la qualité et du nombre des aspects par le modèle des transmissions nerveuses), le R.E.T. (définitions des fonctions planétaires et de leurs relations par les niveaux d’excitabilité), le S.O.R.I. (définitions des Maisons par l’accroissement de complexité des relations du récepteur humain avec son milieu). Il parait que je ne m’intéresse pas à l’Homme ? L’édifice, jugez-en, ne tient que par lui, et il se porte bien. De plus, il est fonctionnel, style résidence principale. Je ne suis pas près de déménager, sous prétexte que les Éléments ne sont pas assez haut placés, que le zodiaque sidéral n’y figure pas ; que du côté des aspects, il n’est pas question des décile, quintile, septile, des 36°, 51° 3/7, 72°, 102° 6/7, 108°, 144°, 154° 2/7,… que les Maîtrises sont vacantes : Cérès, Pallas, Junon, Vesta, plus ou moins congédiées ; les Maisons dérivées rendues à leur naufrage ; les statistiques de l’Archange retournées à l’envoyeur. En revanche, il est écrit dans le hall d’entrée que tous ceux qui se réclament des « faits » contre tout édifice commencent par introduire dans leur collection de thèmes tous les facteurs que je viens de citer (j’en ai omis pas mal). Ce déluge de Zodiaques, de Maisons, d’Aspects, d’Astres et de Maîtrises est également le produit d’auteurs se réclamant rigoureusement des « faits », et de l’expérience contre toute théorie. Félicitations !

Pavlov disait : « Sans idée, point de faits ». Et Goethe : « Grise est toute théorie ». Lequel Goethe a parfaitement illustré la sienne en se trompant sur la théorie des couleurs. Le fait dominant du conditionalisme est d’avoir démontré une relation constante entre la souche des significations astrologiques (zodiaque-aspects-Maisons) et l’ensemble des fonctions neuro-réceptrices des êtres qui ont conçu ou constaté ces significations. Contre cette évidence se développe l’idée qu’il s’agit d’une théorie (au sens de spéculation bavarde) en marge des faits, et qu’avec un peu d’imagination, voire de fantaisie neptunienne, on peut toujours tout expliquer. C’est, là, un phénomène réactionnel intéressant. Mais, il ne faut pas compter sur l’homogénéité conditionaliste — pas sur la mienne notamment — pour espérer retourner un siècle en arrière, au nom du sacro-saint bricolage avec les Éléments, les chiffres et… les faits.

L’homogénéité est un processus vivant. Elle cesse aux limites de ses possibilités d’intégration

Par un très long préambule, vous voilà peut-être édifié sur ce que j’entends par homogénéité. Vous l’avez vue à l’œuvre, avec ces choix et ces rejets, dans le processus de conception du rapport de l’Homme avec le Ciel. Depuis deux ou trois ans, ce processus s’applique, non plus aux définitions, mais aux méthodes d’interprétation. Suite logique et douloureuse si l’on n’a pas compris la phase précédente et les développements sélectifs de l’homogénéité. Dédaignant, semble-t-il, les planètes dominantes, les « chères signatures planétaires », l’école conditionaliste parle de l’ensemble du thème comme l’école globale de Santagostini, mais d’une autre façon, avec d’autres moyens et d’autres définitions, plus homogènes, et, par conséquent, plus aptes à maîtriser cet ensemble en précisant la fonction de chaque planète au sein de son groupe. À la fonction propre à la nature de la planète, il faut en somme intégrer la fonction qu’elle doit à sa position dans l’échelle de hiérarchisation et aux relations, avec l’ensemble, que cette position détermine. Il n’y a, dans cette façon de voir, rien de fondamentalement nouveau. Il ne s’agit que d’une application du S.O.R.I. et du R.E.T. et si cette application apparaît possible, c’est parce que l’homogénéité acquise par la phase conceptive incite elle-même à induire une phase réalisatrice. L’homogénéité est un processus vivant. Elle cesse aux limites de ses possibilités d’intégration.

Notre nouvelle phase demande de comprendre ce que devient une fonction « en soi » (référentiel des définitions planétaires) dans un ensemble de fonctions hiérarchisées. Jupiter est toujours ‘rE’ (représentation d’Existence), mais comment cette fonction ‘rE’ va-t-elle se modifier et engendrer une autre fonction, selon la position de l’astre dans la hiérarchie des puissances relatives que donne l’heure de naissance ?

Pour répondre à cela, j’ai commencé, il y a 2 ou 3 ans, à parler d’une position extrême, celle de la planète en queue de peloton, l’oubliée, la négligée. Et, symboliste à mes moments perdus, je l’ai appelée « planète aveugle ». Elle s’est nommée d’elle-même. Je n’ai pas analysé le bien fondé de cette désignation peut-être arbitraire. J’ai pensé à la nuit que toutes les pratiques astrologiques réservent à la dernière planète. On n’en parle pas, elle n’est pas interprétée, ou elle est interprétée péjorativement (ce qui rejoint la planète « férale » de la Tradition). Il était facile de préciser ensuite que la planète « aveugle » avait une fonction aveuglante : on ne veut pas la voir. Sans doute parce qu’elle est dans sa nuit. Encore plus tard, j’ai compris qu’une autre façon de ne pas voir est d’être ébloui. La planète « aveugle » est une fonction de position, suscitant rejet ou fascination inconsciente. Anti-Sujet, puisque la moins valorisée, cette planète peut représenter l’Intégration, en être l’émissaire, donc la source de nos plus grossières ignorances et plus grandes conversions. Le pôle ultime de l’anti-Moi. Il était encore plus facile d’en déduire que la planète « aveugle » d’un thème devait être dominante chez ceux que l’on adore ou qu’on hait, ces deux formes de fascination étant liées aux dispositions inconscientes et aux moyens de se sublimer ou de se détruire par la rencontre de l’Autre : l’Inconnu de cette conférence fictive. Richard Pellard m’a dit qu’il y trouvait une analogie avec le karma, avec sa double face d’impositions et de libérations apparemment arbitraires. En dernière analyse, et en attendant d’y revenir, il me semble que la planète « aveugle » s’explique par deux fonctions liées à sa position extrême. Étant, en principe, la plus faible, elle a une fonction « anti-Sujet » (d’où ses maléfices et son rejet), mais la faiblesse d’un signal étant liée à l’Intégration, elle peut devenir représentative des valeurs qui ouvrent à l’universel. Ce qui m’a fait dire, par exemple, qu’une Vénus aveugle pouvait exalter la féminité et ne pas supporter une femme, ou pâtir des relations affectives. C’est, de toute façon, un nouveau chantier de recherches ouvert à l’astrologie. Il est venu de lui-même, par enchaînement d’homogénéités successives, et non par coup de foudre. Lorsqu’il n’y aura plus d’ouvertures de ce genre, le R.E.T. sera fini, en fleur. Sorry…

Le Yi King comme le R.E.T. sont des immenses constructions logiques de nombres et de structures

Enchaînement après la planète « aveugle » : pourquoi pas d’autres fonctions découlant aussi d’une position clef dans la hiérarchie des puissances ? Il a donc été question d’une planète d’« équilibre » et d’une planète d’« appel ». Dans l’idéal, il doit y avoir autant de fonctions que de positions dans l’échelle. Le Yi King, qui n’a rien de nouveau, interprète les traits en fonction de leur situation dans l’ensemble du koua formé de six traits superposés. Je ne tiens pas le Yi King pour une petite affaire, malgré sa pratique mondaine ou fantasmagorique. Simple opinion personnelle : le Yi King est le produit le plus extraordinaire de notre humanité. Je me réjouis que personne n’ait songé à l’attribuer aux extraterrestres. Restons Français… ou Chinois. Ce Yi King est une immense construction logique de nombres et de structures. C’est parce qu’elle ne doit rien aux faits qu’elle peut se permettre de les comprendre et, dit-on, de les prédire. Beaucoup d’astrologues associent le Yi King à leur pratique mais, en général, ce sont les mêmes qui s’élèvent contre les systèmes logiques qui rationaliseraient l’astrologie héritée.

À l’image du Yi King, mais pour 9 positions en étage au lieu de 6, on peut penser que chaque position relative (déterminée par la hiérarchie des puissances à la naissance) a une affinité de fonction avec la planète qui occupe ce rang dans la hiérarchie du R.E.T. pris en modèle de référence collective. Pour la planète aveugle, dernière en puissance dans un thème individuel, on conçoit sans peine son identification à une fonction « Pluton », également dernière en puissance dans le référentiel plus large du système solaire. Contre-épreuve : le Soleil étant la première planète du modèle général, la planète qui gagne le 1er rang dans un calcul de puissances, aura, à sa façon, une fonction « solaire » à jouer à l’égard de l’ensemble. Faut-il rappeler que cette planète se désigne par « dominante », et que c’est elle qui permet de schématiser la personnalité, d’en dégager ce qu’elle a de plus « solaire », non pas au sens de lumineux mais de constant, simple, évident et même typologique ! Si nous en venons à Mars qui occupe la position médiane dans le modèle de référence, la planète médiane dans l’échelle des puissances relatives peut avoir une affinité « marsienne », affinité non étrangère aux descriptions déjà données de la planète d’équilibre. La planète d’appel relèverait alors d’une affinité avec la fonction lunaire, puisque cet appel résulte de la configuration de l’ensemble et, précisément, des compensations qu’appelle une distribution autre que celle du modèle de base. L’appel est un recours à un substitut de l’ordre modèle.

Donc, par extension, si nous avons un modèle d’ordonnancement à 9 ou 10 étages, chaque étage ayant son propriétaire universel, la hiérarchie des puissances planétaires à la naissance désigne le locataire ou propriétaire accidentel. Les planètes ne prennent pas de nouvelles significations. Elles assument leur rang dans la hiérarchie natale suivant leur rôle dans la hiérarchie générale. La fonction déterminée par la hiérarchie natale est plus ou moins compatible avec la fonction générale de l’astre. Peut-être avons-nous ici une clef majeure pour l’interprétation conditionaliste. Je le pense, et je pense que nous créons, enfin, nos propres maîtrises. Livrez-vous à quelques exercices-tests en imaginant des cas extrêmes : Pluton dominant, par exemple, qui reçoit, par son 1er rang, une fonction solaire. N’est-ce pas une sorte d’exil ? Pluton n’est en domicile qu’à sa place naturelle. De leur côté, les planètes ‘R’ ne doivent pas être tellement à l’aise pour fonctionner en situation ‘T’. Cette façon de voir les maîtrises explique, à mon sens, les dominantes inconfortables. Je ne vous engage pas à jouer des maîtrises conditionalistes comme on en joue chez les traditionalistes mais je ne nie pas pour autant la possibilité d’une relation importante entre les deux hiérarchies et les deux astres concernés, l’un par sa fonction naturelle, l’autre par sa fonction relative. Avant d’en venir à poser des relations aussi précises, nous pouvons commencer par les trois repères (fonctions extrêmes et médiane) et les trois niveaux.

L’astrologie n’a jamais envisagé d’interpréter le rang de puissance relative d’une planète parce que cette interprétation nécessite de connaître avec certitude un modèle universel comme le R.E.T. et de disposer, avec autant de certitude, d’un système de cotations indiscutable. Sur ce point, il reste encore fort à faire, mais la voie est ouverte et, de grilles en grilles, nous parviendrons à retenir la meilleure ou la moins mauvaise. À mon avis, en attendant une problématique mesure des influences planétaires, au sens physique, les grilles en concurrence gagnent à être ordinales. L’ordinal classe, il attribue un rang. Il me semble que l’on a affaire à du flou et du qualitatif, en l’absence de mesures quantitatives, il faut se suffire de méthodes comparatives et opérer, par conséquent, par classements.

Pour trouver la grille idéale, nous disposons de la grille du R.E.T. Le problème est à moitié résolu : si nous ne sommes pas sûrs de la hiérarchie relative (individuelle), la hiérarchie générale peut nous guider, nous aider à corriger les grilles et imposer de nouvelles expériences pour concevoir un système de classement satisfaisant. D’ordinaire, on ne corrige un thème qu’en jugeant de la planète dominante ou des dominantes. La planète la plus faible (la moins dominante et non pas la contre-dominante) doit apporter un deuxième repère expérimental. Au terme de plusieurs consultations et entretiens, avec l’analyse des transits majeurs d’une existence, l’étude des thèmes des personnes les plus concernées par un aveuglement (de haine ou d’amour) ou une transformation radicale (changement de cap), j’affirme qu’il est plus facile de trouver la configuration faible (impliquant la planète aveugle) que la dominante. C’est un fait d’expérience donné par une théorie. Il va plus loin que la théorie. Seul un astrologue donnant des consultations peut constater l’efficace de la planète aveugle. Sinon, ce n’est qu’une théorie… que l’on peut mettre en chanson. À 20 minutes près, dans un ciel natal, d’aveugle, une planète devient clairvoyante, ou inversement. Formellement, il y a de quoi douter et sourire. Pratiquement, chacun peut apprendre un jour qu’elle est la part du ciel — et de lui-même — qui lui a donné à s’interroger, à aimer, haïr, quitter l’ordinaire. Par les dominantes, ont obtient toujours un portrait dont on est plus ou moins fier, mais que l’on supporte parce qu’à la limite, il est le portrait qu’ont les autres de notre apparence, de notre niveau ‘R’. Si bien que l’on n’est qu’a moitié concerné. D’où l’aisance à approuver. Mais, pour la planète ou les configurations aveugles, l’humour se glace. À ce niveau, l’essentiel se montre. Il ne s’agit plus du ‘R’ des relations sociales, mais de la relation avec soi, de connaissance intime de sa transcendance (au sens laïque, je souligne). Le R.E.T. et le S.O.R.I. relèvent de la doctrine de l’astrologie conditionaliste. Ce sont ses bases. La ou les planètes aveugles, son système de maîtrises, relèvent de sa pratique. Il vaut mieux ne pas mélanger, nous en verrons d’autres… Cette pratique nous apprend que l’aveuglement est aussi très relatif. On peut n’avoir qu’une dominante qui aveugle le reste, qui l’empêche, à moins d’un fort transit. Il n’y a que la consultation qui renseigne sur la relation réelle d’un être avec son ciel. Est-ce nouveau ? Je ne crois pas. Parce que ceci est conforme aux règles conditionalistes : l’horoscope n’est pas le Sujet ; il le devient, dans les limites des moyens de réponse et d’adaptation. Maintenant, nous pouvons interpréter un Sujet sans horoscope : il dispose d’un thème universel. Sa dominante est la relation qu’il trouve avec le groupe ayant le même thème. Le Sujet est vécu à plusieurs.

Pour admettre la nécessité de modifier les méthodes de cotation, il faut être convaincu que le modèle R.E.T. est bien universel, qu’il l’est suffisamment pour mériter que l’on s’y reporte. Je ne me serais pas permis de proposer d’interpréter l’ensemble du ciel natal et d’envisager la fonction de chaque rang si je n’avais pas la démonstration des fondements astrométriques du R.E.T. Cette démonstration existe. J’en ai entrepris la rédaction dans les Cahiers Conditionalistes. Pour vous inciter à la lire, mais surtout pour vous informer de l’objectivité du système utilisé, il peut être utile de revenir sur le sens de la structure du R.E.T.

Le modèle circulaire du R.E.T.

Le modèle circulaire se représente par trois niveaux, avec un grand cercle qui passe par les niveaux extrêmes et deux cercles intérieurs qui passent chacun par un extrême et se joignent au niveau médian. On pouvait voir, dans cette figure, un produit onirique de l’inconscient collectif, un symbole sans relation avec le réel, presque un fantasme ? Belle occasion d’illustrer ce que l’on peut entendre par symbole concret :

Imaginez un aquarium contenant du sable fin, de l’eau et de l’huile. En raison des densités différentes, le sable fin est au fond de l’aquarium, et l’huile, de densité plus faible que l’eau, forme la couche supérieure. Avec le critère « densité », nous avons restitué 3 étages comparables aux 3 niveaux du R.E.T. Avec du sable, de l’eau, de l’huile. Ces 3 niveaux sont en homéostasie. Ils restent où ils sont, hiérarchisés, si rien ne vient déranger leur rang dans l’échelle de la pesanteur. Le sable reste avec du sable, en bas ; l’eau, avec l’eau, au milieu ; l’huile avec de l’huile, au-dessus. Il y a, pour chaque niveau, une auto-stabilité qui ne veut pas dire immobilité. Il peut se passer des choses dans l’eau, entre poissons de surface et poissons des profondeurs, d’autres choses sur la nappe d’huile, entre gros et petits bateaux ; d’autres choses dans le sable, entre gros et petits grains. L’homéostasie n’est pas — pas plus que l’homogénéité — un état neutre. L’homéostasie de la fonction « Mars », par exemple, ne signifie nullement une absence de dynamique. Elle implique la lutte pour la lutte, la permanence d’un autre objet, d’une présence à laquelle l’on se trouve confronté. Et c’est cette confrontation sans solution qui est homéostasique. Il n’y a pas, dans ce cas, de transformation. Mars demeure une fonction d’antagonisme. Ce n’est pas la confrontation qui vise un bénéfice, une survalue comme Jupiter, ou qui provoque une distance, une autre vision de l’expérience, comme la fonction Saturne.

Que se passe-t-il si l’on remue l’eau, le sable, l’huile ? On obtient une soupe de molécules. Puis, en laissant reposer le temps qu’il faut, les ingrédients retomberont dans l’ordre de départ. C’est dire qu’il y aura des particules de sable qui ne bougeront pas, puisque déjà au fond, tandis que d’autres tomberont de plus ou moins haut. Inversement, pour les molécules d’huile, celles du haut resteront à leur niveau, les autres s’élèveront de plus ou moins bas pour les rejoindre. Enfin, les molécules d’eau combineront les mouvements précédents, les unes quittant le haut pour la région médiane, les autres partant du bas. Le modèle circulaire du R.E.T. montre tous ces mouvements. Pour les mémoriser, il suffit d’attribuer l’huile ou le sable au niveau ‘R’ ou ‘T’. Sans être prisonnier d’une image, on peut admettre que le ‘R’ est le plus pesant. La définition des fonctions planétaires par un ensemble de mouvements et de transitions, ne reflète pas exclusivement un système de concepts. Ces mouvements existent, à divers échelles, dans divers référentiels.

Après le modèle circulaire qui rend compte d’une dynamique interne, le modèle du carré à 9 cases permet de comprendre le R.E.T. sous le rapport des interférences, ce qui n’a rien de métaphysique.

La représentation polygonale du R.E.T.

Supposons, en un premier temps, un champ de force dont l’intensité décroissante se définit par trois repères qualitatifs : fort, moyen, faible. Pour concrétiser ce champ, accordons-lui trois couleurs : le bleu au champ faible, le rouge au moyen, le jaune au fort, sans aucune référence à la symbolique des couleurs. Dans ce champ général, représentatif d’une ambiance, il peut y avoir des champs ponctuels, des effets locaux, également définissables par trois repères qualitatifs : fort, moyen, faible. Nous les illustrons par des cercles : bleu pour un effet ponctuel faible, rouge pour l’effet moyen, jaune pour l’effet fort. L’interférence entre le champ général et le champ local, compte tenu de notre division qualitative en trois repères, donne le modèle R.E.T. ci-contre.

L’interférence fait apparaître une symétrie d’inversion par rapport à l’axe vertical formé par Soleil (Jaune-jaune), Mars (Rouge-rouge), Pluton (Bleu-bleu). De part et d’autre de cet axe, nous avons les couples :

- Jupiter (Rouge-jaune) et Vénus (Jaune-rouge)
- Saturne (Rouge-bleu) et Neptune (Bleu-rouge)
- Uranus (Bleu-jaune) et Mercure (Jaune-bleu)

Avec le support pédagogique des couleurs, vous pouvez rappeler que la Lune n’est pas aussi indisciplinée qu’on le croit : certains mélanges donnent le blanc et l’on peut aussi, avec du noir et du blanc, obtenir visuellement des effets colorés, c’est-à-dire la vision des autres couleurs. Vous pouvez même faire apparaître Cérès ou la Lune Noire, puisque d’autres façons de mélanger les couleurs produisent du noir. Si la Lune est homogène comme Blanche-Neige et les sept couleurs, Cérès ou plus exactement tous les astéroïdes forment un ensemble noir, une Lune brisée, un R.E.T. éclaté.

Par les couleurs, nous voyons une symétrie mais ce n’est pas forcément la bonne. En y réfléchissant, elle vient du fait que le jaune et le bleu, couleurs différentes, ne montrent aucun lien entre le ‘R’ et le ‘T’, alors que le fort et le faible sont dialectiques. On peut donc reproduire le même tableau, cette fois avec les lettres désignant le fort ‘F’, le moyen ‘m’, et le faible ‘f’.

La symétrie par l’axe vertical est toujours respectée. Une autre se révèle qui, cette fois, met le centre en cause. En effet : si ‘f’ est inverse de ‘F’, alors ‘fm’ inverse ‘Fm’, ‘ff’ inverse ‘FF’, ‘mf’ inverse ‘mF’. Ce qui nous vaut les couples :

- Pluton (ff) Soleil (FF)
- Neptune (fm) Vénus (Fm)
- Uranus (fF) Mercure (Ff)
- Saturne (mf) Jupiter (mF)

Mars (mm) étant au centre du système dont la Lune représente la globalité (fmF). Nous avons défini, qualitativement, un ensemble de 9 formules d’interférences, qui se lisent par exemple, pour les ‘f’ :

- Pluton : action faible dans un champ faible
- Neptune : action moyenne dans un champ faible
- Uranus : action forte dans un champ faible.

Si vous avez de la difficulté à imaginer une interférence, il vous reste à associer mentalement le Fort à l’eau bouillante, le moyen à de l’eau tiède, et le faible à de l’eau glacée. Ainsi, vous comprendrez l’inversion des formules et vous pourrez faire de l’astrologie expérimentale en versant du chaud dans du tiède pour avoir Jupiter, du froid dans du tiède pour avoir Saturne, ou bien du froid dans du chaud pour avoir Mercure et du chaud dans du froid pour avoir un effet uranien.

Toutes ces formules sont qualitatives. En passant au quantitatif, nous pouvons dire que le modèle jupitérien de « chaud dans du tiède » peut comprendre un grand nombre de variations et de nuances. Comme il en va de même pour chaque formule, nos planètes pourraient se multiplier, se mettre à plusieurs pour représenter la même classe d’interférence avec des dosages différents. Les astrologues modernes s’ingénient à multiplier les membres de la famille plutonienne, le faible dans du faible avec un cortège d’astres invisibles ou immatériels. La classe d’interférences Pluton se prête à la multiplication, c’est de son niveau. En revanche, personne ne songe à dédoubler le Soleil.

L’astrométrie nous dira un jour pourquoi nous ne disposons aussi que d’un seul Jupiter, un seul Saturne… Pour le savoir, il nous faudra connaître les proportions efficaces, les quantités qui rendent les interférences plus significatives que d’autres. C’est bien le but de ma recherche et l’une des constantes de cette recherche insiste lourdement sur les entiers simples 1, 2, 3, 4, réductibles en langage binaire à une position dans l’espace — comme le Yi King — des puissances encore plus simples de 2. Bref, on peut énumérer tous les entiers, jusqu’à l’infini, avec des oui et/ou non, répartis dans un espace formé de discontinuités, de cases pleines ou vides, d’énergie présente ou absente, faible ou forte, en un lieu donné, ou un moment donné.

C’est la numération de position qui a rendu l’arithmétique accessible à l’esprit le plus obtus

C’est là, l’exploit du Yi King, d’avoir réussi la représentation d’un état énergétique complexe, par une distribution de « pair et d’impair » dans l’espace de 6 traits. Je réserve, à ceux qui oseront me suivre, la démonstration que l’on peut passer du carré à 9 cases du R.E.T. à une figure Yi King (mais ceci sans leur assurer une parfaite identité dans les significations). À ceux qui estiment que les chiffres ne sont que des facéties neptuniennes, pour ne pas dire des pitreries d’une transcendance subjective, je conseille la lecture de l’Histoire Universelle des Chiffres (3). On y apprend la dimension physique, affective, spirituelle, des nombres. J’en relève ceci : « C’est précisément grâce à l’admission du fameux principe selon lequel les chiffres ont une valeur variable d’après la position qu’ils occupent dans l’écriture des nombres, que notre système numéral moderne s’est parfaitement adapté à la pratique des opérations, puisque ses chiffres ont acquis, dès lors, un caractère dynamique : c’est la découverte de la numération de position qui a balayé tous les obstacles et qui a rendu l’arithmétique accessible à l’esprit le plus obtus ».

La numération de position consiste à poser « 10 » (1 devant 0) au lieu d’écrire dix bâtons : la position du 1 devient réductrice. Uranienne, elle simplifie le multiple.

Les figures 1 et 2, issues de la symbolique concrète ou d’une physique qualitative, engendrent finalement une succession d’états. En figure 1 elle se voit par un assombrissement progressif des cases ; en figure 2, elle se désigne par une échelle décroissante des puissances :

- FF, Fm, Ff, mF, mm, mf, fF, fm, ff
- soit : 1 2 3 4 5 6 7 8 9

En affectant à chaque case son rang de puissance, il vient la fig. ci-dessous.

Cette transformation des lettres en chiffres permet maintenant de raisonner dans l’abstraction pure et simple. La somme des 9 premiers nombres est égale à 45. Puisque nous avons 9 nombres, la moyenne est 5. C’est le chiffre occupé par le centre de la figure (Mars). La somme de chaque couple formé par les cases en vis-à-vis est égale au double de la moyenne (10). On peut noter aussi que la somme des colonnes ‘r’, ‘e’, ‘t’, est en progression arithmétique de raison 9, carré de 3. Tout ceci ne tient pas du miracle, mais de l’ordonnance adoptée pour répartir les entiers de 1 à 9.

Ce qui est nouveau, dans ce genre de carré magique, c’est le passage à une représentation géométrique. Ainsi, cette figure renvoie à l’image d’une ellipse. En effet, dans une ellipse, la somme des rayons vecteurs issus des foyers est égale à une constante. En divisant cette constante par 2, on obtient la valeur numérique du demi-grand axe. Mars = 5 nous donne, par conséquent, cette valeur. De plus, l’on sait que le produit de la distance minimale à un foyer, par la distance maximale à ce foyer, nous donne la valeur du petit axe élevé au carré. Ici, nous avons 1 par 9 = 9. La racine de 9 = 3, valeur du petit axe. Le rapport des deux axes : 5/3 = 1,666. Connaissant les deux axes, on calcule la distance focale par : (5) au carré — (3) au carré = (4) au carré. Soit : 25 − 9 = 16. La racine de 16 est 4, valeur de « c » ou distance focale. L’excentricité de l’ellipse s’obtient par : distance focale/demi-grand axe ou c/a = 4/5 = 0,8. Le paramètre : (petit axe au carré)/(grand axe) ou b au carré/a = p nous donne : 9/5 = 1,8. La directrice : (demi-grand axe) au carré/distance focale, ou a au carré/c = d, nous donne : 25/4 = 6,25.

Soit, toutes les données d’une ellipse, figure céleste et atomistique classique, sortie telle Bérose des eaux et des entiers du R.E.T.

Pour peu que l’on ait une bonne équerre, l’énergie se change en nombres, les nombres en forme, la forme en idées. Le R.E.T. et le S.O.R.I. ne sont pas faits pour être mis au musée. Il faudra en tirer plus que le nécessaire. J’ai voulu vous montrer, uniquement par l’ordonnancement du R.E.T. (nous verrons une autre fois les ressources du S.O.R.I.) quelle est la puissance d’un symbole concret, comment il se métamorphose sans perdre ses racines… lorsqu’elles sont concrètes.

Mais quel est l’intérêt d’aboutir à une ellipse ? C’est une figure que l’on obtient par des interférences. Si vous voulez tracer dans l’eau une grande famille d’ellipses, jetez deux gros cailloux dans une mare traditionaliste à une certaine distance l’un de l’autre. Vous produirez des cercles concentriques et des points de rencontre entre les cercles émis par un foyer-caillou et les cercles émis par l’autre foyer-caillou. Ces points d’intersection permettent de tracer des ellipses ou des hyperboles sur des trajectoires formées de discontinuités. Là, de nouveau, il s’agit, non pas de théorie sur les entiers mais de réalité à part entière. Et, à nouveau, si vous pensez que les nombres sont réservés aux saturniens « non-R », je vous conseille Les Formes dans la Nature de Peter S. Stevens (Seuil). Vous verrez à quel point les nombres, les formes sont liés, et liés à des forces.

Quel autre intérêt astrologiquement conditionaliste peut-on trouver à une ellipse ? Dans les Cahiers n° 5, j’ai communiqué les résultats d’une longue recherche sur le rapport L/g pour chaque planète, ‘L’ désignant le demi-grand axe de l’orbite et ‘g’, l’intensité de la gravité de la planète concernée. De ce rapport, se déduit une période, selon la formule : t = π V (L/g). D’une période ‘t’, se déduit une vitesse, angulaire ou linéaire. Pour les vitesses linéaires, nous avons :

Soleil : 136,5 km/s, Vénus : 106,3 km/s, Mercure : 102,4 km/s, Jupiter : 92,9 km/s, Mars : 81,4 km/s, Saturne : 73,6 km/s, Uranus : 63,1 km/s, Neptune : 59,9 km/s, Pluton : 28,8 km/s. Et, en marge : Lune : 205 km/s, Terre : 102,5 km/s, Cérès : 48,9 km/s.

Ces chiffres répondent aussi à un modèle d’ellipse, puisque nous avons, par l’addition des couples définis au moyen (théorique) du modèle des interférences entre deux champs :

- Soleil + Pluton : 136,5 + 28,8 = 165,3
- Vénus + Neptune : 106,3 + 59,9 = 166,2
- Mercure + Uranus : 102,4 + 63,1 = 165,4
- Jupiter + Saturne : 92,9 + 73,6 = 166,5

Sensiblement le double de la vitesse de Mars :

- 81,4 par 2 = 162,8 km/s.

Résultats conformes à un modèle elliptique. Ils restituent les couples planétaires du R.E.T. dans leur ordre et avec la position centrale de Mars. Pour apprécier, il faut connaître le réel des nombres. Ils cachent des forces et des résistances qui ne se maîtrisent pas avec un pied de nez.

Certains rapports numériques renvoient à l’ellipse des entiers. Par exemple : Soleil/Mars = 1,676 au lieu de 1,666. Mars/Mercure = 0,795, au lieu de 0,8, valeur de l’excentricité (4/5). Étant donné ces rapports très proches, sinon identiques, il est possible de construire une ellipse des vitesses ayant même excentricité (4/5) et le même rapport a/b (grand axe/petit axe) que l’ellipse des entiers. En ce cas, on obtient : 82 km/s pour le demi-grand axe (Mars) ; 49,20 km/s (astéroïde Cérès) pour le demi-petit axe ; 29,52 km/s (Pluton) pour le paramètre ; 102,5 km/s (Terre) pour la directrice. La constante, 2 fois Mars = 164 km/s. Pourquoi ne pas s’en tenir là… parce qu’il faut trouver les causes et parce qu’il y a encore mieux que l’ellipse. Je vous en parlerai dans un autre numéro des Cahiers. Pour l’heure, je me bornerai à souligner l’identité des modèles : chaque planète occupe la place prévue. Succès d’une théorie. Sans théorie R.E.T. la distribution obtenue peut être traitée de négligeable, de coïncidence fortuite, de jeu de chiffres. L’astrométrie et ses astromètres sont aveugles à cette distribution. Elle ne peut pas être un fait. Elle n’est un fait que parce qu’il existe une théorie qui pouvait prédire sa présence dans les données du système solaire.

Revenons à nos entiers. Puisque la moyenne est 5, nous pouvons la soustraire de chaque chiffre indiquant le rang de puissance et obtenir des puissances relatives à la position moyenne. Les revoilà. Notre ellipse des entiers nous ramène à 0, 1, 2, 3, 4. Rassurez-vous, je n’ai pas oublié le modèle simple de l’atome d’hydrogène dont les orbites successives sont proportionnelles aux carrés de ces nombres, soit 1, 4, 9, 16, tandis que les vitesses linéaires sur ces orbites sont proportionnelles à 1, 1/2, 1/3, 1/4. Apparemment, la Nature ne déteste pas commencer par le plus simple, pour être aussi universelle que l’hydrogène.

Notre structure carrée est également très simple et universelle. Si vous prenez, dans l’ensemble des nombres entiers, neuf nombres en suivant par un accroissement d’ 1, leur disposition selon le modèle 3 par 3, vous conduira toujours à placer la moyenne au centre de la figure et, par rapport à cette moyenne, à retrouver vos entiers relatifs simples de 1 à 4.

Telles sont, en long et en large, les raisons spéculatives qui m’amènent actuellement à rechercher le classement hiérarchique de toutes les planètes d’un ciel de naissance, à les distribuer dans la structure R.E.T. suivant leur rang de puissance relative, puis à réfléchir sur les diverses possibilités d’interprétation que donne la répartition.

Application au Thème natal de Jacques Chancel

Compte tenu :

- a) de la hiérarchie du R.E.T. : Lune, Soleil, Vénus, Mercure, Jupiter, Mars, Saturne, Uranus, Neptune, Pluton ;
- b) de la hiérarchie des angles : Ascendant, Milieu-du-Ciel, Descendant, Fond-du-Ciel ;
- c) de la hiérarchie des aspects : conjonction-opposition, trigone-carré, sextile-demi-carré, une grille radicale et ordinale donne, pour cette naissance, la hiérarchisation suivante :

1 Lune, 2 Soleil, 3 Vénus, 4 Mercure, 5 Pluton, 6 Jupiter, 7 Mars, 8 Uranus, 9 Neptune, 10 Saturne.

Ce classement, en utilisant le rang comme un coefficient propre à la planète permet ensuite de classer, par ordre de puissance, tous les aspects du thème (aspects majeurs). La même grille donne :

  1. opposition Soleil-Lune
  2. opposition Lune-Vénus
  3. opposition Lune-Mercure
  4. conjonction Soleil-Vénus
  5. opposition Lune-Pluton
  6. conjonction Soleil-Mercure
  7. conjonction Vénus-Mercure
  8. conjonction Soleil-Pluton
  9. conjonction Vénus-Pluton
  10. conjonction Mercure-Pluton
  11. conjonction Jupiter-Mars
  12. trigone Lune-Jupiter
  13. trigone Lune-Mars
  14. carré Lune-Uranus
  15. carré Soleil-Uranus
  16. carré Mercure-Uranus
  17. sextile Vénus-Jupiter
  18. sextile Mercure-Jupiter
  19. demi-carré Soleil-Neptune
  20. sextile Mercure-Mars
  21. demi-carré Vénus-Neptune
  22. trigone Uranus-Saturne

Cette classification résulte des règles de hiérarchisation que l’on se donne. Pour la contrôler, il faut la comparer et confronter à d’autres règles aussi systématiques et non à des « oui, mais… ». La méthode permet d’interpréter chaque aspect en connaissant sa puissance par rapport à l’ensemble des aspects et la puissance (coefficient) de chaque planète dans sa relation d’aspect. La répartition, dans la grille R.E.T., de la hiérarchie natale donne la figure ci-dessous.

Saturne « hors-jeu », dernière en puissance, représente donc la planète « aveugle ». Ce médaillon personnalisé autant que la liste des aspects sont des guides pour l’interprétation.

En astrologie réductrice on peut se suffire d’interpréter le ‘R’ du Sujet, voir sa super-dominante + 4 : la Lune. C’est la signature au sens classique. Un pas de plus dans la subtilité, et l’on ajoute le Soleil, c’est-à-dire la configuration dominante, l’opposition Soleil-Lune qui n’aurait certes pas échappé à l’astro-psychologue averti. En ajoutant Vénus, on obtient déjà plus de complexité et tout le niveau ‘R’ du Sujet : son personnage dans sa mouvance. Mercure, tout en appartenant aux dominantes entre dans la zone ‘E’, son rang lui donne une signification plus pratique, peut-être une fonction d’adaptation qu’il doit négocier avec Pluton et Jupiter, les trois planètes constituant la fonction ‘E’ du Sujet, ses dominantes dans ce plan d’expression. Enfin, l’aveugle et le groupe ‘T’ nous renseignent sur les planètes et configurations rejetées ou susceptibles de provoquer des transfigurations. Ces planètes ne sont pas forcément « maléfiques ». Peut-être vaut-il mieux, pour l’équilibre personnel, avoir du ‘R’ et du ‘T’ en leurs places naturelles. Un Soleil dominant n’est jamais dérangé d’être solaire et dominant. Ceci explique sans doute que les planètes ‘R’ dominantes ont des facilités dans les domaines ‘R’ du référentiel collectif. Pour être reconnus dans ce même référentiel, les ‘T’ suivent des voies plus tortueuses. Inversement, il paraît difficile à un ‘R’ de faire de la bonne philosophie, d’être heureux la nuit ou de comprendre les abstractions.

Malheureusement, nous n’avons pas les moyens de maîtriser la complexité des interférences entre la matrice R.E.T. personnelle et la matrice R.E.T. générale. Mais, pour mettre un peu de l’ordre dans les idées et préparer une théorie cohérente de la consultation (encore une !), on peut s’aider de ces prémices. Les problèmes que posent les consultants relèvent tantôt de leurs dominantes ‘R’, tantôt du ‘E’, du ‘T’, de l’aveugle ou de l’ensemble du thème (planète d’appel !). Si vous êtes consulté pour un problème ‘R’, inutile d’évoquer — a priori — les configurations ‘T’. Celles-ci font surface dans les grandes occasions : les grandes crises où l’on remet tout en question, y compris son horoscope.

Le niveau — pour ne pas dire l’altitude — d’une consultation change selon le niveau de conscience du consultant. Ce niveau met en cause une capacité d’intégration peut-être spirituelle… il est, en tout cas, nécessairement lié à l’âge. D’où l’utilité de la hiérarchie des configurations. Comme dans le R.E.T. modèle universel, la grille que je vous ai proposée privilégié les planètes rapides, ce sont celles de l’enfance, laquelle est du niveau ‘R’. Nous avons autant de mal ou autant d’avantages à rester dans notre enfance qu’à rester dans nos dominantes… c’est selon l’enfance et selon les dominantes. Je vous l’ai déjà dit, une dominante peut bloquer tout le thème, rendre aveugle à l’ensemble du ciel, non pas à cause du ciel mais en raison des différentes capacités d’intégration et d’évolution. Imaginez l’état d’âme de celui qui perçoit, enfin, l’existence d’autres valeurs que celles qui l’inspiraient exclusivement : panique ou illumination… Astrologiquement, seuls les transits peuvent nous indiquer les périodes qui peuvent conduire un être à confirmer ses premières dominantes ou, au contraire, à les complexifier, en suivant la hiérarchie de son ciel et de ses aspects.

L’horoscope n’est pas le Sujet. Il le devient en fonction de son aptitude à conquérir son ciel. Nous avons, ainsi, plusieurs Sujets à vivre et devenir… nous avons plusieurs portraits potentiels. Un portrait ‘R’, un portrait ‘E’, un portrait ‘T’. Il est vrai qu’un portrait de ce niveau avec des planètes spécialistes en ‘R’ simplificateur ne sera peut-être pas très transcendant, mais la théorie indique des directions. Il faut, après elle, aller à la rencontre des faits qu’elle suggère, et non pas les fabriquer en son nom.

Il me reste à vous parler, brièvement, de la façon de rechercher la planète d’appel. Pour cela, indiquez (ici, cases rayées) les 4 ou 5 planètes premières dans la hiérarchie de naissance, en les reportant — Lune exceptée — dans la hiérarchie générale du R.E.T.

Les dominantes Soleil, Vénus, Mercure, Pluton étant indiquées, pour obtenir une symétrie (homogénéité partielle), la figure appelle Saturne, planète aveugle dans la hiérarchie de naissance. En théorie, cette planète doit donc jouer un rôle déterminant dans les étapes cruciales du Sujet, et l’on ne peut interpréter son « R extensif » en oubliant les exigences d’un « t intensif ». Un conditionaliste sûr de sa démarche (et de l’heure de naissance du Sujet) pourrait donc centrer toute son interprétation sur Saturne.

« Oui, mais Saturne est Maître de l’ascendant… »

Rideau.

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola

Voir aussi :

- Réflexions conditionalistes


Les Significations planétaires

par Richard Pellard. 620 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

La décision de ne traiter dans ce livre que des significations planétaires ne repose pas sur une sous-estimation du rôle des Signes du zodiaque et des Maisons. Le traditionnel trio Planètes-Zodiaque-Maisons est en effet l’expression d’une structure qui classe ces trois plans selon leur ordre de préséance et dans ce triptyque hiérarchisé, les Planètes occupent le premier rang. La première partie de ce livre rassemble donc, sous une forme abondamment illustrée de schémas pédagogiques et tableaux explicatifs, une édition originale revue, augmentée et actualisée des textes consacrés aux significations planétaires telles qu’elles ont été définies par l’astrologie conditionaliste et une présentation détaillée des méthodes de hiérarchisation planétaire et d’interprétation accompagnées de nombreux exemples concrets illustrés par des Thèmes de célébrités. La deuxième partie est consacrée, d’une part à une présentation critique des fondements traditionnels des significations planétaires, d’autre part à une présentation des rapports entre signaux et symboles, astrologie et psychologie. Enfin, la troisième partie présente brièvement les racines astrométriques des significations planétaires… et propose une voie de sortie de l’astrologie pour accéder à une plus vaste dimension noologique et spirituelle qui la prolonge et la contient. Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.

L’astrologie, la nanification de Pluton & les astres transplutoniens

par Richard Pellard. 117 pages. Format PDF. Illustrations en couleur.

Pluton ne fait plus partie des planètes majeures de notre système solaire : telle est la décision prise par une infime minorité d’astronomes lors de l’Assemblée Générale de l’Union Astronomique Internationale qui s’est tenue à Prague en août 2006. Elle est reléguée au rang de « planète naine », au même titre que les nombreux astres découverts au-delà de son orbite. Ce livre récapitule et analyse en détail le pourquoi et le comment de cette incroyable et irrationnelle décision contestée par de très nombreux astronomes de premier plan. Quels sont les effets de cette « nanification » de Pluton sur son statut astrologique ? Faut-il remettre en question son influence et ses significations astro-psychologiques qui semblaient avérées depuis sa découverte en 1930 ? Les « plutoniens » ont-ils cessé d’exister depuis cette décision charlatanesque ? Ce livre pose également le problème des astres transplutoniens nouvellement découverts. Quel statut astrologique et quelles influences et significations précises leur accorder ? Enfin, cet ouvrage propose une vision unitaire du système solaire qui démontre, chiffres et arguments rationnels à l’appui, que Pluton en est toujours un élément essentiel, ce qui est loin d’être le cas pour les autres astres au-delà de son orbite. Après avoir lu ce livre, vous saurez quoi répondre à ceux qui pensent avoir trouvé, avec l’exclusion de Pluton du cortège planétaire traditionnel, un nouvel argument contre l’astrologie ! Vous pouvez dès maintenant le commander à la boutique.


Notes :

- (1) Dans Nombres et formes du cosmos, J.-P. Nicola, Éd. Traditionnelles.
- (2) Le Temps et la vie, Lecomte du Noüy, Gallimard 1936.
- (3) Histoire universelle des chiffres, Georges Ifrah, Seghers.

Article paru dans le n° 6 des Cahiers conditionalistes (juillet 1982).





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