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1. Les fondements de l’astrologie physique sont-ils expérimentalement contrôlables ? Vous êtes ici : Accueil Documents L’anti-astrologisme
Publié le : 3 novembre 2003
1. Les fondements de l’astrologie physique sont-ils expérimentalement contrôlables ?
L’astrologie conditionaliste dispose d’un système d’outils conceptuels variés et homogènes : le zodiaques réflexologique-noologique, le R.E.T., le S.O.R.I., le rapport chrononologie-simultanéité ; et la distinction symbole/signal, leurs relations duo-duelles, permettent de ne pas s’égarer dans l’histoire de l’astrologie, comme dans n’importe quelle histoire, car il s’agit d’un autre outil noologique applicable à tous les domaines de la connaissance... la Noologie étant l’analyse et la classification des différents types d’esprit, la recherche des liaisons qu’ils offrent, et l’étude de l’interaction des esprits.

Ces outils issus autant de l’analyse des symboles astrologiques que des signaux astrométriques qui les sous-tendent, mettent en cause pour les réunir ou les désunir, le fonctionnement de l’esprit, et des structures mentales que d’aucuns disent imaginaires. Dès lors que l’homme est en cause, on comprend la tentation de réduire l’astrologie à une projection qui fait de l’univers Objet le reflet de l’univers Sujet. Et dès lors que l’on parle de science en marche cette version ne peut plus nous satisfaire.

L’analogisme n’ayant pas été proscrit de la pensée conditionaliste, je comparerai nos modèles à des enfants qui ont grandi. Hors du nid originel, ils ont acquis une indépendance extra-astrologique et, à l’œuvre sur des chantiers moins obscurs, bien malin qui saurait d’où ils viennent s’il n’est pas prévenu. Il y a des enfants qui ont honte de leurs parents, qu’ils renient ou cachent. Pour le moment, ce n’est pas notre cas... bien qu’un jour ou l’autre, il faudra ruser pour sortir du ghetto. D’ici là, plutôt que des enfants ingrats, j’ai choisi ceux qui honorent et justifient leurs parents. C’est-à-dire : puisque les concepts conditionalistes viennent de l’astrologie, est-il possible en les interrogeant par des discours, des hypothèses suivies d’experiences para-astrologiques, de trouver leurs propres clefs et, avec elles, un au-delà de l’astrologie qui, sans remonter jusqu’à Adam et Eve, dévoilerait un peu de l’identité des grands-parents. En somme, si l’astrologie nous a livré des concepts indépendants, outils efficaces en dehors de toute référence céleste, il me parait normal de penser qu’elle découle elle-même d’une logique plus grande, et que les fonctions découvertes par les astres et les Signes sont plus universelles, fondamentales que leurs manifestations astrologiques. Selon le principe hautement scientifique des poupées gigognes et des pelures d’oignon, il faut une plus grande dimension pour enrober et comprendre l’inférieure. La Palisse n’aurait pas mieux dit.

L’astrologie s’expliquerait donc par sa poupée gigogne et sa pelure d’oignon supérieure. Chez les symbolistes, la loi englobante n’est rien d’autre que l’analogisme qui a beaucoup d’attrait du fait de son double visage, rationnel et irrationnel. Cependant, les poètes et les mathématiciens n’en usent pas de la même façon et il ne s’agit pas toujours de la même fonction en dépit d’un terme commun qui, comme les Signes et Constellations, prête à confusion. J’ajoute que si les deux styles d’analogisme, le poétique et le prélogique, se confondent au départ, ils finissent souvent par s’opposer à l’arrivée. L’analogisme poétique reste sur son orbite, l’analogisme prélogique quitte sa rampe de lancement pour une destination inconnue et un point de chute très lointain du point de départ.

Chez les spiritualistes, en arrière-plan de l’astrologie, la pelure d’oignon supérieure est évidemment spirituelle, tout comme elle est psychologique chez les astropsychologues, karmiste chez les astrokarmistes. Il ressort qu’en majorité, sans le dire, les astrologues expriment inconsciemment le fait que l’astrologie n’est qu’une pelure d’oignon intermédiaire. Les conditionalistes conscients de cette conjoncture associent l’astrologie au référentiel Relation du S.O.R.I., ce sigle désignant plus de choses que je ne puis en dire ici : un légume monstrueux, plus gros que l’oignon de la science des poupées gigognes, un cerveau-fou ou le Sujet, l’Objet, la Relation qui les unit (ce que l’un et l’autre dénient), forment ou subissent l’Intégration aussi antagoniste envers ses parties qu’elles le sont entre elles en dépit de leurs alliances changeantes.

L’astrologie étant située dans son référentiel, la Relation, de façon explicite chez les conditionalistes, conformément à notre logique et à celle de ce référentiel, on est fondé de chercher l’existence et la nature des liens qui constituent cette relation entre l’Homme et le ciel, les horloges biologiques et les horloges non-vivantes de l’atome, des photons, des gravitons ou de leurs interactions. Cette exigence ne s’impose pas à ceux qui d’autorité situent l’astrologie dans l’Intégration, par la mystique ou l’analogisme, en dénaturant l’astrologie autant que la mystique ou l’analogisme par leur pratique, relationnelle de fait. Ce n’est pas l’astrologie qui explique l’Intégration ou alors elle l’explique mal par un mélange de mythes et de religions, c’est l’Intégration qui explique l’astrologie.

Dans cette recherche complexe, subtile, longue, difficile, - et nous verrons pourquoi - nous allons valider indirectement l’hypothèse physique par la réalité des concepts que l’astrologie utilise et produit.

Fig. 1 : Signaux et symboles communiquent. Dans le rêve ou le mythe se cache parfois le signal concret ou abstrait qui reste à trouver s’il existe. Et nos symboles, une fois déchiffrés, ne sont plus que des mots convenus.

Le rêve

En ce qui concerne la distinction symbole et signal, leurs relations représentables par le schéma R.E.T., on n’a pas attendu le conditionalisme pour observer que des stimuli extérieurs apportaient au dormeur les éléments de construction d’un rêve "illustrant" par un scénario personnalisé, plus ou moins original, la perception qui le dérange, qu’il s’explique pour continuer à dormir, conformément à l’une des fonctions du rêve "gardien du sommeil".

"Le pied est-il fléchi ? On rêve que l’on court, que l’on monte des escaliers, que I’on se hisse sur la pointe des pieds. Parfois, le mouvement s’arrête et I’on se trouve figé dans une attitude qui rappelle celle d’un membre ligoté, ou encore on voit un objet en mouvement, une bicyclette, par exemple, ou enfin I’on rêve que quelqu’un vous marche sur le corps".

"Ne se souvient-on pas du rêve de Descartes qui, piqué par un insecte, croit être traversé par une épée ; n’a-t-on pas dans l’esprit le souvenir de quelque rêve où, par exemple, l’on croit marcher sur des glaciers parce que le froid à gagné les pieds, patauger dans une mare parce que la bouillotte s’est ouverte et à laissé échapper une partie du liquide qu’elle contenait".

"X... rêve qu’il se promène en montagne, non loin d’un troupeau de vaches qu’il n’entend, ni ne voit, qu’il suppose. Il tient un enfant par les pieds et le semonce. A son réveil, X... constate qu’un écoulement d’eau sur une gouttière évoquait, par résonance, les sonnailles d’un troupeau de vaches en pâturage. Son rêve justifiait plusieurs sons de cloche : un troupeau de passage hors de vue, un enfant tenu en battant de cloche et se faisant sonner les cloches".

Les scientifiques enclins à de promptes généralisations ont déchanté : ils ont appris, ou les rêveurs leur ont appris ensuite que les stimuli internes devaient être aussi importants, sinon plus, que les externes. Apres une période de polémique normale, dès qu’il y a un débat et non une autorité dogmatique à congratuler, on a finalement coupé la poire en deux, comme l’écrit Jacques Demotes-Mainard :

"L’état fonctionnel du cerveau durant le sommeil peut également contribuer à mieux appréhender la nature du rêve. Durant le sommeil lent, les messages ne parviennent plus au cortex. Le transfert des signaux est en effet interrompu au niveau du thalamus, qui représente la carte d’accès au cortex, l’interruption étant d’autant plus marquée que le sommeillent est plus profond. Pendant le sommeil lent, le cortex est ainsi déconnecté des signaux internes et externes qui lui parviennent normalement durant l’éveil. En revanche, durant les phases paradoxales, le transfert des signaux à travers le thalamus est probablement en partie respecté. L’acheminement des messages sensoriels serait conservé durant ces phases, au moins sous un aspect fragmentaire, filtré ou déformé".

"La subdivision du sommeil en périodes de sommeil lent et phases paradoxales correspondrait ainsi à l’alternance d’un sommeil "sensoriel", caractérisé par un blocage des entrées sensorielles, et d’un sommeil "moteur" s’accompagnant d’un blocage des sorties motrices. Dans chaque situation, le cerveau conserverait en partie l’un des versants de sa relation au monde environnant. Pourquoi le cerveau ne connaîtrait-il qu’un isolement partiel sous la forme soit d’une déafférentation, soit d’une déefférentation ? Il demeure bien difficile d’y répondre, mais il faut, en revanche, considérer l’impact de cette hypothèse sur le contenu du rêve : le cerveau en proie au rêve ne serait pas déconnecté et indépendant de son environnement, mais intégrerait des messages sensoriels au mode de fonctionnement onirique" (Les fonctions du rêve, Science & Vie hors série n° 195. Juin 1996).

J’ai souligné la dernière phrase, importante pour ce qui nous occupe : le cerveau rêvant n’est pas déconnecté de son environnement et il traite des signaux de façon onirique. L’auteur aurait pu ajouter, comme je l’ai fait dans un article pour la revue Carré de décembre 1973 : symboles et signaux communiquent. Précision, depuis, complémentaire : ils communiquent par l’intermédiaire, je devrais dire par la grâce du cerveau... sans lequel, d’ailleurs, aucune communication n’existerait... Le mystère n’est pas dans la communication mais dans l’existence d’une fonction onirique-symbolisante capable de transformer un signal en symbole. Cette transformation est à considérer comme un acquis, ne pas en tenir compte ou opposer symbole et signal comme le font certaines écoles astrologiques à dominante godillots antiques, revient à séparer les hémisphères droit et gauche du cerveau, en constante collaboration. L’hypothèse que l’hémisphère droit des images travaille dans le rêve davantage que le gauche du langage et que la prédominance s’inverse à l’état de veille, à été démentie par les images des EEG. On sait également qu’il n’y à pas de localisations et de fonctions figées : en cas de défaillance, un hémisphère aide ou compense l’autre. Bref, sauf chez les esprits sclérosés par l’âge ou la monomanie, le cerveau est souple et dynamique, ce qui convient à la pensée conditionaliste anti-typologique lorsqu’il s’agit de typologies d’un statisme caricatural.

En conformité à sa symétrie structurale et ses symétries fonctionnelles, le cerveau pensant, et non plus rêvant, s’occupe en général de transformer les symboles en signaux... ce que nous tentons de faire à propos de l’astrologie. Ce qui - toujours pour des raisons de symétrie inverse - prend plus de temps que le temps de rêver. Comme je crois l’avoir en partie démontre dans un article des Cahiers n° 26 sur les symétries, dans l’ensemble des rapports possibles inventoriés par le R.E.T. les couples de contraires (sur le modèle des fonctions Vénus-Neptune) sont susceptibles de collaborer, s’amalgamer ou s’intervertir. On peut, en effet, penser en rêvant et rêver en pensant. Question de tempérament autant que d’adaptation.

Le cerveau, organe central de la gestion du corps, de l’âme, de l’esprit, est bien, si j’ose dire, au cœur de notre Sujet. Et, on remarquera que les analogies entre notre interprétation de l’astrologie et la transformation du signal en symbole onirique sont nombreuses. Chez les astrologues sensés, le ciel et ses cycles n’étant qu’un conditionnement, leurs promesses et menaces se modèrent ou s’amplifient selon le bagage terrestre de chacune et chacun en créativité, en intelligence apportée au traitement global des informations conscientes et inconscientes de ses conditionnements. La formule qui remonte à une trentaine d’années : "le thème est une proposition d’être" ou encore "le thème n’est pas le Sujet, mais il peut le devenir" rejoint donc les conceptions modernes des fonctions du rêve. Notamment celle que présente Jacques Demotes-Mainard dans l’article déjà cité :

"Le rêve permettrait l’adéquation des stratégies comportementales du sujet à ses propres particularités génétiques et à son environnement. Le rêve serait ainsi, avant tout, le gardien et le guide de l’individuation. Combinant déterminisme génétique et épigénétique, le rêve prendrait en compte des éléments de l’expérience vécue pour les passer au moule de son propre programme génétique".

La fonction d’individuation mise en lumière par Michel Jouvet (6) "recoupe certains aspects de la fonction du rêve selon Jung, qui y voyait aussi un processus directeur, guidant l’édification de la personnalité" (J. Demotes-Mainard). Quant à ce que j’appelle "symbolisation" par opposition à "signalisation", il faut lui donner le sens assez large pressenti par le philosophe Arthur Schopenhauer de signaux-stimuli "remodelés en des formes occupant le temps et l’espace selon des règles propres au cerveau lui-même" (J. Allan Hobson), c’est-à-dire le sens d’aptitudes strictement individuelles de recréation, reformulation, mise en scène des matériaux, éléments et acteurs que fournit notre incarnation dans I’espace, l’énergie, le temps et la structure. La vie, quoi. Nous savons que les configurations d’un thème peuvent être vécues par l’action, la pensée, la passion, création ou la songerie.

Les 4 faces du S.O.R.I. sont validées. Si le Sujet est là pour dormir et rêver, il peut entrer en relation avec son environnement pour une intégration qui conduit à l’extase des beaux rêves ou pour une mixture cauchemardesque. Mais le Sujet s’oppose à la Relation comme la Relation au Sujet. Entendez par là qu’on ne perçoit seulement les signaux que le cerveau accepte selon l’âge, son état, ses possibilités génétiques et ontogénétiques. Pour tourner en rond, on pourrait classer les signaux en R.E.T. forts, moyens, faibles, et en S.O.R.I., internes, externes, efférents ou afférents... Nous allons nous contenter du registre des signaux "faibles", plus ou moins transcendants plutoniens et perçus, selon nos savants, durant la phase paradoxale du sommeil, lorsque le cerveau est, pardonnez l’expression, "électrisé" au maximum... comme s’il ne dormait pas... Car on rêve assis, couché ou debout, de nuit comme de jour.

Les signaux faibles laissent perplexes les investigateurs de la transcendance et leurs instrumentations scientifiques. On est en droit de supposer que les très-très faibles leur échappent totalement et que le cerveau en état non-paradoxal perçoit des signaux d’un autre niveau, autre dimension, autre qualité que dans son état paradoxal. Dans ce raisonnement, vous avez reconnu, la logique des niveaux du R.E.T.

Puisque les concepts issus de l’astrologie sont expérimentalement validés hors de l’astrologie, il doit être possible de trouver une expérimentation astrologique de ces concepts.

A ma connaissance, l’astrologue traditionaliste et plus que symboliste Alexandre Volguine, par un effet de symétrie inverse auquel nous sommes tous sujets, est le seul à avoir imaginé, sans en être tout à fait conscient, une expérimentation directe de la transformation du signal en symbole en recommandant de faire le thème d’un rêve fort à l’heure exacte (quoique non garantie par l’Etat-Civil) du lieu et du donneur qu’il réveille. On compare ensuite les symboles oniriques aux symboles astrologiques, en appliquant les règles de valorisation par les angles, les luminaires, etc. à partir de cette idée, la plus intéressante que je connaisse d’A. Volguine qui m’était infiniment sympathique malgré de radicales incompatibilités noologiques, il y a des expériences pertinentes et saugrenues envisageables. Je pense à réveiller des sujets sélectionnés parmi les bons rêveurs à des heures indifférentes et des heures choisies pour leurs dominantes planétaires. On peut aussi, sans prévenir les expérimentateurs du résultat en attente, demander ce qu’ils obtiennent en images et discours de patients qui se prêtent avec eux à des rêves éveillés. On peut aussi, machiaveliquement, enregistrer les encéphalogrammes des grands rêveurs sous des configurations réputées significatives pour les comparer aux réputées insignifiantes. Toutefois, pertinente ou saugrenue, cette expérimentation demande des spécialistes dont le premier réflexe sera de nous envoyer promener. L’anti-astrologisme constitue l’obstacle n° 1 de la recherche. Il est puissamment soutenu par l’astrologisme dominant, anti-physique bêtifiant quand il n’est pas arrogant.

Un message passe correctement, statistiquement, si les fonctions du récepteur et de l’émetteur sont accordées, et le langage populaire parle de mêmes longueurs d’ondes. La qualité du message varie avec la qualité de l’accord. On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre et dans la gamme des espèces aquatiques la taille de l’hameçon sélectionne la taille des poissons. A la version du Sujet se projetant dans le monde, nous avons, par symétrie, celle de l’Objet projeté dans le Sujet. Au plan de la neurobiologie du rêve et du cerveau "électrique", s’il est impossible de réduire la conscience, le rêve ou la pensée à des données biophysiques (à cause de la pelure d’oignon que nous appelons "Intégration") en référentiel Objet, on peut s’interroger sur la nature et l’échantillonnage des signaux intégrables aux conditions biophysiques du cerveau récepteur autant qu’a ses performances.

Examinons, pour acquis de conscience, quelques données physiques. En commençant par la plus élémentaire, un homme adulte pèse, en moyenne 75 Kg, et son cerveau 1450 g., soit un rapport de 1 à 50. Mais le poids, en dehors de certaines limites (un cerveau de moins de 1 Kg est presque toujours insuffisant pour un adulte) ne nous dira rien sur l’intelligence : ainsi, rapporte Isaac Asimov, "le cerveau de Tourgueniev pesait un peu plus de 2 kg, alors que celui d’Anatole France pesait un peu moins de 1200 g".. Les circonvolutions, le nombre faramineux et approximatif de 50 ou cent milliards de neurones serait mieux indiqué, ainsi que celui des connexions entre ces cellules, supérieur, dans un seul cerveau humain, au nombre d’atomes présents dans l’Univers. Je ne les ai pas comptés... c’est ce qu’en disent Robert Omstein et Richard Thompson. En moyenne, un neurone établit ses connections ou synapses avec 10000 autres neurones. II existe donc dans notre cerveau 100 milliards fois 10000 synapses, c’est-à-dire un million de milliards de synapses. On comprend mieux la migraine.

C’est surtout l’organisation de cette complexité formée de réseaux de réseaux qui pourrait donner une mesure qualitative et une vision insuffisante... car on sait que les neurones perdus en vieillissant - une perte qui ne serait qu’une légende ou un processus moins effarant qu’on l’a écrit - est compensée par des réseaux de synthèse, jusqu’à un certain point et un certain âge également. En fonction solaire, le cerveau peut donc être vu comme un système physique en évolution partiellement autogénérée. A l’image du R.E.T. - parce que le R.E.T. est son image très schématisée - pour gagner du temps dans le traitement de l’information, les neurones fonctionnent par familles (groupes similaires) et simultanéités. La synchronisation permettrait l’échange d’informations à l’intérieur d’un "club" de neurones répondant au même objet. Le couplage chronologie-simultaneité (théorie des âges et R.E.T.) qui paraissait une vue de l’esprit ou précisément parce que c’est une vue de l’esprit est une découverte récente... qui remonte à 1974 chez les conditionalistes. Elle valide ici le principe de fonctions congruentes (associées).

L’ordre de grandeur des neurones, "les briques du cerveau", est de quelques millionièmes de mètre pour les plus petits diamètres, soit le dixième d’un micron, ou 1 cm divise par 10000. Les plus grosses fibres nerveuses n’ont que 20 microns. La vitesse de conduction d’une fibre nerveuse, en moyenne de 50 m/seconde, est en relation avec son diamètre. Diamètres et vitesses sont en relation avec des fonctions différentes, ce qui, analogiquement et peut-être expérimentalement, peut avoir beaucoup d’intérêt pour notre recherche. Pour comprendre également l’intérêt de cet ordre de dimension rappelons que "La longueur d’onde de la lumière visible est un peu plus courte que les cellules vivantes. A l’expérience de notre propre vision et de la verdure végétale, nous savons tout ce que signifie l’interaction des cellules et de la lumière visible pour la vie sur Terre". Autre remarque, sous l’angle des analogies structurales : suivant le nombre de leurs prolongements les cellules nerveuses sont dites :

- I. Unipolaires : un seul prolongement (muqueuse olfactive et rétine des Vertébrés, système sympathique des Amphibiens.

- 2. Bipolaires : deux prolongements d’implantation opposée (cellules à bâtonnets et cellules à cônes de l’œil des Vertébrés, ganglions des Poissons, ganglions du nerf acoustique des Vertébrés supérieurs).

- 3. Pseudo-unipolaires : ce sont à l’origine des éléments bipolaires dont le corps cellulaires s’est écarte latéralement de ses deux prolongements, puis rétréci (ganglions spinaux des Vertébrés supérieurs).

- 4. Multipolaires : c’est le type le plus hautement évolué, il est pourvu de plusieurs prolongements (presque tous les embranchements du règne animal, en particulier, les Vertébrés supérieurs).

Voilà une classification par l’unique, le duel, le multiple propre aux fonctions planétaires et qui dépasse l’analogisme poétique.

Le cerveau vivant est en état permanent d’oscillations pour le moins électriques. La mort est une irrémédiable coupure de courants oscillants. Ce n’est pas de l’analogisme, le cerveau électrique est une réalité mesurable quantitativement mais, comme l’écrit Allan Hobson, "de même que les neurones ont une taille microscopique, de même leurs signaux ont une énergie infinitésimale. Les axones ont un diamètre de l’ordre du millième de millimètre (ou micron) - aussi petit qu’un cheveu coupé en cent. Les potentiels d’action sont de l’ordre de quelques millièmes de volts (ou millivolts) - voire de quelques millionièmes de volts (ou microvolts) -, si faibles qu’une pile de lampe de poche pourrait stimuler cinq mille de ces sources de puissance". Pour ce qui conerne la source de cette activité électrique, je vous renvoie aux ouvrages de vulgarisation dont celui, très lisible et de haut niveau, de Jean-Pierre Changeux, L’homme neuronal. Lorsqu’on se pique d’imaginer les chemins possibles du signal astrologique, il est quand même bon de savoir, qu’une "pile électrique", de 50 à 90 millivolts, se développe au niveau de la membrane du neurone. Comment ? J.-P. Changeux nous l’explique (20) : "L’intérieur du neurone contient, par unité de volume, au moins dix fois moins de sodium que le niveau extérieur, mais dix fois plus de potassium que celui-ci. De l’énergie se trouve donc accumulée départ et d’autre du "barrage" membranaire, sous forme de concentrations chimiques. C’est cette énergie chimique qui va être convertie en énergie électrique. Le passage du chimique à l’électrique fait d’abord intervenir une propriété simple des atomes de sodium ou de potassium : celle de perdre une charge électrique négative - un électron - lorsque ceux-ci sont mis en solution aqueuse. De ce fait, les atomes de sodium et de potassium acquièrent une charge positive : ils deviennent ions positifs et leur déplacement peut désormais créer un courant électrique".

Toute recherche expérimentale indirecte (en laboratoire) peut avoir à considérer ces données biochimiques et électriques, notamment le fait que de l’extérieur de l’axone vers l’intérieur, la différence de potentiel à une valeur négative d’environ 70 mV. Le petit ouvrage sur L’essentiel du cerveau d’Emile Godaux vous en dira plus et mieux que moi sur les aspects électriques de l’excitation et l’inhibition des neurones. Cette différenciation fondamentale valide neurobiologiquement le zodiaque réflexologique et surtout noologique lorsqu’on sait que les signaux électriques des potentiels synaptiques (excitateurs et inhibiteurs) observés dans les neurones sont à la base du fonctionnement du cerveau. Nous verrons plus loin que l’ordre de grandeur de ces signaux, le millivolt est comparable aux niveaux d’énergie des longueurs d’onde maximales de la température des planetes à leur distance au Soleil... ces longueurs d’onde étant présentes dans le spectre d’énergie de la température effective de la Terre (288°) proche de celle du corps humain. En somme, on restitue le schéma fondamental du R.E.T. en élevant, en abaissant ou en maintenant les niveaux de température du corps ou du cerveau.

Le seui du potentiel d’action : Le potentiel d’action, l’impulsion de 100 mV, ne se déclenchera au sein d’un neurone que si le potentiel de membrane atteint un niveau de -30mV. Aussi longtemps que ce niveau n’est pas atteint, aucun potentiel d’action ne se propage le long de l’axone. L’action d’une synapse modifie le potentiel de membrane du neurone. Une synapse modifie le potentiel du neurone. Une synapse excitatrice rend le potentiel de membrane moins négatif, elle le rapproche donc du seuil de déclenchement du potentiel d’action. Une synapse inhibitrice a l’effet inverse, elle rend le potentiel de membrane plus négatif (elle le fait passer à -75, -76 mV...) et l’éloigne du seuil de déclenchement. C’est ce qui justifie que l’une est dite excitatrice, l’autre inhibitrice.

Les potentiels synaptiques : Lorsqu’une synapse excitatrice est active, elle déclenche une petite modification du potentiel de membrane de 1 mV d’amplitude et de 15 millisecondes de durée. Pour atteindre le seuil de déclenchement du potentiel d’action d’un neurone, seuil qui est de -30 mV, il faut donc qu’au moins 40 synapses excitatrices soient actives en même temps. En effet, agissant ainsi ensemble, elles engendrent un potentiel de membrane passe de -70 mV à (-70 mV + 40 mV), c’est-à-dire à 30 mV. Le seuil est atteint et un potentiel d’action peut se déclencher.

Pour calculer le potentiel d’action synaptique le cerveau ne se casse pas la tête. Le neurone additionne et soustrait comme le ferait un astrologue avec les planètes en Signes d’inhibition et d’excitation.

Rôle des différentes parties du neurone : Les actions synaptiques sont collectées au niveau de l’arbre dentritique. A chaque instant, le corps cellulaire fait leur somme : il additionne les potentiels synaptiques excitateurs (de 1 mV chacun) et soustrait les potentiels synaptiques inhibiteurs. Lorsque cette somme dépasse 40 mV, le seuil de potentiel d’action est atteint. Un potentiel d’action naît au niveau du corps cellulaire du neurone et se propage ensuite de proche en proche le long de l’axone.

Si les modèles astrologiques confirment ceux du fonctionnement du cerveau, par réciprocité et échange de bons procédés, pour le calcul des hiérarchisations, dominantes zodiacales et planétaires, nous gagnerons à nous inspirer de la mathématique simple et ordinale, du cerveau.

Un exemple de ce travail sur les données quantitatives, demande, pour se situer dans le même ordre de grandeur des potentiels d’action des neurones, de prendre la longueur d’onde dominante de la courbe de la répartition spectrale à la température de surface de chaque planète, et traiter cette longueur d’onde par les formules qui donnent sa correspondance énergétique en atomistique.

Le Soleil se comporte approximativement comme un corps noir sphérique à la température (T) de 5777° (degrés Kelvin) et de rayon R = 696000 km. Pour calculer, après démonstration, la température (Tp) d’une planète sans atmosphère qui, face au Soleil à son zénith en absorberait tout le rayonnement on pose Tp = 394° racine carrée de d, en exprimant d en unités astronomiques. Ce qui donne, en le considérant que la distance d = demi-grand axe de l’orbite, les températures Td de la première colonne du Tableau 1. En réalité, les planètes ne sont pas des corps noirs. Les formules de calcul doivent tenir compte de la vitesse de rotation de la planète, et de sa capacité à réfléchir vers l’extérieur un rayonnement incident, techniquement son albédo. Les températures Tp (1e col 2e ligne pour chaque planète) concernent la température superficielle moyenne selon le Bureau des Longitudes.

Pour une température T, bien qu’un corps noir rayonne dans toutes les longueurs d’ondes, il émet préférentiellement dans un domaine particulier. La longueur d’onde qui correspond au maximum de rayonnement est inversement proportionnelle à la température Kelvin. Les résultats, en microns, sont indiqués dans la 2e colonne du tableau 1.

En atomistique, les niveaux d’énergie et les transitions (en relation avec les nombres entiers) entre ces niveaux s’observent et se mesurent par des fréquences, donc des longueurs d’onde. La 3e colonne du tableau 1 indique à quelles énergies, exprimées en électron-volt (eV) correspondent les longueurs d’onde obtenues par les températures Td et Tp de la première colonne du tableau. Ce n’est pas une équivalence, mais l’audace de la comparaison fera bondir plus d’un scientifique orthodoxe. L’astrologie ne peut certes pas se démontrer par les voies qui la rejettent. La correspondance pour les températures Td et la constante de 0,074 mV qui en ressort, rejoint la constante de 166 km/s signalée dans de précédentes publications. Les équations impliquées dans cette relation diront qu’il s’agit ou non d’une coïncidence.

Les demi-grands axes des orbites principales, à l’exclusion de Mercure et avec 2,77 UA pour les astéroïdes, ont pour moyenne géométrique 5,32 UA.., à cette distance, proche de la valeur du demi-grand axe de Jupiter, la Am correspond à 73 millivolt (mV), la valeur absolue du "potentiel de membrane" du neurone au repos étant de 70 mV. L’amplitude du potentiel d’action d’un neurone est toujours de 100 millivolts. C’est une valeur absolue, très proche de celle de Mars en température réelle, à sa distance moyenne au Soleil. Le potentiel d’action, d’impulsion de 100 mV ne se déclenchera au sein d’un neurone qui si le potentiel de membrane atteint un niveau seuil de -30 mV. 30 mV, c’est la valeur proche qui apparaît pour Pluton et Neptune, la valeur d’Uranus étant de 40 mV, valeur significative pour déclencher un potentiel d’action.

J’ai démontré dans les Éléments de cosmogonie astrologique (Ed. COMAC) que les planètes lentes, de Pluton à Jupiter sont correliées à une polarité géométrique opposée aux planetes rapides, de Mercure aux astéroïdes. A l’heure actuelle, on peut donc raisonner avec les distances planétaires, les températures, les Am correspondantes comme un neurobiologiste pourrait le faire avec une configuration de potentiels synaptiques.

S’il se confirme que les interférences température/gravite/électromagnétisme, pour un récepteur biologique évolué, sont une bonne voie d’explicative, l’astrologie "science en marche" doit s’attendre à une longue route. Les températures planétaires varient avec l’activité solaire, la distance au Soleil, la vitesse de rotation et de translation, l’albédo, l’angle de phase géocentrique (aspect Soleil-planète) et, en topocentrique (domification), avec l’angle d’incidence de l’astre (coordonnées horizontales des hauteurs/azimuts). Ces paramètres négligés élucident les échecs et les imprécisions de l’astrologie. Ils invitent à penser que l’astrologie contemporaine, très en deçà de ses possibilités, est à l’âge de pierre de son devenir. Mais on ne s’engage pas dans la jungle d’une recherche complexe par un parachutage aventureux. Il faut préalablement étudier le terrain et les voies de communication praticables. Les théories et les hypothèses remplissent un rôle "d’éclaireurs" impropre aux statistiques et à l’empirisme. Lorsque le hasard montre une direction inattendue, seul un théoricien est capable de la percevoir et de la suivre... avec succès si le hasard ne s’est pas moqué de lui.

Les concepts dégagés de l’astrologie nous aident à comprendre le cerveau. Le cerveau renvoie l’ascenseur et nous suggère d’appliquer ses méthodes de calculs à l’astrologie... à condition qu’elle soit conditionaliste. Par exemple, l’énergie correspondant à la distance de Jupiter étant supposée positive de +74 mV (dans le modèle absolu ) et celle de Mars, -107 mV, la différence algébrique de -37 mV est dans l’ordre de grandeur du déclenchement du potentiel d’action... c’est-à-dire d’une propagation d’influx. Nous accordons ici, le signe "-" aux lentes, le signe "+" aux rapides. Ces polaires s’inversent selon que I’on parle d’émission ou d’absorption d’énergie.

Nous savons, par empirisme, que les aspects les plus forts de Mars-Jupiter (conjonction et opposition) sont précisément ceux des hyper-actifs, comparés à des locomotives. Vous vous doutez bien que pour confirmer neurologiquement cette observation, je ne pouvais pas, à priori, supposer que les températures planétaires transposées en mV par le biais des Am conduiraient à un potentiel d’action d’un neurone.

Je vous ai annoncé : "Peut-on contrôler en laboratoire les fondements de l’astrologie ?". Notre laboratoire est dans l’unité élémentaire du cerveau, le neurone. C’est probablement lui qu’il faudra continuer de tester et interroger. D’aucuns trouveront que je ne manque pas d’imagination et d’aplomb. Il en faut davantage pour sortir de l’impasse anti-signal, et les poncifs anti-astrologiques ne nous aideront pas à cette tâche. SUITE

Voir aussi :

- Qu’est-ce que la science ? Un golem ou un robot ?
- L’anti-astrologisme chrétien
- Pour en finir avec l’anti-astrologie
- Quelques recherches sur l’influence astrologique
- Quelques réponses à un astronome anti-astrologue...
- Yves Ouatou et les Zantis
- Yves Ouatou et l’anti-astrologisme médiatique
- Yves Ouatou et les tours de la Défense

Cet article vous a été proposé par : Jean-Pierre Nicola



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